-
Indéboulonnable figure des films d'arts martiaux, l'acteur Chuck Norris est mort
-
Ligue 1: Lens écrase Angers et reprend la tête
-
Athlétisme: sans complexe, le jeune Américain Anthony décroche l'or mondial sur 60 m
-
Allemagne: Leipzig corrige Hoffenheim (5-0) et revient dans la course à la C1
-
Wall Street clôture dans le rouge, emportée par la guerre au Moyen-Orient
-
La police tchèque enquête sur un "lien terroriste" avec l'incendie d'une entreprise d'armement
-
En Ouganda, les "mamies du cricket" prennent la batte contre la solitude et la sédentarité
-
Méningite B: transmission et vaccins disponibles
-
Symbole de la fonte des glaciers, la dernière piste du genre fermée au sommet de l'Allemagne
-
Blue Origin prépare une constellation géante pour des centres de données en orbite
-
Un nouveau pétrolier de la flotte fantôme russe arraisonné par la marine française en Méditerranée
-
Suppression du service radio de CBS, après presque 100 ans d'existence
-
Municipales à Paris: dernier jour de campagne sous tension avant un match incertain
-
Méthanier russe à la dérive en Méditerranée : aucun signe de dispersion des hydrocarbures
-
La Bourse de Paris termine en baisse aspirée par la hausse continue du pétrole
-
Moyen-Orient: les Bourses reculent encore avec la poursuite de la hausse des prix du pétrole
-
Abandon du procès contre Gerry Adams intenté par trois victimes d'attentats de l'IRA
-
Laits infantiles contaminés: la mission flash de l'Assemblée nationale démarre mardi
-
Biathlon: Eric Perrot, l'homme pressé
-
Rugby: après "la décompensation" de Mignoni, la santé mentale des entraîneurs en lumière
-
Isabelle Mergault, voix singulière et familière du cinéma français, est morte
-
Décès du célèbre œnologue Michel Rolland
-
Timothée Durand, le patron nordiste qui ramène Arc dans le giron familial
-
La justice valide la reprise du verrier Arc par Timothée Durand
-
Loin de la guerre au Moyen-Orient, montée des frustrations dans le monde sur l'approvisionnement en carburants
-
Décès à Bordeaux du célèbre œnologue Michel Rolland
-
Génocide des Yazidis: le jihadiste français Sabri Essid condamné par défaut à la réclusion criminelle à perpétuité
-
Mort de Chuck Norris, la droite musclée d'Hollywood
-
Qualité de l'eau: une application pour savoir ce qui sort du robinet
-
Wall Street ouvre en baisse, toujours minée par la guerre au Moyen-Orient
-
La justice polonaise décide de reconnaître les mariages homosexuels conclus dans l'UE
-
Génocide des Yazidis: le jihadiste français Sabri Essid condamné à la réclusion criminelle à perpétuité
-
Abandon du procès contre Gerry Adams après un accord avec trois victimes d'attentats de l'IRA
-
Villeroy de Galhau souligne que la BCE ne prévoit pas de "récession" en zone euro
-
Athlétisme: l'Ukrainienne Yaroslava Mahuchikh championne du monde en salle à la hauteur
-
IA: le patron de Mistral propose une "contribution obligatoire" pour rémunérer les créateurs
-
Le nouvel an en Iran assombri par la guerre, une raffinerie incendiée au Koweït
-
Municipales: dernier jour de campagne, les yeux déjà rivés sur 2027
-
Moyen-Orient: le pétrole repart à la hausse, les Bourses mondiales hésitent
-
Méga-coupure en Espagne et au Portugal: les experts pointent un phénomène de surtension incontrôlé
-
Génocide des Yazidis: réclusion criminelle à perpétuité requise à Paris contre le jihadiste Sabri Essid
-
L'Allemagne veut criminaliser les "deepfakes" à caractère sexuel
-
Ski: duel final entre Shiffrin et Aicher à Lillehammer pour le gros globe
-
A Jérusalem, un Aïd "triste et douloureux" sans accès à la mosquée Al-Aqsa
-
Séries Mania 2026 : la montée des pouvoirs autoritaires au coeur des nouvelles créations
-
Soupçon de violence conjugale: la prochaine saison de "The Bachelorette" annulée
-
Japon: à Niseko, le paradis du ski face aux tensions du succès international
-
La Bourse de Paris avance prudemment avec la baisse des prix de l'énergie
-
Derrière le retour de BTS, la face sombre de la K-Pop
-
Washington songe à lever ses propres sanctions sur le pétrole iranien, en pleine guerre avec Téhéran
Guy Marchand, Nestor Burma et crooner "démodé" assumé
Guy Marchand, le Nestor Burma du petit écran, décédé vendredi à l'âge de 86 ans, était un touche-à-tout dilettante mais Césarisé, qui aimait jouer au crooner démodé.
