-
Une cour d'appel suspend provisoirement l'envoi postal de la pilule abortive aux Etats-Unis
-
GP de Miami: Norris s'élancera en pole position de la course sprint
-
Bolivie: le principal syndicat du pays déclare une grève illimitée
-
Le roi Charles III aux Bermudes après sa visite d'Etat aux Etats-Unis
-
Acteurs et scénarios générés par IA exclus des Oscars
-
Le roi Charles III aux Bermudes après sa visite marathon aux Etats-Unis
-
Masters 1000 de Madrid: Sinner assomme Fils en demies, Zverev facile contre Blockx
-
1er-Mai au Venezuela: manifestations après la "blague" de l'augmentation du revenu minimum
-
ExxonMobil et Chevron plombés par des effets comptables au 1er trimestre
-
Trump durcit les sanctions contre Cuba en pleine mobilisation du 1er-Mai à La Havane
-
Trump "pas satisfait" d'une nouvelle offre iranienne pour relancer les négociations
-
Masters 1000 de Madrid: Sinner assomme Fils en demies
-
Tour de Romandie: "revanchard", Dorian Godon s'offre la 3e étape, Pogacar toujours en jaune
-
Nouvelle offre iranienne à Washington pour tenter de débloquer les négociations
-
Free party près de Bourges, 20.000 personnes sur un champ de tir militaire
-
Turquie : un 1er Mai très suivi, près de 600 arrestations
-
Dans le sud de la Syrie, des familles inquiètes pour leurs fils aux mains d'Israël
-
Basket: "Ce que je fais est une forme de militantisme", explique à l'AFP Julie Tetart, joueuse transgenre
-
Le pétrole chute après une nouvelle offre de Téhéran en vue de négocier avec Washington
-
Le Pentagone recrute sept entreprises d'IA pour des opérations classifiées, Anthropic écartée
-
Cuba: marche du 1er-Mai pour "défendre la patrie" face aux Etats-Unis
-
Rio sur un air latino avant le concert géant de Shakira
-
Wall Street en hausse, réserve un bon accueil aux résultats d'entreprises
-
Les enfants de l’ASE, grands oubliés de la santé: un dispositif veut changer la donne
-
Le pétrole se replie après une proposition de Téhéran en vue de négocier avec Washington
-
Crise énergétique: faute de gaz, des Indiens cuisinent à la bouse de vache sacrée
-
Les voitures électriques décollent en France, grâce à la Renault 5 et aux marques chinoises
-
Inflation: des hausses des taux de la Fed ne doivent pas être exclues, selon un responsable
-
Italie : quelque 3.500 personnes évacuées en Toscane en raison d'un incendie
-
En Afghanistan, fêter le printemps dans les champs de coquelicots
-
Champions Cup: Alfie Barbeary, le troisième-ligne décoiffant de Bath
-
Incendies aux Pays-Bas: La France envoie des renforts
-
Nord du Mali: le camp stratégique de Tessalit sous le contrôle des groupes armés
-
Turquie : un 1er Mai très suivi, près de 400 arrestations
-
Les droits de douane lestent durablement les exportations britanniques vers les USA
-
Royaume-Uni: le suspect de l'attaque contre deux hommes juifs inculpé et présenté à un juge
-
Au Soudan, des élèves au défi de rattraper les années volées par la guerre
-
Téhéran active ses défenses aériennes, Trump prêt à ignorer le Congrès
-
Le MICA Center, vigie des mers et d'Ormuz en pleine guerre au Moyen-Orient
-
Grèce: des militants de "la flottille pour Gaza" débarqués en Crète
-
Les voitures électriques décollent en France, mais le marché automobile reste en berne
-
Les syndicats mobilisés pour le maintien d'un 1er-Mai chômé et des augmentations de salaire
-
Commerce international: avec la guerre, des routes maritimes se redessinent, l'Afrique en pivot
-
Birmanie: les partisans d'Aung San Suu Kyi, assignée à résidence, espèrent son retour dans sa villa
-
Marine Tondelier propose la création d'un congé climatique
-
Play-offs NBA: les Wolves sortent les Nuggets pour défier les Spurs, les Knicks qualifiés
-
Le roi Charles III aux Bermudes, après sa visite aux Etats-Unis louée par Trump
-
Maradona était "bipolaire" avec "un trouble narcissique", révèle un psychologue jugé pour sa mort
-
Les syndicats mobilisés pour le maintien d'un 1er-Mai chômé, boulangers et fleuristes dans le flou
-
Argentine: les syndicats manifestent contre l'austérité de Milei, promettent de durcir les conflits
France : 30 ans après le drame de Furiani, l'apaisement pointe avec la sanctuarisation du 5 mai
Trente ans après "la pire catastrophe du sport français", les 19 morts et 2.357 blessés dans l'effondrement d'une tribune du stade de Furiani à Bastia, en Corse, avant un choc contre l'OM, l'apaisement pointe avec le gel des matches les 5 mai dans les compétitions françaises.
