-
Au Brésil, Lula à la conquête d'un quatrième mandat, avec l'ombre de Trump
-
Colombie : au moins 14 blessés dans l'explosion d'un camion piégé, à six jours de l'investiture du président élu
-
Tour de France femmes: Wiebes, la force de l'habitude
-
Natation: "J'ai un peu galéré", reconnaît Léon Marchand avant les Championnats d'Europe
-
Basket: la Fédération confirme l'exclusion de Monaco de l'élite
-
"Rêve brisé", la désillusion de Marocains renvoyés de Ceuta
-
Grèce: les pompiers poussés "à leurs limites" face à de violents incendies
-
Environ 300.000 personnes à la marche des fiertés de Hambourg, une semaine après l'attentat à Berlin
-
En Gironde, l'angoisse d'une saison perdue malgré la réouverture des commerces et campings
-
Colombie: au moins 11 blessés dans l'explosion d'un camion piégé, à six jours de l'investiture du président élu
-
Pakistan : l'alpiniste Nirmal Purja et les neuf membres de son expédition tués par une avalanche
-
Nirmal Purja, l’alpiniste qui repoussait sans cesse les limites
-
Kosovo: sept dépouilles retrouvées dans une fosse commune de la guerre des années 1990
-
À Ceuta, un aller-retour pour les migrants, épuisés et sans espoir
-
L'UEFA tacle sèchement Infantino, malgré son revirement sur son projet controversé
-
Mégafeu en Gironde: extinction, reconstruction, replantation... Le chantier de l'après
-
Grèce: une station balnéaire proche d'Athènes menacée par un violent incendie
-
Dix morts dans une nouvelle attaque russe de missiles balistiques à Kiev
-
Des pèlerins iraniens affluent en Irak pour le premier Arbaïn depuis la guerre
-
Ceuta: les migrants renvoyés au Maroc, Madrid réclame une réunion européenne d'urgence
-
Canicule, incendies... L'étrange été du tourisme en France
-
Au port égyptien frappé par un drone, une course contre la montre pour éviter le pire
-
La Hongrie n'exclut pas un arrêt dès ce week-end de son unique centrale nucléaire, à cause de la canicule
-
France: l'électrique dépasse un tiers des ventes de voitures neuves en juillet
-
Crise de Ceuta: "la quasi-totalité" des migrants sont rentrés au Maroc, selon Madrid
-
Autour d'Evian, 30 ans d'adaptation des pratiques agricoles pour protéger l'eau minérale
-
Mégafeu en Gironde: Le Porge, village martyr au bord de la "psychose", se barricade
-
En Polynésie française, les antennes Starlink toujours interdites... mais très utilisées
-
Dans un hôpital de l'Essonne, une unité à l'écoute des enfants maltraités
-
Après l'afflux migratoire à Ceuta, France et Italie renforcent les contrôles aux frontières
-
Incendies: pas de propagation dans le Var, mégafeu toujours "contenu" en Gironde
-
Pakistan: reprise des recherches pour sept alpinistes disparus, trois corps retrouvés
-
Tour de France femmes: un alléchant duel Ferrand-Prévot - Vollering
-
Varsovie et Kiev exhument les victimes de Volhynie au cœur d’une querelle diplomatique
-
Face à des médias combatifs, l'offensive judiciaire de Trump marque le pas
-
En Californie, canicules et fortes houles épuisent les sauveteurs
-
Neuf morts dans une nouvelle attaque russe de missiles balistiques à Kiev
-
Infantino renonce aux investissements privés à la Fifa
-
Neufs morts à Kiev dans une nouvelle attaque de missiles balistiques russe
-
Après l'afflux migratoire à Ceuta, mesures sécuritaires en France et Italie
-
Incendies: renforts dans le Var, le feu contenu en Gironde
-
Nouvelle attaque de missiles balistiques à Kiev, au moins quatre morts
-
Infantino fait marche arrière sur les investissements privés à la Fifa
Décimée en Méditerranée, la grande nacre au coeur d'un projet de sauvetage
Comme des trésors, huit grandes nacres de Méditerranée sont délicatement extraites d'un étang au nord de Perpignan, direction le laboratoire.
