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Des poissons introduits dans un lac de montagne dès le 7e siècle
Les Wisigoths aimaient déjà taquiner la truite dans les Pyrénées, selon une étude publiée mardi montrant que l'introduction humaine de poissons dans les lacs de haute montagne a débuté dès le 7e siècle.
Ces lacs sont "naturellement dépourvus de poissons" car "ils se sont formés par l'érosion glaciaire, et la plupart étaient isolés des colonisations de poissons par des cascades", rappelle Jordi Catalan, écologue au Centre de recherche écologique et d'applications forestières (CREAF) de l'Université de Barcelone.
Leur présence est donc due à l'homme et "connaître la période et les lieux de ces introductions" présente à la fois un intérêt historique et pour la conservation de la nature, "afin d'évaluer leur influence potentielle sur la répartition d'autres organismes" comme les amphibiens et certains grands insectes, explique à l'AFP le chercheur, co-auteur de l'étude publiée dans Nature Communications.
Lui et ses collègues se sont intéressés au cas du lac Redon, situé dans les Pyrénées centrales espagnoles, à 2.240 mètres d'altitude.
Difficile d'accès, l'étendue d'eau de 24 hectares est isolée du réseau fluvial par une cascade abrupte de 100 mètres de haut. C'est pourtant un paradis pour les pêcheurs, avec une population actuelle de 60.000 truites brunes.
En Europe, les premiers documents historiques témoignant de l'empoissonnement des lacs de montagne datent des 14 et 15e siècles.
La plupart de ces écrits sont liés aux droits d'utiliser certains lacs pour la pêche et le commerce, "montrant une utilisation socio-économique avancée de ces terres de haute montagne", souligne l'étude.
Or, des preuves archéologiques montrent que les alentours du lac Redon étaient utilisés pour l'exploitation minière et l'agriculture depuis la fin de l'époque romaine.
Et les Pyrénées centrales ont connu une période de "splendeur économique et culturelle" aux 12e et 13e siècles, comme en "témoigne le développement de l'art roman dans les villes des vallées", note l'étude. Avec une utilisation des terres dans la région qui a atteint une "intensité exceptionnelle par rapport à toute autre période après le Moyen-Âge".
"Par conséquent, on pourrait s'attendre à ce que l'introduction des poissons dans le lac (Redon) ait eu lieu à tout moment" dans cet intervalle, avance l'étude.
- Parasites -
Mais à l'époque, la culture de l'écriture et de la préservation des documents ne s'était pas répandue en Europe. Et il n'existe pas de vestiges archéologiques permettant de dater l'empoissonnement du lac Redon.
Pour résoudre l'énigme, les chercheurs ont eu recours à la paléolimnologie, une discipline qui étudie les lacs anciens en analysant les sédiments accumulés au fond de ces plans d'eau.
Ils ont analysé une carotte de sédiments de 30 centimètres de long, couvrant une période de 3.200 ans. Mais aucun ADN de poisson n'y avait été préservé.
Les scientifiques sont donc partis en quête de traces d'organismes plus petits et potentiellement plus abondants dans l'échantillon pouvant attester de la présence de poissons: leurs parasites.
En particulier, Ichtyobodo, un micro-organisme vivant sur la peau et les branchies des poissons. Ils ont détecté des traces d'ADN ancien de ces organismes dès le 7e siècle, puis régulièrement à partir du 9e siècle, ce qui coïncide avec l'utilisation extensive des montagnes environnantes pour le pâturage de moutons à l'époque romaine tardive et wisigothique.
"Le lac n'est pas loin d'un passage en montagne qui était autrefois utilisé pour transporter du poisson frais depuis certaines vallées voisines du versant espagnol vers des villes du versant français. Cette activité commerciale pourrait être plus ancienne que ne l'indiquent les documents, et le lac aurait pu en faire partie", avance M. Catalan, sans exclure des "introductions non intentionnelles".
En utilisant la technique consistant à rechercher des parasites de la truite dans les sédiments, "il est probable que l'on trouve des preuves d'introductions plus anciennes dans des lacs situés à plus basse altitude et plus facilement accessibles", juge-t-il.
H.Gerber--VB