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Aux Philippines, la corruption autour des digues "fantômes" fait des vagues
Un "projet fantôme": lorsque le ministre philippin des Travaux publics, Vince Dizon, s'est rendu début septembre au nord de la capitale, Manille, pour inspecter une digue, il n'y a trouvé qu'un tas de terre déversée à la hâte.
Cette digue, comme plus d'une centaine de projets de lutte contre les inondations, est au cœur du plus grand scandale de corruption que les Philippines aient connu depuis des décennies, qui a déjà précipité ces dernières semaines la chute du président du Sénat et plus récemment du président de la chambre basse, Martin Romualdez, un cousin du président Ferdinand Marcos Jr.
La polémique a fait la une des journaux, et la question était au centre du discours sur l'état de la nation du président Marcos en juillet, après plusieurs semaines d'inondations meurtrières dans l'archipel.
Selon M. Dizon, cette digue à Bulacan est un "projet fantôme" dont les "100 millions de pesos" (environ 1,5 million d'euros) servant aux travaux ont "clairement été volés".
Il a indiqué qu'un ingénieur en chef et deux autres personnes avaient été licenciés à la suite des révélations.
D'après Elizabeth Abanilla, une octogénaire résidant à Bulacan, le projet a été déclaré "achevé" il y a plus d'un an lorsque les prestataires ont démarré la construction de la digue.
- "Mauvaise qualité" -
Dans cette province de l'île de Luçon (nord) ravagée par les inondations et dont le sol s'affaisse lentement en raison de la surexploitation des nappes phréatiques, l'impact des projets inachevés ou inexistants est inévitable.
Chaque année, au moins 20 tempêtes ou typhons frappent les Philippines ou s'en approchent. L'archipel est également touché par l'élévation du niveau de la mer.
"Nous portons nos enfants jusqu'à l'école lorsque le niveau de l'eau est élevé", raconte à l'AFP Leo Francisco, un ouvrier du bâtiment et père de deux enfants.
Chez lui, même lors "de jours ordinaires sans typhon", "l'eau nous arrive aux cuisses", poursuit cet homme de 35 ans. "La digue est incomplète, donc l'eau s'infiltre" et même "dans les sections construites, l'eau passe toujours par en dessous".
Lors d'une rare visite dans le petit village de Frances, toujours dans la province de Bulacan, le président Marcos a déclaré que la digue était manifestement de "mauvaise qualité".
"La digue est inutile" et "pleine de trous", renchérit Nelia de los Reyes Bernal, une travailleuse dans la santé.
Les écoliers de Frances doivent désormais, selon elle, porter des bottes en caoutchouc pour aller en classe en raison de la recrudescence des cas de leptospirose et de pied d'athlète.
Et "nous ne pouvons plus utiliser les pièces du rez-de-chaussée de nos maisons" et "avons déplacé nos cuisines au premier étage" en raison de la montée des eaux, ajoute-elle.
- Manifestations -
La quinquagénaire affirme également que "la construction a commencé l'année dernière, mais elle n'a pas été achevée, apparemment parce que les fonds ont été épuisés".
Si les habitants étaient heureux de voir le président, ils "attendent maintenant qu'il tienne ses promesses".
Aux Philippines, les scandales impliquant les fonds publics sont courants. Si de nombreux politiciens ont été reconnus coupables de corruption, ils ont cependant pour la plupart échappé à de lourdes peines de prison.
Dimanche, des milliers de manifestants devraient se rassembler à Manille pour une "Marche du Billion de Pesos", nommée d'après une enquête de Greenpeace sur les fonds présumés détournés de projets liés au climat depuis 2023 - quelque 17,6 milliards de dollars selon l'organisation.
Mais pour Francisco, l'ouvrier du bâtiment qui affirme que les inondations détruisent son gagne-pain, un tel dénouement est à peine envisageable.
"Pour moi, l'important, c'est qu'ils rendent l'argent" et "c'est à Dieu de décider ce qu'il adviendra d'eux", confie-t-il.
R.Flueckiger--VB