Engagés dans une course contre la montre, des chercheurs tentent de sauver ce deuxième plus grand mollusque au monde, menacé d'extinction.
"Aujourd'hui, elle ne survit que dans certaines lagunes. En mer, il n'y a plus de vraie population capable de se reproduire, seulement quelques individus ici et là", se désole Serge Planes, directeur de recherche au CNRS, fixant l'étang de Salses-Leucate.
Il aurait été introduit en Méditerranée par des cargos en provenance de ports africains ou américains, selon l'hypothèse la plus probable.
"On a démarré les travaux en 2018, en essayant de soigner les nacres malades", explique à l'AFP Pascal Romans, responsable du service d'aquariologie à l'Observatoire océanologique de Banyuls-sur-Mer et ingénieur de recherche à Sorbonne Université.
Très vite, les scientifiques se rendent compte que c'est peine perdue et se recentrent sur l'idée de conservation et reproduction des individus sains en captivité.
Premier objectif: "arriver à déclencher des pontes, même hors période naturelle de reproduction, en jouant sur les paramètres environnementaux dans les aquariums comme la température ou la salinité", détaille M. Romans.
- "Pas gagné" -
Flanqué d'un masque et d'une combinaison de plongée, Titouan Morage, ingénieur d'études au Centre de recherches insulaires et observatoire de l'environnement (CRIOBE) de Perpignan, scanne attentivement le fond de l'étang de Salses-Leucate, situé à cheval entre les départements de l'Aude et des Pyrénées-Orientales.
Près de 100.000 grandes nacres (Pinna nobilis), encore épargnées par le parasite tueur, y côtoient oursins et huîtres d'élevage.
En grattant le sol pour dégager du sable, sans l'abîmer, ce bivalve aux allure de moule géante, M. Morage en extrait huit au total.
Emballées dans du coton, ces grandes nacres feront le voyage jusqu'à l'animalerie marine de recherche hébergée par l'aquarium de Canet-en-Rousillon, une vingtaine de kilomètres plus au sud.
Là-bas, calées au fond d'un bassin par paires, elles sont soumises par le chercheur à un choc de température qui va favoriser une libération de gamètes.
"On a réussi à obtenir des phénomènes de reproduction, et des oeufs fécondés sont devenus larves", se félicite Titouan Morage.
Mais, trouver la séquence alimentaire permettant de les faire passer du stade larvaire à celui dit de "colonisation", avec la formation de la coquille et sa fixation au fond sablonneux, "n'est pas encore gagné", témoigne Pascal Romans.
"Actuellement, on arrive uniquement à une dizaine de jours d'élevage, sachant que la phase larvaire dure généralement trois semaines", poursuit le chercheur.
- "Comme le panda" -
A long terme, l'équipe dédiée à ce programme espère être en mesure d'accumuler un important stock d'élevage de nacres en captivité, afin de repeupler le milieu naturel, "une fois que la relation entre hôte et parasite sera stabilisée", ajoute-t-il.
Et le temps presse, car une autre inquiétude hante les esprits: "la possibilité d'une transmission inter-espèce: à un moment donné, lorsque le parasite a décimé l'espèce cible, il peut se transférer sur une autre espèce, et là, est-ce que ce sera les huîtres de consommation? Les moules?", s'interroge Serge Planes, qui pilote le projet de suivi et de sauvegarde des nacres, emblématiques de Méditerranée.
Dans l'Antiquité, son byssus -fibres très résistantes leur permettant d'adhérer au substrat- était utilisé pour la fabrication de tissus ou d'armures de protection. La grande nacre a également été consommée, notamment en Grèce et en Turquie, jusqu'à avant sa quasi-disparition, rappelle le chercheur.
Mais au-delà de son utilité réelle pour l'homme ou les fonds marin, c'est l'aspect "patrimonial" qu'elle représente que M. Planes met en avant pour sa sauvegarde: "pourquoi s'inquiète-t-on beaucoup de la disparition du panda? C'est un peu l'équivalent. C'est un symbole de la capacité ou pas de l'homme à empêcher la dégradation des milieux naturels", selon lui.
O.Lorenz--BTB