-
Les présidents kényan et ougandais inaugurent l'extension d'une ligne ferroviaire
-
Les rois de la K-pop BTS enflamment Séoul avec un gigantesque concert pour leur retour
-
Climat: Extinction Rebellion occupe une passerelle parisienne avant le 2e tour des municipales
-
Elon Musk visé par un signalement de la justice française aux autorités américaines
-
Les rois de la K-pop BTS enflamment Séoul avec un gigantesque concert de retour
-
L'acteur de "Buffy contre les vampires" Nicholas Brendon meurt à 54 ans
-
En Finlande, des plongeurs s'entrainent à explorer les eaux polaires
-
De Gaza au Liban, le médecin qui répare les enfants fauchés par la guerre
-
Malgré de nouvelles frappes, les Iraniens nombreux pour la prière de l'Aïd
-
Nouvelles révélations sur la bataille d'Hastings, défaite d'Harold face à Guillaume le Conquérant
-
Quels sont les cargos qui traversent le détroit d'Ormuz ?
-
La gare de Marseille-Saint-Charles, laboratoire de la concurrence ferroviaire en France
-
Présidentielle au Pérou: serpents, primes pour tuer et surenchère sécuritaire
-
Le Mondial-2026, point de bascule espéré pour le "soccer" aux Etats-Unis
-
Les fans de BTS envahissent le centre de Séoul pour le concert de retour
-
Rugby: "quand tout devient urgent, on explose", juge Laurent Labit
-
Ligue 1: au PSG, Safonov plus que jamais le N.1
-
Trump se dit prêt à entrevoir une fin de la guerre, Téhéran et Beyrouth frappés
-
Indéboulonnable figure des films d'arts martiaux, l'acteur Chuck Norris est mort
-
Ligue 1: Lens écrase Angers et reprend la tête
-
Athlétisme: sans complexe, le jeune Américain Anthony décroche l'or mondial sur 60 m
-
Allemagne: Leipzig corrige Hoffenheim (5-0) et revient dans la course à la C1
-
Wall Street clôture dans le rouge, emportée par la guerre au Moyen-Orient
-
La police tchèque enquête sur un "lien terroriste" avec l'incendie d'une entreprise d'armement
-
En Ouganda, les "mamies du cricket" prennent la batte contre la solitude et la sédentarité
-
Méningite B: transmission et vaccins disponibles
-
Symbole de la fonte des glaciers, la dernière piste du genre fermée au sommet de l'Allemagne
-
Blue Origin prépare une constellation géante pour des centres de données en orbite
-
Un nouveau pétrolier de la flotte fantôme russe arraisonné par la marine française en Méditerranée
-
Suppression du service radio de CBS, après presque 100 ans d'existence
-
Municipales à Paris: dernier jour de campagne sous tension avant un match incertain
-
Méthanier russe à la dérive en Méditerranée : aucun signe de dispersion des hydrocarbures
-
La Bourse de Paris termine en baisse aspirée par la hausse continue du pétrole
-
Moyen-Orient: les Bourses reculent encore avec la poursuite de la hausse des prix du pétrole
-
Abandon du procès contre Gerry Adams intenté par trois victimes d'attentats de l'IRA
-
Laits infantiles contaminés: la mission flash de l'Assemblée nationale démarre mardi
-
Biathlon: Eric Perrot, l'homme pressé
-
Rugby: après "la décompensation" de Mignoni, la santé mentale des entraîneurs en lumière
-
Isabelle Mergault, voix singulière et familière du cinéma français, est morte
-
Décès du célèbre œnologue Michel Rolland
-
Timothée Durand, le patron nordiste qui ramène Arc dans le giron familial
-
La justice valide la reprise du verrier Arc par Timothée Durand
-
Loin de la guerre au Moyen-Orient, montée des frustrations dans le monde sur l'approvisionnement en carburants
-
Décès à Bordeaux du célèbre œnologue Michel Rolland
-
Génocide des Yazidis: le jihadiste français Sabri Essid condamné par défaut à la réclusion criminelle à perpétuité
-
Mort de Chuck Norris, la droite musclée d'Hollywood
-
Qualité de l'eau: une application pour savoir ce qui sort du robinet
-
Wall Street ouvre en baisse, toujours minée par la guerre au Moyen-Orient
-
La justice polonaise décide de reconnaître les mariages homosexuels conclus dans l'UE
-
Génocide des Yazidis: le jihadiste français Sabri Essid condamné à la réclusion criminelle à perpétuité
De Dubaï au Chili, les séries turques étendent leur empire
La jeune femme déboule en hurlant, menottée dans le dos et agrippée par le policier qui la pousse vers la voiture. Dans le ciel de Tophane, à Istanbul, le drone de la production affole les mouettes.
Scène ordinaire dans les rues de la mégapole turque, décor favori de la soixantaine de séries télé qui se tournent annuellement en Turquie et s'en vont conquérir la planète.
