-
CAN: après les incidents de la finale, le Sénégal déchu de son titre qui échoit au Maroc
-
Au moins six morts dans des frappes israéliennes dans le centre de Beyrouth
-
Irak: attaques contre l'ambassade américaine à Bagdad
-
Cuba rétablit son réseau électrique, Washington accentue la pression
-
C1: le bijou d'Eze envoie Arsenal en quarts contre le Sporting
-
Ligue des champions: le Real Madrid éclipse Manchester City, encore
-
Ligue des champions: le PSG tout en talent et en maîtrise pour confirmer contre Chelsea
-
Washington accentue la pression sur Cuba qui rétablit l'électricité
-
L'Iran confirme la mort d'Ali Larijani, Israël promet le même sort à Mojtaba Khamenei
-
Le système ne "fera jamais partie" des discussions, dit une diplomate cubaine
-
Le Premier ministre irlandais tient courtoisement tête à Trump
-
Les marchés boursiers reprennent leur souffle, malgré la hausse du pétrole
-
Ligue des champions: le Sporting brise le rêve de Bodo Glimt
-
Poursuivi par sa soeur pour atteinte à la vie privée, Alain-Fabien Delon affirme avoir voulu "protéger son père"
-
"Pas de trêve contre le terrorisme", exhorte Milei en commémorant un attentat anti-israélien en Argentine
-
Sassou Nguesso, "l'Empereur" du Congo qui refuse de passer la main
-
Congo-Brazzaville: Denis Sassou Nguesso réélu pour un 5e mandat
-
Inquiétudes autour d'un vide juridique sur la pédocriminalité en Europe
-
L'Equateur nie avoir bombardé le territoire colombien
-
Washington accentue la pression sur Cuba qui rétablit peu à peu le courant
-
Gaza fête son premier Aïd en période de trêve, mais craint l'oubli face à la guerre en Iran
-
Liban: trois soldats tués par des frappes israéliennes dans le sud, centres d'accueil saturés
-
Les Bourses européennes clôturent en hausse, les yeux tournés vers les banques centrales
-
Protéger les pétroliers de l'Iran rime avec déploiement militaire massif, à Ormuz et au-delà
-
Opposé à la guerre en Iran, un haut responsable de l'antiterrorisme américain annonce sa démission
-
Visage des opérations anti-immigration de Trump, le policier Greg Bovino part à la retraite
-
Starmer appelle à "ne pas perdre de vue" l'Ukraine, en recevant Zelensky à Londres
-
Aux assises de Paris, le supplice des femmes yazidies traitées comme des "objets sexuels"
-
Etienne Davignon ou les tourments de l'histoire belge
-
Procès pour corruption en Argentine : "Je risque de mourir en prison" lance Mme Kirchner
-
La protection des sources des journalistes ne s'arrête pas aux portes du restaurant
-
Avec la guerre au Moyen-Orient, la crainte d'un choc pétrolier ressurgit
-
Logement: les expulsions ont atteint un niveau record en 2025
-
Assassinat de Lumumba : la justice ordonne le renvoi en procès d'un ex-diplomate belge
-
Financement libyen: Guéant "pas en capacité de comparaître" au procès en appel
-
Au tribunal, l'ex-leader du Sinn Fein Gerry Adams dément toute appartenance à l'IRA
-
Allemagne: des Ukrainiens suspectés de préparer des sabotages pour Moscou devant la justice
-
Municipales: Delogu se retire à Marseille, Knafo pourrait l'imiter à Paris
-
Israël annonce avoir tué le chef de la sécurité en Iran
-
Hôpitaux publics: l'activité est restée "très dynamique" en 2025
-
En Suède, une prison se prépare à accueillir des enfants de 13 ans, malgré les critiques
-
À Sao Paulo, un "Big Brother" boosté à l'IA cible les délinquants, et des innocents
-
Un survivant de la bombe atomique d’Hiroshima, enlacé par Obama en 2016, meurt à 88 an
-
Ali Larijani, le chef de la sécurité iranienne parvenu au sommet du pouvoir iranien avec la guerre
-
Policier condamné à planter des arbres: la Turquie épinglée à la CEDH
-
Près des trois quarts des Français disent avoir renoncé à un soin ces 5 dernières années
-
Procès Zepeda: le Chilien maintient qu'il n'a pas tué son ex-petite amie japonaise
-
Municipales: le PS critiqué pour ses alliances avec LFI, les dés bientôt jetés en vue du second tour
-
L'exode de dizaines de millions d'Indonésiens pour la fin du ramadan
-
Israël affirme avoir éliminé le chef de la sécurité en Iran
En Syrie, la facture d'électricité plus élevée que les salaires
Quand Hani Massalkhi est allé payer sa facture d'électricité jeudi à Damas, il a réalisé qu'avec les nouveaux tarifs en vigueur, la somme qu'on lui réclamait dépassait son salaire mensuel.