"Burma, c'est moi!", confessait à 79 ans celui qui, gouailleur et cynique, a incarné le détective privé de Léo Mallet dans la série télévisée éponyme entre 1991 et 2003.
"Avec ce personnage, j'étais comme un poisson dans l'eau!", racontait en 2016 sur France Culture cet enfant de la guerre né en 1937, "gentil voyou" de l'est parisien au physique "désespérément rétro". "En même temps, j'ai tout réinventé. Je ne pouvais pas me passer de poésie et j'ai fait de Burma quelqu'un qui aime le sexe et la poésie!".
"Micmac moche au Boul'Mich'", "Panique à Saint Patrick", "Mignonne, allons voir si la chose": au gré des 42 épisodes dans lesquels il tourne, c'est lui qui donne au privé cette étoffe des héros de série B, entre lustre hollywoodien et "divagation surréaliste" d'un San Antonio.
Avec sa cravate dénouée et son air faussement flegmatique, il défend des jeunes femmes, débusque la canaille à coup de calembours et joue du sax' dans les bois, l'imperméable ouvert et le borsalino enfoncé sur son crâne chauve... "Moi, j'ai toujours été démodé... Je rêve en noir et blanc et j'ai tout fait pour qu'on perçoive Burma en noir et blanc!"
- "Je ne suis qu'un chanteur" -
Avant de devenir Burma, l'acteur, qui prétendait être "entré par effraction dans la profession", s'est distingué au cinéma avec de grands réalisateurs.
On le voit chez François Truffaut ("Une belle fille comme moi", 1972), Maurice Pialat ("Loulou", 1980), Bertrand Tavernier ("Coup de torchon", 1981) ou encore Christophe Honoré ("Dans Paris", 2006).
En 1982, il gagne le César du meilleur second rôle dans "Garde à vue" de Claude Miller. Avec Lino Ventura, il se paye Michel Serrault dans la peau d'un flic impulsif. "Ca m'a donné un peu d'autorité dans le métier car on ne me prenait pas au sérieux comme chanteur de variété!".
Car c'est par la chanson que ce fils d'un ferrailleur et d'une "gitane" acquiert d'abord une petite notoriété. Il grandit avec "les manouches" et les musiciens - Django Reinhardt, Stéphane Grappelli - qui venaient répéter dans le garage familial. Son père, régisseur à Bobino la nuit, le met à la boxe et à la clarinette.
Avec ses airs de séducteur latino et sa voix de baryton, il écrit "La Passionata" en cinq minutes, en rentrant de la guerre d'Algérie. Cette "plaisanterie" devient l'un des tubes de l'été 65. Il signe d'autres succès comme "Tango, Tango" en 1975 avec le bandonéoniste argentin Astor Piazzola. "Je suis une vedette populaire, pas une star", aimait-il répéter.
Avec "Destinée", la bande-originale des "Sous-doués en vacances" (1982), il récolte sa "plus grande honte". "C'était une blague, une connerie pour l'été, et on en a vendu 250.000 exemplaires! J'étais vexé!", racontait-il à propos de ce titre repris notamment dans la version ciné du "Père Noël est une ordure".
Car la "vraie nature" de Guy Marchand, "c'est d'être chanteur". Fin connaisseur de jazz et de musiques latines, il signe une quinzaine d'albums ("Nostalgitan", "A Guy in blue", "Emilio") au succès confidentiel mais avec des musiciens de renom.
"Je ne suis qu'un chanteur", disait-il en 2015 sur France 5. "Quand je vais mourir, il ne restera pas grand-chose, peut-être un fond sonore, comme de la musique d'ascenseur".
Divorcé et père de deux enfants, il s'était remarié à 70 ans avec une femme de 40 ans sa cadette.
M.Betschart--VB