-
Le gouvernement annonce des assises et une doctrine sur la sécurité économique
-
Deux semaines après la reprise des hostilités avec les Etats-Unis, l'Iran intensifie ses attaques
-
Les feux à un niveau historiquement bas en 2025 en Amazonie brésilienne
-
Acétamipride et flupyradifurone: comment deux pesticides interdits vont être réintroduits
-
Le Parlement taïwanais ouvre la porte à Starlink
-
Tour de France: nouvelle vague de contrôles antidopage dans plusieurs équipes
-
En Indonésie, dans l'île aux esclaves
-
MotoGP: le Français Fabio Quartararo signe chez Honda pour deux saisons
-
Loi d'urgence agricole: dernière étape au Sénat, l'avenir de la ministre Barbut en suspens
-
Colombie: l'"éléphant blanc" de la lutte anticorruption fait son entrée au Sénat
-
Chili: une violente tempête fait dix morts et laisse 100.000 personnes isolées
-
Inde: le "parti des cafards" poursuit sa mobilisation pour obtenir le renvoi du ministre de l'Education
-
"Un maïs" à 53 millions d'euros : la tour du ministère de la Défense scandalise les Slovaques
-
Crues meurtrières en Afghanistan: les secours à la recherche d'une centaine de disparus
-
La Bourse de Paris à plat, entre tensions géopolitiques et rebond de la tech
-
A Gaza, la varicelle de Rouba raconte la vie dans les camps de déplacés
-
Arrogance, ou fierté ? Les Argentins défiants face aux contempteurs de leur Seleccion
-
GB: le nouveau Premier ministre Burnham annonce une mesure de pouvoir d'achat avant de réunir son gouvernement
-
Pissioun, Liutyï, Peklo: quand les drones ukrainiens racontent la guerre
-
Au Bangladesh, l'exode ininterrompu des réfugiés rohingyas
-
Les Bourses européennes ouvrent sans grand élan
-
Carburants: Bregeon promet un point sur les aides "d'ici à fin août"
-
La rivalité en mer de Chine méridionale pèse sur l'Asean, la Birmanie au menu
-
L'Iran attaque radars et systèmes de défense américains en riposte à des frappes
-
GB: le nouveau Premier ministre Burnham réunit son gouvernement, sans les proches de Starmer
-
Le Parlement proche d'interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, première en Europe
-
L'adoption définitive de six textes au menu du Parlement, le camp gouvernemental se déchire
-
Washington va imposer 50% de droits de douane sur une série de produits canadiens
-
Protection de l'enfance: un texte recentré sur la pédocriminalité soumis au vote des députés
-
L'Assemblée adopte la loi d'urgence agricole, malgré les tensions entre le gouvernement et ses troupes
-
La crise birmane et la guerre au Moyen-Orient planent sur l'Asean
-
Argentine: des milliers sous la pluie fêtent la "Seleccion", sans Messi, à son retour
-
Trump prévient que l'Iran paiera pour la mort de soldats américains
-
Sous pression pour désarmer le Hezbollah, le président libanais reçu par Trump
-
Mondial-2026: "La douleur est très vive", réagit Messi après la finale perdue
-
Les frères Tate s'opposent à leur extraditon, jugée "motivée politiquement"
-
Wall Street termine dans le rouge, opte pour la prudence
-
Mondial-2026: les Espagnols en liesse communient avec leurs champions du monde
-
Amélioration sur le front des incendies dans le Var et en Corse
-
L'Iran dit faire face à une "guerre totale" avec les Etats-Unis
-
La Bourse de Paris termine à l'équilibre, entre Moyen-Orient, taux et BCE
-
Marchés mondiaux : les Bourses prudentes, la pression redescend
-
Interdiction des réseaux sociaux sous 15 ans: accord au Parlement, ultime vote mardi
-
Le loueur SMBC Aviation Capital commande 100 Boeing et 100 Airbus
-
Grippe: la HAS souhaite une vaccination obligatoire pour les soignants
-
Incendies dans le Var: "maîtrise relative" du feu, inquiétude pour les prochains jours
-
Retour de marques, réouverture du rez-de-chaussée... Le BHV Marais dévoile son plan de relance
-
Mort de Françoise Coquet, productrice historique et jumelle professionnelle de Michel Drucker
-
Foot: Kevin Keegan, double Ballon d'or anglais, est mort
-
"El Mayo", baron de la drogue mexicain, condamné à la prison à vie
Juguler l'inflation sans briser la croissance: le casse-tête des économistes
Surpris par le retour de l'inflation dans les économies occidentales, les économistes sont divisés sur les remèdes pour la faire baisser, entre soutien budgétaire et remontée des taux d'intérêt.