L'ancien ingénieur agricole, qui vit avec une retraite d'environ 58 euros par mois, est reparti du centre de recouvrement sans payer.
"D'habitude, ma facture varie entre 15.000 et 20.000 livres syriennes (moins de deux euros). Aujourd'hui, elle dépasse les 800.000!" (un peu plus de 60 euros), s'exclame-t-il.
En octobre, le ministère syrien de l'Énergie a augmenté les prix jusqu'à 6 .000 %, provoquant une onde de choc au sein d'une population déjà éprouvée par plus de treize ans de guerre.
"Où est-ce qu'on est censé trouver cet argent ?", soupire M. Massalkhi.
"Les gens sortent d'une crise, épuisés... Ils n'ont même pas les moyens de mettre de la nourriture sur la table", s'indigne-t-il.
Les autorités ont expliqué que l'augmentation vertigineuse des prix s'est faite "dans le cadre d'un projet de réforme du secteur de l'électricité et d'amélioration du service".
Des arguments inaudibles dans un pays dont l'économie a été ravagée par la guerre, où une vaste part de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et où le salaire minimum mensuel s'établit à 750.000 livres (63 euros).
Contacté par l'AFP, le ministère de l'Energie n'a pas donné suite.
- "Nous ne paierons pas!" -
Depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024, le nouveau pouvoir islamiste dirigé par le président Ahmad al-Chareh promet régulièrement d'augmenter la production d'électricité dans le pays, où les coupures de courant peuvent durer jusqu'à 20 heures par jour.
Au cours de l'année 2025, les autorités de Damas ont signé des contrats et des accords pour importer du gaz depuis la Turquie et le Qatar. Elles espèrent également attirer les fonds et les investisseurs étrangers pour réhabiliter les infrastructures dévastées par la guerre.
La Banque Mondiale a chiffré à plus de 216 milliards de dollars le coût de la reconstruction en Syrie.
Les changements promis dans la vie de tous les jours se font attendre pour les Syriens.
Si les habitants de Damas reçoivent désormais en moyenne six heures d'électricité par jour, ceux qui vivent hors de la capitale restent majoritairement sans courant.
La hausse des prix "vise avant tout à empêcher l'effondrement financier du secteur de l'électricité", explique à l'AFP Mohamad Ahmad, économiste au centre de consultants Karam Shaar.
"Le coeur du problème n'est pas le prix en lui-même, mais plutôt l'érosion du pouvoir d'achat", ajoute-t-il, rappelant que nombre d'employés gagnent moins de 85 euros par mois.
Jeudi, quelques personnes se sont rassemblées devant le ministère de l'Energie pour protester contre la hausse des prix, scène inédite dans un pays où toute manifestation était proscrite sous Bachar al-Assad.
"Nous ne paierons pas", pouvait-on lire sur les pancartes brandies par les protestataires.
L'un d'eux, Mohammed Daher, fonctionnaire à la retraite touchant une pension mensuelle de 52 euros, a expliqué à l'AFP qu'il y avait seulement deux heures d'électricité par jour à Tadamon, dans la banlieue de Damas.
Habitué à scrupuleusement se rationner à domicile, il s'est dit "choqué de découvrir une facture qui dépasse les 350.000 livres (26 euros)", quand elle était auparavant de moins de 2 dollars.
"Nous n'utilisons pas l'air conditionné, et cette année nous n'avons même pas utilisé la chaudière", raconte Sawsan Zakzak, une militante féministe de 65 ans brandissant une pancarte sur laquelle on peut lire: "l'électricité est un droit".
"Nous ne faisons plus que de regarder un tout petit peu la télévision", dit-elle.
F.Fehr--VB