Paradoxe: cette année, pour l'entrée en vigueur de la loi, un match sera pourtant organisé jeudi 5 mai, entre l'Olympique de Marseille et l'équipe néerlandaise du Feyenoord Rotterdam. Mais ce sera dans le cadre d'une épreuve européenne, en demi-finale retour de Ligue Europa Conférence, et le collectif des victimes estime avoir atteint son "objectif principal" en sanctuarisant cette journée à l'avenir.
"Ici le soleil décline et l'ambiance monte"…
Après ces quelques mots de Michel Vivarelli, journaliste à Radio France Corse, un grand fracas et un silence assourdissant avait occupé l'antenne plusieurs minutes. La tribune nord du stade Armand-Cesari de Furiani venait de s'effondrer, le 5 mai 1992.
Perché au sommet de cette tribune provisoire de près de 20 mètres de hauteur, le reporter s'apprêtait à commenter la demi-finale de Coupe de France entre Bastia et l'OM. Autour de lui, 8.000 personnes avaient pris place. A quelques minutes du coup d'envoi, les stars marseillaises Jean-Pierre Papin, Basile Boli, Abedi Pelé ou Chris Waddle étaient encore au vestiaire.
Les mots de Michel Vivarelli, ses derniers, ornent désormais le chemin qui mène jusqu'au mémorial des victimes.
- Commémorations "apaisées" -
"Cette année, ce sont des commémorations assez symboliques et particulières", selon Josepha Guidicelli, la présidente du collectif de victimes. Ce jour là elle a perdu son père, Jean-Pierre Guidicelli, lui aussi journaliste.
"Symboliques", parce que "ce sont les 30 ans de la tragédie", et "particulières (....) parce que le 14 octobre il y a eu cette loi qui est venue geler les matches lorsque ça tombe un 5 mai".
Cette demande qu'aucun match de football de première, deuxième division, de Coupe de France et du Trophée des Champions ne soit joué le 5 mai, définitivement adoptée par le Parlement français, "était très importante pour nous", rappelle celle qui avait 4 ans le jour du drame: "Ce combat qui a pris dix ans pour aboutir" était la revendication principale du collectif.
Ce fut "une tragédie nationale, une des pages les plus sombres de l'histoire sportive" française, avait souligné la ministre des Sports Roxana Maracineanu en février 2020, lors de l'adoption par l'Assemblée nationale du texte porté par un député corse.
Inlassablement, les victimes butaient jusque là sur les réticences de la Ligue de football professionnel et de la Fédération française de football (FFF), gênées dans l'organisation de leurs compétitions. Du coup, ce seront "des commémorations beaucoup plus apaisées, beaucoup plus sereines", a insisté Mme Guidicelli.
Alors certes, il y aura ce Marseille-Feyenoord jeudi. Une rencontre que Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, ou Jean-Charles Orsucci, maire de Bonifacio dans le sud de la Corse, avaient appelé à déplacer à une autre date, "par respect pour la mémoire des victimes". Sans succès.
- Mémoire collective -
"On joue un petit peu de guigne et de malchance", reconnaît Mme Guidicelli: mais "notre demande concernait les compétitions nationales jouées en France" et "notre objectif principal a été atteint avec cette loi".
L'OM, qui a sollicité l'UEFA pour pouvoir "faire quelque chose" le jour du match, est encore dans l'attente d'une réponse.
"C'est dommage pour la symbolique", insiste Mme Guidicelli: "Mais ça ne changera rien à nos commémorations", marquées comme chaque année par une cérémonie de recueillement à 16h00 devant la stèle, là où la tribune s'est effondrée. Puis ce sera une messe à la cathédrale de Bastia, à 18h00.
Mercredi, un film sur la catastrophe sera projeté dans le stade Armand-Cesari, puis, vendredi, une création théâtrale basée sur des témoignages des victimes sera jouée au théâtre de Bastia.
Côté judiciaire, un seul des 13 prévenus initialement poursuivis a écopé d'une peine de prison ferme, le constructeur de la tribune provisoire, condamné à deux ans de prison en première instance et qui n'avait pas fait appel. A l'issue du procès en appel, en 1995, huit autres prévenus, dont des responsables du club, de la Ligue corse ou de la FFF, ainsi que l'ancien directeur de cabinet du préfet, ont été condamnés à du sursis ou des amendes.
B.Shevchenko--BTB