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Les influenceurs indiens en renfort dans la campagne de Narendra Modi
La chanteuse de folk indienne Maithili Thakur a vu sa popularité exploser sur les réseaux sociaux quand le Premier ministre Narendra Modi a partagé l'un de ses morceaux: en Inde les jeunes stars de l'internet collaborent volontiers avec le pouvoir pour sa campagne électorale.
A l'approche d'élections législatives marathon qui doivent débuter le 19 avril, le Bharatiya Janata Party (BJP), parti du Premier ministre, mise sur les stars des réseaux sociaux - de la musique à la culture, en passant par la mode et le fitness - pour faire passer son message politique auprès des jeunes.
Maithili Thakur a été lauréate aux côtés d'une vingtaine d'influenceurs le mois dernier des "National Creators Awards", des prix organisés par le gouvernement pour promouvoir les "conteurs d'une nouvelle Inde sûre d'elle et qui s'affirme".
Ces jeunes aux millions d'abonnés ont pour point commun de promouvoir la culture de la majorité hindoue du pays, et plusieurs se sont engagés en faveur du BJP.
"De nombreux influenceurs collaborent avec le gouvernement et réalisent des vidéos", indique la jeune chanteuse qui compte 14 millions d'abonnés sur Facebook et plus de 4,5 millions sur Instagram et YouTube.
- "Incitations" -
La chanteuse classique de 23 ans, déjà connue grâce à des émissions de télévision, a vu sa notoriété décuplée quand Narendra Modi a publié l'un de ses morceaux sur le réseau social X lors de l'inauguration d'un temple hindou controversé en janvier.
"Il y a eu un tel engouement", raconte Maithili Thakur.
Le temple d'Ayodhya, dédié à la divinité Rama, a été construit à l'emplacement d'une mosquée vieille de plusieurs siècles qui avait été rasée par des extrémistes hindous en 1992 et son inauguration a été vue comme un signe du fort soutien du gouvernement à l'hindouisme au détriment des religions minoritaires.
"Il y a de quoi s'inquiéter, rien qu'en raison de la nature de ces collaborations", souligne Prateek Waghre, de l'organisation de défense des droits numériques Internet Freedom Foundation.
La perspective de voir les abonnés se multiplier et les revenus de leurs publications s'envoler en collaborant avec le BJP pourrait encourager les influenceurs à apporter leur soutien au pouvoir "indépendamment de leurs propres convictions politiques", craint-il.
Ces incitations peuvent "les pousser à adopter un discours largement positif, ou du moins peu critique" envers le pouvoir, observe-t-il.
Et alors que plus de la moitié des 1,4 milliard d'Indiens sont âgés de moins de 30 ans, selon les chiffres officiels, les réseaux sociaux sont devenus un outil crucial pour communiquer auprès des jeunes.
- "Influencer" -
"En s'adressant aux jeunes, on essaye d'influencer la majeure partie de la population indienne", relève Mme Thakur, interrogée par l'AFP dans sa maison de New Delhi, qu'elle utilise comme studio d'enregistrement et dont les murs sont ornés de peintures traditionnelles colorées.
Comme elle a également été nommée "ambassadrice" de la commission électorale, son rôle est d'encourager le public à participer aux élections, et non de promouvoir un parti, explique-t-elle.
Mais d'autres influenceurs vont droit au but : l'ancien lutteur Ankit Baiyanpuria, devenu influenceur fitness et lui aussi lauréat des "National Creators Awards", a exhorté ses huit millions de fans sur Instagram à voter pour le parti de Narendra Modi.
Des ministres du BJP sont également apparus sur les chaînes de l'entrepreneur et star des réseaux sociaux Ranveer Allahbadia, un autre lauréat.
Janhvi Singh, une jeune femme de 20 ans, a elle été décorée par le gouvernement pour ses contenus en ligne sur la culture et la religion.
Elle voit sa collaboration avec le gouvernement comme une "opportunité" et souligne apprécier l'accent mis par le BJP sur l'hindouisme parce qu'elle craint que l'Inde n'"oublie (ses) racines et (sa) culture".
"Je pense qu'il est important de faire passer le message qu'il faut voter", indique-t-elle en assurant ne pas donner de consigne.
Mais elle se dit tout de même loyale à Narendra Modi. "Je pense qu'il n'y a pas d'autre dirigeant qui fasse du bien au pays".
F.Stadler--VB