"Il y a le choix entre deux approches: celle du gouvernement français qui pense que cette hausse des prix ne durera pas longtemps et qu'on peut donc remettre une louche d'argent pour soutenir la consommation, et des positions qui sont plus celles des banquiers centraux qui disent qu'il faut casser l'inflation à tout prix", a résumé en ouverture des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence (sud-est de la France) le président de ce forum, Jean-Hervé Lorenzi.
"La vitesse du changement, c'est-à-dire de l'installation d'un nouveau régime macroéconomique, m'a surpris", a reconnu l'économiste Christian de Boissieu. Pour la France, par exemple, l'Insee (Institut national de la statistique) prévoit un indice des prix à la consommation en hausse de 6,5% à 7% à l'automne, du jamais vu depuis près de 40 ans.
En conséquence, "la Réserve fédérale américaine, la Banque d'Angleterre et la BCE (Banque centrale européenne) entrent dans le jeu pour faire remonter les taux d'intérêt, ralentir la croissance et par ce double mécanisme viennent réduire l'espace budgétaire", a expliqué l'économiste en chef du Fonds monétaire international (FMI), Pierre-Olivier Gourinchas.
Dans l'environnement actuel, il y a donc "moins de place pour le budgétaire et plus de place pour le monétaire". En clair, les marges de manœuvre des gouvernements pour lutter contre l'inflation sont réduites parce qu'ils ne peuvent plus financer la dette publique aussi facilement que par le passé, tandis que les Banques centrales doivent remonter les taux pour freiner la hausse des prix.
L'envolée des cours de certaines matières premières ou des composants électroniques avait commencé à se transmettre à l'ensemble de l'économie avant même le début en février de la guerre en Ukraine, sur fond de reprise post-pandémie et d'une offre inférieure à la demande.
- Impôt régressif -
La Banque centrale européenne, qui luttait depuis une décennie contre une hausse des prix trop faible par rapport à sa cible, située autour de 2%, considérait encore l'an dernier que l'inflation reviendrait rapidement à ce niveau. Dans ses dernières projections, publiées en juin, la BCE table sur une décélération à 3,5% l'an prochain et un atterrissage autour de 2% en 2024, après une hausse des prix de 6,8% cette année en zone euro.
La nécessité de mettre en œuvre rapidement la transition énergétique pour réduire notre dépendance aux énergies fossiles, accélérée par la volonté de stopper le plus tôt possible les importations de gaz et de pétrole russes, pourrait toutefois soutenir la hausse des prix plus longtemps.
L'inflation pourrait aussi être alimentée par les relocalisations en Europe de chaînes de valeur indispensables à notre souveraineté, et dans le futur par l'instauration d'une taxe carbone aux frontières de l'UE sur les importations, afin de lutter contre le réchauffement climatique.
"On a perdu depuis quelque temps le moteur désinflationniste de la globalisation", a estimé lors d'un débat le PDG de Capgemini, Paul Hermelin.
L'économiste Patrick Artus a pour sa part prédit fin juin dans une tribune parue dans le quotidien français Le Monde la réapparition des cycles monétaires qui avaient disparu dans la décennie 2010. Durant ces cycles, les Banques centrales n'avaient pas hésité à provoquer des récessions pour briser l'inflation, comme de 1980 à 1982, en 1990, 2000 ou encore 2008.
"Il faut casser l'inflation", car elle est "l'impôt le plus régressif qui soit", qui "rogne les salaires des plus pauvres, empêche l'investissement pour l'avenir. Ca dérègle l'ensemble des mécanismes de croissance et l'ensemble des mécanismes distributifs", a expliqué à Aix Luis Pereira da Silva, directeur général adjoint de la Banque des règlements internationaux, une institution basée à Bâle (Suisse) parfois appelée "la Banque centrale des Banques centrales".
L'économiste Jean-Paul Pollin a de son côté assuré à l'AFP qu'on peut maîtriser l'inflation "si on arrive à avoir plus de croissance, avec une politique des revenus, une Banque centrale qui redevient crédible et parvient à faire croire au bon peuple qu’on va ramener l’inflation autour de 2%".
C'est l'objectif poursuivi par le gouvernement français qui a annoncé cette semaine des mesures de soutien au pouvoir d'achat, tout en lançant un appel aux chefs d'entreprise à augmenter les salaires quand ils le peuvent.
L.Dubois--BTB