-
Minneapolis: Trump joue l'apaisement, une élue démocrate prise pour cible
-
Taux d'intérêt de la Fed: une nouvelle phase glaciaire se profile aux Etats-Unis
-
Etats-Unis: TikTok conclut un accord avant un procès clé sur l'addiction aux réseaux sociaux
-
Kim annonce que la Corée du Nord dévoilera bientôt ses futurs plans de dissuasion nucléaire
-
Verdict dans le procès pour corruption de l'ex-première dame de Corée du Sud
-
Minneapolis: Trump promet une "petite désescalade" après l'arrivée d'un de ses conseillers
-
Israël va se concentrer sur les tâches de "désarmer le Hamas et démilitariser Gaza", dit Netanyahu
-
Un juge rouvre une procédure pour agression sexuelle contre Marilyn Manson
-
Wall Street termine contrastée, nouveau record de l'indice S&P 500
-
Ski: le Français Elezi Cannaferina, 3e à Schladming, fonce vers les JO
-
Combien de microplastiques avons-nous dans le corps ? Des chercheurs veulent cadrer le débat
-
Minneapolis: délicate reprise en main de l'opération anti-immigration par un conseiller de Trump
-
Mort d'un streamer en direct en France: mandats d'arrêt requis contre les gérants de Kick
-
"Bonjour!" Starmer s'amuse des lunettes de Macron, qui lui répond
-
L'Assemblée adopte le budget de l'Etat, qui va être transmis au Sénat
-
Mexique : indignation après la fusillade mortelle sur un terrain de foot
-
Des résultats 2025 en recul pour LVMH après une année "agitée"
-
Le poste-frontière de Rafah bientôt rouvert, "porte vers la vie" des Gazaouis
-
L'assurance vie fait le plein en 2025 avec plus de 50 milliards d'euros de surplus
-
JO-2026: polémique en Italie sur la venue d'une division de l'ICE américaine
-
Mort d'un streamer en direct en France: ouverture d'une information judiciaire visant la plateforme Kick
-
La France est en droit d'interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, assure Bruxelles
-
Municipales: en six ans, le vélo s'est trouvé des ailes
-
Honduras: Nasry Asfura, nouvel allié de Trump, investi nouveau président
-
La Bourse de Paris termine en légère hausse, avant la Fed et les résultats d'entreprises
-
Minneapolis: sous la pression, Trump lâche du lest
-
Protection des mineurs: Youporn et Pornhub vont bloquer l'accès aux nouveaux utilisateurs britanniques
-
Début attendu du procès de l'addiction aux réseaux sociaux à Los Angeles
-
mpox à La Réunion: Rist veut rassurer et souligne les mesures pour éviter une épidémie
-
Le PDG de la SNCF Jean Castex "sidéré" par la polémique "no kids"
-
Au procès du RN, le travail inconditionnel de Catherine Griset "pour Marine Le Pen"
-
La Fed entame sa première réunion de l'année, chahutée par la tempête Trump
-
Minuit plus proche que jamais pour l'horloge de l'apocalypse
-
Wall Street sans direction claire, accueille une volée de résultats d'entreprises
-
Boeing dans le vert en 2025, une première en sept ans, grâce à une cession d'actifs
-
Ligue des champions: le PSG doit défendre son top 8 contre Newcastle
-
Boeing publie son premier bénéfice net annuel depuis 2018, grâce à une cession d'actifs
-
Brèves échauffourées à Toulouse entre agriculteurs et policiers, six interpellations
-
Foules en délire et Afrique en marche : la folle tournée de l'influenceur IShowSpeed
-
Foules en délire en Afrique : la folle tournée de l'influenceur IShowSpeed
-
La condamnation de Morandini pour harcèlement sexuel également définitive
-
Immigration: plus de titres de séjour et moins de régularisations en France en 2025
-
Iran: un porte-avion américain dans le Golfe, la répression se poursuit
-
L'Allemagne promet un million d'euros à qui identifiera les responsables du blackout de Berlin
-
Open d'Australie: Alcaraz, Zverev et Sabalenka en demies, le fantôme de Gauff balayé
-
La famille Pinault vend ses actions Puma au groupe chinois Anta Sports
-
"Juste un spectacle": des Ukrainiens sans illusion sur les négociations aux Emirats
-
A Rétromobile, la nostalgie des voitures d'avant l'électronique
-
"C'est super mais..." : parents et ados partagés sur l'interdiction des réseaux sociaux
-
Brèves échauffourées à Toulouse entre agriculteurs et policiers
Avec l'Ukraine, la Russie attaque aussi ses derniers médias indépendants
La fermeture d'une radio historique et d'une chaîne de télévision en ligne a profondément ébranlé les derniers médias indépendants de Russie, qui voient s'ouvrir, avec l'invasion de l'Ukraine, un "second front" dont ils sont la cible.
