-
L'émissaire de Trump promet de poursuivre les opérations à Minneapolis mais admet des problèmes
-
Face aux pressions internationales, l'Iran promet une "riposte écrasante"
-
Côte d'Ivoire: l'Etat a commencé l'achat des stocks de cacao pour résoudre la crise
-
Iran: l'UE prête à accentuer la pression sur les Gardiens de la Révolution, sanctionne un ministre
-
Mozambique: d'énormes réserves de gaz dans le Nord, théâtre d'une insurrection
-
Le nombre de chômeurs inscrits à France Travail en hausse en 2025
-
Coup d'envoi à Toulouse d'une journée de mobilisation pour le journaliste Christophe Gleizes
-
Bretagne: des oiseaux souillés par un pétrole similaire à celui de l'Erika
-
Violences à l'école: près d'un tiers des collégiennes victimes de cyberviolences
-
USA: en difficulté, le groupe pétrochimique Dow annonce la suppression de 4.500 postes
-
Ligue des champions: OM, la grande désillusion
-
L'émissaire de Trump à Minneapolis présente son plan anti-immigration
-
Rugby: avec la fin de carrière d'Atonio, le pack du XV de France sans clef de voûte
-
JO-2026: l'Académie de glace de Montréal, berceau des plus grands patineurs mondiaux
-
JO-2026: les noms des porte-drapeaux français dévoilés vendredi
-
La nouvelle politique migratoire de l'UE? Serrer encore un peu la vis
-
Les polluants éternels vont coûter très cher à l'Europe
-
Face aux pressions internationales, l'Iran prêt à une "riposte écrasante"
-
L'émissaire de Trump à Minneapolis présente son plan antimigration
-
Paralysé, un Chinois dirige sa ferme d'un simple doigt
-
Le Britannique Starmer juge "vital" d'améliorer les relations avec la Chine
-
Ethiopie: combats entre armée fédérale et forces tigréennes, vols supendus vers le Tigré
-
Les polluants éternels pourraient coûter à l'UE jusqu'à 1.700 milliards d'euros d'ici à 2050
-
Niger: déploiement sécuritaire autour de l'aéroport de Niamey, après des tirs dans la nuit
-
Pharmacie: investissement massif du britannique AstraZeneca en Chine en marge de la visite de Starmer
-
Iran: le baril de pétrole Brent au-dessus de 70 dollars, une première depuis septembre
-
Des ONG alertent sur les cocktails de pesticides dans les pommes en Europe
-
L'affaire des laits infantiles prend un tour judiciaire avec une plainte de Foodwatch
-
NBA: LeBron James en larmes pour un possible adieu à Cleveland, Wembanyama en furie chez les Rockets
-
PFAS: le délicat chantier de la protection des travailleurs
-
Iran: l'UE prête à accentuer la pression sur les Gardiens de la Révolution
-
Afrique australe: le changement climatique amplifie les inondations de façon "significative", selon une étude
-
Réforme infirmière: Rist publiera les décrets manquants "au premier semestre"
-
Meta: 4e trimestre meilleur qu'attendu et prévisions musclées pour 2026, le titre s'envole
-
Les Bourses européennes ouvrent majoritairement en hausse
-
Le Ghana révise son code minier pour augmenter sa part des revenus de l'or
-
Etats-Unis: une manifestation pacifique contre l'expulsion d'un enfant dispersée au gaz lacrymogène
-
Dans l'Ouest canadien, des Albertains rêvent d'indépendance sous l'oeil attentif des MAGA américains
-
Commerce international: face à l'imprévisible Trump, la tentation de l'Asie
-
Au Mali, un secteur touristique plombé qui tente de renaître
-
Au Costa Rica, les quartiers pauvres endeuillés par l'essor du narcotrafic
-
A Hong Kong, l'argent séduit les épargnants face à l'or jugé "trop cher"
-
Niger: retour au calme après des tirs nourris autour de l'aéroport de Niamey
-
Manipulation de cours et corruption: décision jeudi pour l'ex-PDG de Casino Jean-Charles Naouri
-
Boualem Sansal aux portes de l'Académie française
-
L'Allemagne veut mieux protéger ses infrastructures face à la menace russe
-
Minneapolis: Trump maintient la pression, deux policiers suspendus
-
Minneapolis: Trump durcit le ton, deux policiers suspendus
-
Le bénéfice net de Samsung bondit d'un tiers en 2025, tiré par l'IA
-
Venezuela: la présidente par intérim invite Machado, sans la nommer, à "rester à Washington"
Paralysé, un Chinois dirige sa ferme d'un simple doigt
Tétraplégique, alité dans un préfabriqué médicalisé dans la campagne chinoise, Li Xia, 36 ans, ne peut bouger qu'un doigt et un orteil, avec lesquels il dirige pourtant une ferme high-tech via capteurs, caméras et ordinateur.