Depuis une quinzaine d'années, la Turquie s'est solidement installée sur les écrans du monde entier, jusqu'à devenir le premier exportateur de séries derrière les Américains et les Britanniques, dans près de 170 pays.
"Après le monde arabe, nos séries sont aussi suivies en Europe du sud et en Amérique Latine", remarque Erdi Isik, directeur du développement chez Ay Yapim, premier exportateur turc en 2023, dont la production "Yargi" (Family Secrets) a reçu cet automne l'Emmy de la meilleure telenovela.
"Nos séries racontent des histoires de famille proches de la culture latine: quand je montre un extrait, même en turc qu'ils ne parlent pas, les acheteurs comprennent immédiatement ce qu'ils voient", explique-t-il.
Les contraintes de la censure en Turquie ménagent aussi la pudeur des publics familiaux, comme au Moyen-Orient ou en Espagne, où les téléspectateurs ont coutume de regarder les feuilletons en famille.
Cependant, "nous produisons d'abord pour le marché turc, car l'audience réalisée ici compte pour l'export, même si on choisit des acteurs qui peuvent correspondre au marché international", précise-t-il en mentionnant "une liste d'une vingtaine de noms qui peuvent séduire le public" hors du pays.
- amours contrariées -
La Turquie étend son empire à tous les continents. Ses feuilletons historiques, ses intrigues familiales et ses histoires d'amour contrariées sont ultra populaires au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et dans les Balkans, les contours de l'ancien territoire ottoman, jusqu'aux Etats-Unis où ses séries séduisent le marché hispanique.
"Elles sont désormais diffusées en prime-time en Espagne, en Arabie Saoudite et en Egypte", signale Xavier Rambert, responsable Etudes et Marketing chez Glance, spécialiste international de la mesure d'audiences, qui salue "l'efficacité" des productions.
"Leur capacité à fournir des kilomètres de contenus à des coûts très maitrisés permet de remplir les grilles à des prix tenus", pointe-t-il.
Au total, selon le ministère turc de la Culture, près de 700 millions de téléspectateurs se régalent des telenovelas "alla turca".
Un succès dû à la qualité des réalisations, juge Özlem Özsümbül, directrice des ventes chez Madd, la société qui distribue notamment Ay Yapim: elle rappelle que toutes les séries sont réalisées "en extérieur".
Autre particularisme: chaque épisode est écrit et tourné d'une semaine sur l'autre, à partir d'une trame générale qui évolue pour s'ajuster à l'audience. Soit un épisode de deux heures intégralement écrit, tourné et produit en six jours.
Ce qui implique de sacrifier parfois un personnage ou de le rétrograder: seuls les acteurs les plus connus ont une garantie minimum d'une douzaine d'épisodes, prévient Mme Özsümbül.
Mais la recette coûte cher: "Les séries turques ne peuvent pas être amorties sur le seul marché national", souligne Özlem Özdemir, fondatrice du magazine spécialisé Episode.
- "nouvelle génération "-
D'où l'importance du marché extérieur qui suppose d'adapter ces épisodes fleuves de deux heures et plus.
"Ils sont réédités en trois épisodes quotidiens de 45 minutes pour l'international, conformes au format des diffuseurs internationaux et des contraintes publicitaires", explique Ahmet Ziyalar, co-fondateur des sociétés de production Inter Medya et Inter Yapim.
Avec Inter Yapim, il s'est lancé dans les séries dites de "nouvelle génération" en huit à douze épisodes destinées aux plateformes de streaming: "Plus courtes, plus rythmées, plus audacieuses, moins soucieuses de censure", résume-t-il.
C'est ainsi que l'héroïne de "Degenler", la série policière en tournage dans le quartier populaire de Tophane ne craint pas de lancer des slogans pro-kurdes au policier qui l'interpelle.
"On peut être plus politique quand on produit pour une plateforme", reconnait le scénariste, Sarp Kalfaoglu. Degenler sera diffusée en Turquie par la plateforme Gain.
"Nous pensons que ces séries de nouvelle génération ont aussi leur place sur le marché international, comme celles, grand public, que nous continuons de produire", insiste Can Okan, PDG d'Inter Medya, qui viendra bientôt les présenter au festival international Séries Mania à Lille (France).
Can Okan annonce en passant un accord signé avec le principal diffuseur colombien Caracol pour une série fleuve de 120 épisodes en espagnol: on n'abandonne pas une recette qui marche.
La Turquie commence également à produire directement en arabe pour le géant du secteur MBC, à Dubaï.
"On sait que (le président Recep Tayyip) Erdogan n'apprécie pas toujours nos contenus... mais il ne peut rien dire, ça rapporte de l'argent!", plaisante Erdi Isik.
Sans compter les touristes, spectateurs enthousiastes en pèlerinage sur les lieux de tournage le long du Bosphore.
K.Hofmann--VB