-
Grèce: les pompiers toujours mobilisés contre les flammes au nord-ouest d'Athènes
-
Juillet 2026, mois le plus chaud jamais enregistré en France, et l'un des plus secs
-
Ligue des champions: Lyon en quête de repères face au Sparta Prague, Openda attendu
-
Après le mégafeu de Gironde, la forêt entre mesures d'urgence et réflexion sur son avenir
-
Moyen-Orient: BP voit ses bénéfices s'envoler dans le sillage des autres majors
-
Juillet 2026, mois le plus chaud jamais enregistré en France (Météo-France)
-
Honduras: l'ex-président Hernandez, gracié par Trump, comparaîtra libre à son procès
-
En bord de Méditerranée, des patrouilles de drones dopés à l'IA pour éviter les noyades
-
Recyclage électronique : le trésor qui dort dans les téléphones de la Banque d'Angleterre
-
Pour le Japon, il devient "urgent" de renforcer son armée
-
Incendies aux Etats-Unis: un suspect arrêté, les pompiers luttent pied à pied
-
Un navire touché à Ormuz, qui pourrait rouvrir dans la journée selon Trump
-
Nouveau record pour la Bourse de Paris, les prix du pétrole offrent un répit
-
Grèce: les pompiers toujours à la lutte contre les flammes au nord-ouest d'Athènes
-
Masters 1000 de Montréal: Monfils s'offre un deuxième tour
-
Le sud-est des Pays-Bas touché par un feu de forêt
-
Fusées, Starlink, IA: SpaceX passe son premier oral devant Wall Street
-
Le ministre américain de la Justice en passe d'être confirmé par le Sénat
-
A couteaux tirés, les Européens se retrouvent pour un échange franc sur Ceuta
-
Les primaires dans le Michigan, miroir des fractures du Parti démocrate américain
-
Wall Street clôture en nette hausse, record du Dow Jones
-
La ville ravagée par les incendies dans le nord-ouest américain ressemble à une "zone de guerre"
-
Le "Conseil de Paix" de Trump rassure Israël après ses inquiétudes sur le plan pour Gaza
-
Trump assure que les discussions avec Téhéran ont repris, malgré le démenti iranien
-
Var: l'incendie reste contenu mais "extrême vigilance" face aux rafales de vent
-
Grèce: reprise du feu près d'Athènes, nouvelles évacuations
-
La Bourse de Paris bat son record absolu, poussé par la détente des prix du brut
-
A Cuba, le courant peu à peu rétabli après une nouvelle panne totale
-
Tour de France Femmes: la Norvégienne Haugset remporte la 3e étape et prend le maillot jaune
-
"C'est très dur" : obsèques d'une famille décimée par une frappe russe en Ukraine
-
Bourse: séance de records pour Paris, Francfort et Madrid avec la baisse des prix de l'énergie
-
Au Porge, des maisons et des vies en ruines au retour des sinistrés
-
Israël s'inquiète de l'accord annoncé par Trump en vue d'une sortie de guerre à Gaza
-
Sur le flanc est de l'OTAN, les start-up baltes innovent pour contrer la menace russe
-
Ceuta: le Maroc a-t-il laissé passer les migrants, et dans quel but?
-
Le chef Jean Imbert, soupçonné de violences conjugales, "entendu" par les enquêteurs
-
Grèce: reprise du feu près d'Athènes, les bombardiers d'eau en action
-
Le chef Jean Imbert, soupçonné de violences conjugales, "entendu" depuis lundi matin par les enquêteurs
-
Wall Street en hausse, soutenue par la chute du pétrole
-
Mégafeu en Gironde: des pompiers ukrainiens interviennent, une première
Le rire rend les bonobos optimistes
Chez les bonobos, le rire aide à voir la vie du bon côté. Les vocalisations liées au jeu, proches du rire humain, induisent chez ces singes des émotions positives qui influencent leur comportement, suggère une étude.
