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Esther Duflo: "la lutte contre la pauvreté a toujours été avec moi"
"Petite, je me demandais comment justifier la chance incroyable que j'avais d'être née a Paris et pas dans un désert au Tchad", confie dans un entretien à l'AFP l'économiste et prix Nobel Esther Duflo, spécialiste des questions de pauvreté qui publie vendredi cinq livres destinés aux enfants.
Dans son enfance, "il y avait beaucoup de livres sur la pauvreté, c'était quelque chose auquel ma mère (une pédiatre au chevet d'enfants victimes de la guerre, NDLR) était sensible", raconte-t-elle.
"Elle voyageait, elle revenait, nous expliquait que c'était notre contribution de la laisser partir dans ces missions. Et elle nous montrait des diapos sur ce qu'elle avait vu et s'assurait qu'il y ait toujours de la littérature pour nous", poursuit l'économiste franco-américaine de 50 ans au cours d'un entretien à Paris.
De cette époque où elle s'est sentie privilégiée, "j'ai toujours plus ou moins vaguement été à la recherche de ce qui me permettrait de rembourser cette dette cosmique", se souvient Mme Duflo. "La lutte contre la pauvreté a toujours été avec moi, dit-elle.
Après être devenue une référence internationale grâce à ses expériences de terrain en matière de la lutte contre la pauvreté qui lui ont valu le prix Nobel en 2019, Esther Duflo publie vendredi cinq livres (Editions Seuil Jeunesse) destinés aux enfants, qui s'ajoutent à cinq autres publiés l'an dernier.
L'économiste signe les textes mais l'ensemble des illustrations ont été réalisés par Cheyenne Olivier, l'ancienne fille au pair des enfants de l'économiste et diplômée de l'école des beaux-arts de Strasbourg.
- A partir de six ans -
Le point commun aux dix petits livres tient au fait que les problématiques liées à la pauvreté, développées dans son précédent ouvrage, pour adultes, "Repenser la pauvreté", sont ici adaptées à un public à partir de six ans.
Comment protéger l'eau où elle se raréfie ? Doit-on protéger les arbres quand les vendre rapporterait de l'argent ? Peut-on faire un métier lorsque l'on a pas fait d'études ? Quel travail pour une femme ? Chacune des histoires est abordée de façon à faire comprendre simplement ces enjeux, avec à l'issue de chacune un texte explicatif destiné aux jeunes parents ou les enseignants.
"Quand on écrit un livre pour les enfants ce n'est pas juste un livre qui va être lu, il va l'accompagner, des choses peuvent rester tout au long de la vie" d'un individu, pense Mme Duflo qui regrette que dans la littérature jeunesse actuelle, "soit les pauvres sont idéalisés, soit au contraire réduits à une image misérabiliste ou ils ne peuvent rien faire".
Ici, les personnages tentent de régler un problème qu'ils rencontrent, qui pourrait aussi bien se dérouler en Afrique qu'en Amérique latine ou en Asie, puisque l'autrice a souhaité ne pas attribuer d'origine identifiable aux personnages ni de lieu géographique spécifique.
"Au-delà de chaque image, de chaque texte, il y a des volumes de recherches qui justifient tout ce qui est dit", affirme encore l'économiste qui dit avoir "toujours eu dans un coin de (sa) tête l'envie d'écrire un jour pour les enfants".
"Il a suffi que j'aie suffisamment de choses à leur dire", affirme-t-elle encore dans un sourire.
E.Schubert--BTB