-
Afrique australe: le changement climatique amplifie les inondations de façon "significative", selon une étude
-
Réforme infirmière: Rist publiera les décrets manquants "au premier semestre"
-
Meta: 4e trimestre meilleur qu'attendu et prévisions musclées pour 2026, le titre s'envole
-
Les Bourses européennes ouvrent majoritairement en hausse
-
Le Ghana révise son code minier pour augmenter sa part des revenus de l'or
-
Etats-Unis: une manifestation pacifique contre l'expulsion d'un enfant dispersée au gaz lacrymogène
-
Dans l'Ouest canadien, des Albertains rêvent d'indépendance sous l'oeil attentif des MAGA américains
-
Commerce international: face à l'imprévisible Trump, la tentation de l'Asie
-
Au Mali, un secteur touristique plombé qui tente de renaître
-
Au Costa Rica, les quartiers pauvres endeuillés par l'essor du narcotrafic
-
A Hong Kong, l'argent séduit les épargnants face à l'or jugé "trop cher"
-
Niger: retour au calme après des tirs nourris autour de l'aéroport de Niamey
-
Manipulation de cours et corruption: décision jeudi pour l'ex-PDG de Casino Jean-Charles Naouri
-
Boualem Sansal aux portes de l'Académie française
-
L'Allemagne veut mieux protéger ses infrastructures face à la menace russe
-
Minneapolis: Trump maintient la pression, deux policiers suspendus
-
Minneapolis: Trump durcit le ton, deux policiers suspendus
-
Le bénéfice net de Samsung bondit d'un tiers en 2025, tiré par l'IA
-
Venezuela: la présidente par intérim invite Machado, sans la nommer, à "rester à Washington"
-
Ligue des champions: "Il y a de la honte", reconnaît De Zerbi
-
Ligue des champions: le PSG rate le Top 8, Monaco en barrages, énorme désillusion pour l'OM
-
Ligue des champions: battu par Benfica, le Real contraint aux barrages
-
La plainte des journalistes Legrand et Cohen contre L'Incorrect classée sans suite
-
Ligue des champions: L'OM, inqualifiable
-
Ligue des champions: Manchester City dans le Top 8 après quelques frissons
-
Ligue des champions: Monaco tient tête à la Juve et se qualifie pour les barrages
-
Ligue des champions: le PSG accroché par Newcastle et sorti du top-8
-
Irak: Maliki, candidat au poste de Premier ministre, dénonce l'ingérence de Trump
-
Ski: Kristoffersen puissance 5 à Schladming, Noël sur le podium avant les Jeux
-
Le vol pour l'ISS avec l'astronaute française Sophie Adenot aura lieu au plus tôt le 11 février, annonce la Nasa
-
Wall Street pas surprise par la Fed, en attendant les résultats des géants de la tech
-
"Comic strip", cheval et vichy rose: une messe à Paris en hommage à Brigitte Bardot
-
RATP: le nouveau PDG axe sa feuille de route sur la lutte contre la violence dans les transports
-
Mélenchon veut que les gazoducs Nord Stream soient "remis en route"
-
Climat : jugement "historique" aux Pays-Bas, sommés de mieux protéger l'île antillaise de Bonaire
-
L’Allemagne moins optimiste sur la croissance en 2026
-
"Ça y est je suis chevalier!": Macron décore le dernier vendeur de journaux à la criée de Paris
-
Venezuela: Rubio défend la coopération avec les autorités par intérim
-
L'Iran "prêt" à répondre aux menaces de Trump tout en se redisant ouvert à un accord sur le nucléaire
-
Euro de hand: La claque et la porte pour les Bleus
-
Inondations au Mozambique: "J'en suis venue à souhaiter la mort"
-
Amazon supprime 16.000 postes de plus dans le monde
-
Peur dans une ville sicilienne balafrée par un glissement de terrain
-
Au procès en appel du RN, les mauvais comptes du trésorier de Saint-Just
-
Aide à mourir, soins palliatifs: que contiennent les textes sur la fin de vie ?
-
La Bourse de Paris termine en nette baisse, plombée par le luxe
-
La BBC, dans la tourmente, nomme un directeur général par intérim
-
Charles III s'inquiète du "recul" du combat contre le changement climatique
-
"La fierté de toute une nation": ultime hommage en Israël au dernier otage de Gaza
-
Nicki Minaj se décrit comme la "première fan" de Trump
Au Costa Rica, les quartiers pauvres endeuillés par l'essor du narcotrafic
Dans les rues escarpées d'un quartier populaire de la capitale costaricienne, les fusillades entre trafiquants sont quotidiennes. Mauren Jiménez s'est donné une mission: aider à enterrer dignement ces jeunes victimes, dans un pays endeuillé par le narcotrafic.