Accusées entre autre de propager des "appels à commettre des actes extrémistes et violents", la radio Ekho Moskvy et la chaîne Dojd ont été sommées mardi par les autorités russes de ne plus émettre. En cause, leur refus de s'en tenir au discours officiel sur la guerre en Ukraine, une "opération militaire" destinée à protéger la Russie de la menace occidentale et les russophones d'un "génocide".
Parallèlement, le pouvoir prépare un durcissement de son arsenal répressif. Un projet de loi, qui prévoit jusqu'à 15 ans de prison pour toute publication de "fake news" concernant l'armée russe, sera examiné vendredi à la Douma pendant une "session extraordinaire", a déclaré à l'agence de presse TASS le parlementaire Sergueï Boïarski.
Le Parquet général a rappelé samedi que "fournir une aide financière, logistique, de consultation ou autre" à une organisation ou à un Etat étrangers pour "leurs activités contre la sécurité de la Russie" relevait de la "haute trahison", passible de 20 ans de détention.
Des textes au phrasé flou qui rendent d'autant plus vaste leur application potentielle.
- "Chape de plomb" -
"Il existe suffisamment de lois en Russie pour condamner un journaliste pour n'importe quelle raison. Et suffisamment d'outils pour éliminer un média", dénonce Galina Timtchenko, la directrice de Meduza, un site d'informations en ligne ayant son siège en Lettonie, à Riga.
Et "la censure est déjà en place", explique-t-elle, après l'interdiction faite samedi aux médias d'utiliser les termes "invasion", "offensive" ou "déclaration de guerre", et d'évoquer la mort de civils due à l'armée russe.
Pour autant, mercredi, Meduza accueille ses lecteurs avec le mot "guerre" écrit en grand. "De toute façon (Roskomnadzor, le gendarme du secteur) va bientôt nous débrancher", confie un journaliste du site, sous couvert de l'anonymat.
"D'autres médias seront bientôt bloqués", confirme Lev Ponomarev, un défenseur respecté des droits humains, déjà interpellé pour avoir manifesté contre la guerre comme des milliers d'autres Russes lors de petits rassemblements à travers le pays.
C'est une "chape de plomb qui s'abat", observe auprès de l'AFP Jeanne Cavelier, responsable de la Russie pour l'ONG Reporters sans frontières.
Outre Ekho Moskvy et Dojd, au moins six médias russes ont été bloqués par Roskomnadzor depuis le début de l'invasion de l'Ukraine le 24 février, dit-elle.
Et le site d'informations en langue russe The Village a été interdit mercredi soir par le régulateur des médias.
Aucun média indépendant ne sera épargné, pas même Novaïa Gazeta, dont le rédacteur en chef Dmitri Mouratov a reçu le prix Nobel de la Paix en 2021, prédit Mme Cavelier. "Ils seront bloqués d'un jour à l'autre", tout comme les publications locales qui refuseraient de plier.
Au lendemain de l'interdiction de Dojd, son rédacteur en chef Tikhon Dziadko a annoncé sur Telegram avoir fui la Russie, comme certains de ses collègues, se disant "en danger".
- Internet, "espace libre" -
La "guerre contre les médias" constitue "le second front" de l'invasion en Ukraine, estime Mme Timtchenko. Car "le Kremlin a peur de perdre cette guerre de l'information", ajoute M. Ponomarev.
Du côté des médias d'Etat, on met les bouchées doubles, à l'image de l'émission télévisée dominicale à rallonge de Dmitri Kisselev, porte-voix du Kremlin, qui proclamait, en présentant les forces nucléaires russes: "A quoi bon avoir un monde dans lequel la Russie n'existe plus".
"Comme si on retournait à l'époque soviétique, à la différence que maintenant, internet existe et reste un espace libre", souligne Mme Cavelier, qui s'attend au blocage de sites et à des arrestations de journalistes.
Alexeï Moukhine, directeur du Centre des informations politiques, pro-Kremlin, souligne que "la censure est tout simplement impossible à l'ère d'internet" et dément toute offensive contre des médias respectables.
En revanche, selon lui, le pouvoir fait face à "des opposants politiques devenus fous et qui participent à la guerre de l'information, propageant de la propagande ukrainienne et générant de la panique".
Pour Mme Timtchenko, la directrice de Meduza, l'issue de cette bataille ne fait pas de doute. "J'ai l'impression que l'objectif final (du président russe Vladimir) Poutine est qu'il ne demeure qu'avec ceux qui sont en sa faveur. Les autres seront forcés à fuir ou éliminés."
K.Thomson--BTB