"Les émotions sont connues pour influencer un large éventail de fonctions cognitives, comme la mémoire, l'attention et la prise de décision", rappelle à l'AFP Sasha Winkler, co-autrice de l'étude publiée jeudi dans Scientific Reports.
Mais les émotions positives sont moins bien étudiées que les affects négatifs tels que la peur, qui "ont des corrélats comportementaux évidents, comme l'immobilisation ou la fuite, faciles à observer et à mesurer", constate la chercheuse en anthropologie évolutionnaire à l'université Duke (États-Unis), selon qui ce biais de recherche s'explique également par la "réticence à attribuer des émotions aux animaux".
Le rire est ainsi traditionnellement considéré comme le propre de l'homme. Il existe pourtant beaucoup de similitudes entre celui-ci et les signaux émis par d'autres animaux lors du jeu.
Les grands singes produisent des vocalisations ressemblant au rire lorsqu'ils sont chatouillés ou pendant des jeux brusques, tout comme les enfants humains.
Ces vocalisations partagent une origine évolutive commune avec le rire humain et les scientifiques pensent qu'elles servent à réduire le risque que le jeu soit interprété comme une agression.
Elles pourraient être le vecteur d'une contagion émotionnelle, un processus par lequel des signaux émotionnels émis par un individu déclenchent des états similaires chez d'autres.
Pour vérifier l'influence du rire, les autrices de l'étude ont mené une expérience auprès de bonobos du centre d'études et de conservation Ape Cognition and Conservation Initiative à Des Moines (États-Unis).
- Empathie -
Celle-ci a nécessité un entraînement de deux à quatre mois. "Une des difficultés principales était que les bonobos ne participaient que s'ils en avaient envie: ils avaient le choix de se séparer volontairement de leur groupe pour participer aux séances dans une autre pièce", raconte Mme Winkler.
Mali, une femelle bonobo de 14 ans, et Teco, Nyota et Kanzi, trois mâles de 12, 24 et 41 ans, se sont d'abord familiarisés avec une boîte noire contenant de la nourriture et une boîte blanche vide.
Les chercheuses les ont entraînés à repousser la blanche, qui ne contenait pas de récompense. Avant d'ajouter de manière aléatoire trois boîtes de couleurs ambigües, allant du gris clair au gris foncé, qui ne contenaient de la nourriture que dans la moitié des cas.
Lors de certains tests, elles ont diffusé des enregistrements de rires de bonobos, tandis que d'autres étaient accompagnés d'un bruit de vent, servant de contrôle.
Les bonobos se sont approchés de la boîte noire dans 93% des cas et de la boîte blanche dans seulement 1%.
Lorsqu'ils étaient confrontés aux boîtes grises, ils se sont approchés plus fréquemment des boîtes foncées que des boîtes claires. Mais ils avaient trois fois plus de chances d'aller vérifier les boîtes grises lorsqu'ils entendaient des rires.
"Ils tendaient à se comporter de façon plus optimiste", résument les autrices.
Ces résultats soutiennent la théorie selon laquelle les signaux communicatifs ont "évolué principalement pour modifier le comportement des récepteurs en influençant leurs états affectifs, plutôt que pour transmettre une information précise", avance Mme Winkler.
"Que le simple fait d'entendre un rire, sans aucun contexte visuel ou social, puisse influencer les prises de décision chez les bonobos montre à quel point ces effets émotionnels peuvent être larges", ajoute-t-elle.
La contagion émotionnelle est considérée comme une composante essentielle de l'empathie, qui joue un rôle "important dans l'évolution des comportements prosociaux, permettant la coopération à grande échelle que l'on observe dans les sociétés humaines", poursuit l'anthropologue.
"Comprendre à quel moment nos ancêtres communs avec les autres grands singes ont développé ces aspects de l'empathie a des implications importantes pour mieux comprendre notre propre sociabilité", souligne-t-elle.
M.Betschart--VB