La violence croissante est au cœur de l'élection présidentielle de dimanche au Costa Rica, pays pourtant considéré pendant des décennies comme l'un des plus sûrs d'Amérique latine.
La candidate du pouvoir et favorite du scrutin, Laura Fernandez, rend les autorités judiciaires responsables du fait que les délinquants ne sont pas en prison et propose des mesures de fermeté similaires à celles adoptées par le Salvador de Nayib Bukele.
Ses rivaux y voient une menace pour les droits humains et l'accusent de vouloir mettre le pays sur la voie de l'autoritarisme.
Mauren Jiménez, dirigeante communautaire de 54 ans, mère de trois enfants, veut seulement que cessent les assassinats. "Enterrer un proche tué à 14, 15 ans, c'est très difficile", confie-t-elle à l'AFP.
Rien que l'an dernier, cette bénévole qui vit de ménages et de soins aux malades a aidé à mettre en terre une vingtaine de garçons "qui malheureusement s'égarent par manque d'opportunités", ainsi que des victimes collatérales. Des jeunes dont les familles manquent souvent de moyens pour la sépulture.
Son accompagnement commence à la morgue, où parfois les parents ne savent "ni lire ni écrire". Elle négocie les prix avec les pompes funèbres et organise des collectes sur les réseaux sociaux.
- "Pain quotidien" -
Sept homicides sur dix sont liés au trafic de drogue au Costa Rica, où le taux d'homicides est passé de 11,2 pour 100.000 habitants en 2019 à 17 en 2025.
La violence "est le pain quotidien", observe Mme Jiménez près de la colline où s'élèvent plusieurs quartiers informels à Alajuelita, dans la banlieue de San José, l'un des secteurs les plus violents du pays.
Ces morts sont la conséquence des différends entre bandes rivales, dans un Costa Rica passé du rôle de simple corridor à celui de centre logistique du narcotrafic sous l'influence des cartels colombiens et mexicains, souligne le directeur de l'Organisme d'enquête judiciaire (OIJ), Michael Soto, interrogé par l'AFP.
Des groupes criminels locaux stockent la cocaïne puis la dissimulent dans des conteneurs pour la faire sortir du pays, bordé par le Pacifique et les Caraïbes.
L'effusion de sang touche les plus modestes dans ce pays de 5,2 millions d'habitants, l'un des plus inégalitaires d'Amérique latine.
Les "cercles de pauvreté" dans les villes du Costa Rica ont "favorisé l'enracinement du crime organisé", affirme M. Soto.
Le chef de l'OIJ se souvient avoir été "frappé" par un enfant de 13 ans, qui après une opération dans la province de Limon, lui avait dit vouloir devenir "narcotrafiquant" parce que les vendeurs de son quartier s'en sortaient "très bien".
- Peur généralisée -
Pour M. Soto, la solution passe par une amélioration des conditions de vie des populations les plus précaires.
Un thème peu présent dans la campagne électorale.
La candidate conservatrice Laura Fernandez prévoit plutôt une méga-prison inspirée de celle pour membres de gangs de Bukele, ainsi que des états d'exception dans les zones les plus violentes.
Ses adversaires proposent de renforcer la surveillance policière et maritime, et d'enrayer les coupes budgétaires en matière de sécurité opérées par le mentor de Mme Fernandez, le président sortant Rodrigo Chaves.
En attendant, à Alajuelita, les habitants vivent dans l'angoisse de recevoir une balle perdue, comme ce fut le cas pour un enfant tué chez lui en 2024.
"Il m'est arrivé de célébrer des funérailles avec appréhension parce que le garçon (enterré) fréquentait peut-être ces bandes" et qu'une "fusillade" pouvait éclater, confie à l'AFP Gabriel Corrales, un prêtre local.
Habituée à surmonter sa peur, Mauren Jiménez a dû recevoir une aide psychologique après une vague de crimes, dont celui d'un jeune criblé de plusieurs dizaines de balles. "Imaginez l'état de ce corps", glisse-t-elle, encore marquée.
Contre la volonté de sa famille, la quinquagénaire compte poursuivre ce qu'elle considère être une vocation. Sa détermination reste intacte.
Elle "n'arrive pas à concevoir" que le président Chaves ait minimisé la violence en relayant des propos selon lesquels "ce sont eux (les délinquants) qui s'entretuent". "Tout le monde mérite une chance dans la vie", plaide-t-elle.
L.Maurer--VB