La trachée reliée 24 heures sur 24 à un respirateur artificiel indispensable à sa survie, atteint d'une maladie génétique incurable, il cultive en hors-sol des céleris avec l'aide de sa mère de 62 ans.
Depuis son lit, à 10 mètres de ses quatre serres, il fixe l'écran d'ordinateur accroché au-dessus de lui à un bras articulé.
"Grâce à un programme que j'ai codé et via une appli mobile, je surveille plusieurs données: la température, l'humidité, la concentration de la solution nutritive et son pH", détaille Li Xia.
"Et avec les caméras, j'observe si la pompe à eau fonctionne ou si les ventilateurs sont en marche."
Pour déplacer le curseur sur l'écran, il manie une souris à boule (un "trackball") avec son unique doigt valide.
"Pour cliquer, j'utilise un capteur de flexion fixé sur mon orteil", explique à l'AFP Li Xia, installé dans le village de Shiping, près de la métropole de Chongqing (sud-ouest).
La dystrophie musculaire (ou myopathie) de Duchenne (DMD) dont il est atteint est une maladie génétique qui touche presque exclusivement les hommes, à raison d'une naissance de garçon sur 5.000.
Au fil des ans, les muscles s'affaiblissent, les chutes deviennent fréquentes, puis la paralysie augmente, touchant l'activité cardiaque et la respiration.
L'état de Li Xia, qui pouvait autrefois se déplacer en fauteuil, a subitement empiré en 2020 quand il avait 30 ans. Il est tombé dans le coma, est devenu incontinent et tétraplégique.
"J'étais abattu", se rappelle-t-il.
"Mais après quelques mois, je me suis ressaisi et j'ai cherché des choses qui avaient du sens."
- "Tête pensante" -
Il découvre l'hydroponie, méthode de culture novatrice où les légumes se développent non pas en terre, mais dans une solution d'eau enrichie en nutriments essentiels.
Partiellement automatisée, elle demande peu de main d'oeuvre, permet de contrôler finement les cultures et assure de bons rendements.
"J'ai grandi à la campagne, donc j'ai toujours été en contact avec les semences, la terre, les légumes. J'adore aussi les technologies numériques et la programmation. J'ai réalisé que je pouvais combiner les deux", raconte-t-il.
"Je me disais aussi que c'était un créneau d'avenir. Et que si je réussissais, ça me permettrait de réaliser un rêve, mais aussi de gagner de l'argent et d'améliorer nos conditions de vie."
Li Xia apprend en autodidacte la programmation informatique et la conception de circuits imprimés. Sa mère et sa soeur le soutiennent. En 2022, ils emménagent dans cette habitation modulaire.
C'est sa mère qui effectue toutes les tâches manuelles. Il lui explique ce qu'il faut faire et supervise ses gestes dans les serres par liaison vidéo via un smartphone.
"Elle est mes bras et mes jambes, et je suis sa tête pensante", résume-t-il.
Elle cuisine, manie perceuses et disqueuses, dose les engrais, installe des équipements, raccorde des câbles.
- Stephen Hawking -
Sans compter les soins prodigués à son fils jour et nuit, comme nettoyer la canule installée dans sa trachée pour en retirer le mucus.
"Je n'ai pas le temps de souffler", explique sa mère Wu Dimei. Même aidée par sa fille qui vient régulièrement faire la toilette de son frère, elle ne dort qu'entre trois et cinq heures par nuit.
"Mais ça en vaut la peine", souligne Mme Wu, divorcée. "On n'en a pas l'air, mais notre famille est plutôt heureuse."
Le cas de Li Xia rappelle celui d'autres patients atteints de troubles neuromoteurs graves, comme le physicien et cosmologiste britannique Stephen Hawking, touché par la maladie de Charcot, en fauteuil roulant et qui ne pouvait s'exprimer qu'à travers un synthétiseur vocal.
Ou Jean-Dominique Bauby, ex-rédacteur en chef du magazine français Elle, paralysé après un AVC et auteur en 1997 du livre "Le Scaphandre et le Papillon" dicté en clignant de l'oeil gauche - seul mouvement qu'il contrôlait encore.
Les céleris de Li Xia sont vendus à une chaîne locale de supermarchés.
"On ne dégage pas encore de bénéfices" et "mon rêve, c'est d'agrandir cette ferme, d'en faire une entreprise prospère, de produire davantage et de gagner plus", proclame Li Xia.
"Ma motivation, c'est de voir nos légumes grandir, être récoltés, vendus et les voir arriver dans l'assiette des gens."
A.Zbinden--VB