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"Immoral mais pratique": au Pakistan, les familles continuent d'employer des enfants domestiques
Depuis ses 10 ans, Amina récure, balaie et cuisine pour une famille de classe moyenne de Karachi. Comme des millions d'enfants pakistanais, elle est aide ménagère, une pratique illégale mais très répandue qui a déjà endeuillé des familles souvent trop pauvres pour obtenir justice.
"Aux côtés de ma mère, je coupe des légumes, je fais la vaisselle, je passe le balai et la serpillère", décrit la fillette de 13 ans à l'AFP. "Mais je déteste travailler pour cette famille."
"On quitte notre bidonville à 07H00 et on rentre à 20H00, parfois, on travaille le dimanche même si c'est censé être notre seul jour de repos, et ça c'est vraiment injuste."
Un foyer pakistanais sur quatre employait un enfant comme domestique en 2022, selon l'Organisation internationale du travail (OIT), généralement des fillettes de 10 à 14 ans.
Sania, 13 ans, gagne par exemple 13 euros par mois pour aider sa mère à entretenir la demeure d'une riche famille pakistanaise qui lui a explicitement interdit de parler aux enfants ou de toucher à leurs jouets.
Leurs deux revenus combinés, 40 euros, sont loin du salaire moyen à 125 euros mais permettent à la famille de survivre.
"Moi, j'aurais rêvé de continuer l'école pour devenir médecin", regrette l'aînée d'une fratrie de cinq, qui devrait légalement être scolarisée jusqu'à ses 16 ans.
- "Je sais bien que c'est immoral" -
"Je sais bien que c'est immoral et illégal d'employer un enfant mais c'est pratique, et au moins, il a un toit et est bien nourri", tente de justifier auprès de l'AFP un professeur d'université qui emploie Humza, 10 ans.
Sous couvert d'anonymat, par peur de représailles, il raconte que le petit garçon a été envoyé par ses parents de son village à 450 kilomètres de Karachi, pour habiter à plein temps chez lui et effectuer ses tâches ménagères.
Il paye l'enfant 30 euros par mois, perçus par sa famille, qu'il ne rentre voir que quelques fois par an.
Une main d'oeuvre "docile et bon marché", estime-t-il, dans le pays de 255 millions d'habitants dont un tiers a moins de 14 ans.
"Au village, ses parents, pauvres, l'auraient sûrement envoyé aux champs sans même pouvoir le nourrir", argue-t-il, confessant toutefois être "mal à l'aise lorsque [s]es propres enfants partent à l'école et que lui reste nettoyer".
Kashif Mirza de l'ONG Sparc, l'une des principales organisations pakistanaise de défense des droits de l'enfant, estime que ces employés mineurs vivent une "forme d'esclavage moderne parfaitement admise dans la société pakistanaise qui les rend vulnérables auprès des mêmes employeurs qui prétendent faussement les protéger".
- Pardonner -
En février, Iqra, 13 ans, est morte sous les coups de ses riches patrons à Rawalpindi, ville jumelle d'Islamabad, parce que du chocolat avait disparu de leur cuisine.
Son père, Sana U., qui avait assuré au moment des faits qu'il réclamerait justice, raconte aujourd'hui à l'AFP avoir abandonné les poursuites "au nom de Dieu", la loi islamique permettant aux proches de gracier, généralement contre un dédommagement, ou de se venger.
"Des femmes de leur famille sont venues chez nous le mois dernier et ont fait pression pour implorer notre pardon, alors j'ai fini par leur accorder sans compensation financière", assure-t-il.
"Je n'avais pas le choix, où aurais-je trouvé l'argent pour payer les frais de justice? J'ai déjà plus de 600.000 roupies [1.800 euros] de dettes", raconte-t-il.
Aujourd'hui, ses deux fils et deux filles, qui travaillaient auparavant comme domestiques, restent à la maison et il assure seul les revenus du foyer.
"Même si on peine à survivre, je ne peux pas supporter l'idée de perdre un autre enfant."
- Brûlée au fer -
Les sanctions visant employeurs ou parents "ne sont pas assez strictes", regrette auprès de l'AFP Mir Tariq Ali Talpur, ministre des Affaires sociales du Sindh.
Dans cette immense province principalement rurale où se trouve Karachi, il assure que les autorités effectuent régulièrement des contrôles et prennent en charge les enfants employés illégalement.
"Nous devons les présenter au tribunal mais les parents viennent les récupérer et paient une amende ne dépassant pas 1.000 roupies [3 euros]. C'est pour ça que ces incidents ne cessent de se reproduire", regrette-t-il.
Pour les riches employeurs, les sommes à payer sont dérisoires et les peines, même pour violences, libérables sous caution, dénonce Sparc de longue date.
En septembre encore, un couple de Karachi, accusé d'avoir brûlé au fer à repasser Zainab, leur aide ménagère de 13 ans, car elle avait accidentellement brûlé le voile de sa patronne en repassant, s'est retrouvé libre en attendant son procès contre 90 euros chacun.
"Je ne comprends pas comment ils ont pu être libérés, est-ce que personne ne voit les blessures de Zainab?", interroge Asia M., en pointant les brûlures sévères de sa fille aux bras, jambes, dos et ventre.
"Je regrette profondément de l'avoir poussée dans les bras de ses tortionnaires. Ils ont ruiné sa vie. Ces marques resteront à jamais gravées sur son corps", se désole-t-elle.
La mère de famille assure vouloir poursuivre les auteurs en justice. Mais, dit-elle, "ils sont riches et se pensent intouchables, les pauvres comme nous n'ont aucun pouvoir et même la loi n'est pas de notre côté".
R.Flueckiger--VB