-
Trump menace de bombarder centrales et ponts iraniens, Téhéran promet de riposter
-
Wall Street clôture en baisse avant les résultats d'Alphabet
-
Venezuela: un procès Maduro fixé au 1er juin 2027 à New York
-
Sur le départ, la ministre Monique Barbut va rester, tant qu'elle peut "agir"
-
La Bourse de Paris dans le vert grâce à Airbus et TotalEnergies
-
Tour de France: Jasper Philipsen, la lumière à Voiron
-
Recherche en ligne: Google lance ses résumés par IA en France, la presse inquiète
-
Hongrie : Orban affirme que l'enquête sur son parti est un "prétexte"
-
Les Bourses européennes terminent en hausse malgré le pétrole et les taux
-
Canicule de juin : une surmortalité record depuis 2003, marquée aussi chez les jeunes
-
Ukraine : 24 heures dans l'hôpital de Dnipro, au rythme ordinaire de la guerre
-
Sur le départ, la ministre Monique Barbut va rester, "à la demande" de Macron
-
Dans les massifs forestiers, l'ONF mesure la sécheresse des végétaux pour prévenir les incendies
-
Ormuz, Bab el-Mandeb ou Malacca: les détroits, zones de tensions géopolitiques et commerciales depuis le XVIe siècle
-
Wall Street en ordre dispersé, les investisseurs jouent la carte de la prudence
-
Trump menace de bombarder centrales et ponts iraniens, dans une guerre dont les coûts s'envolent
-
Royaume-Uni : le prince George fête ses 13 ans, avant la rentrée à Eton
-
Ebola en RDC et en Ouganda: le bilan dépasse désormais les 1.000 morts, selon l'OMS
-
Maduro de retour au tribunal à New York
-
En Inde, la crise entre les jeunes "cafards" et le gouvernement s'installe
-
Neuf mois après le cambriolage du Louvre, la galerie d'Apollon rouvre, sans ses joyaux
-
La publicité virtuelle bientôt autorisée sur les terrains de sport français?
-
A 100 km de Madrid, 32.000 hectares brûlés et l'angoisse d'un feu "féroce et sauvage"
-
Ukraine : qui est Mykhaïlo Drapaty, le nouveau commandant en chef de l'armée ?
-
La dix-huitième étape du Tour: premier volet de la trilogie alpestre
-
Sur le départ, la ministre de la Transition écologique va finalement rester, "à la demande" de Macron
-
A 90 ans, un médecin bulgare toujours au chevet de ses patients villageois
-
Dans la maison natale d'Hitler, l'Autriche ouvre un commissariat
-
Royaume-Uni: l'inflation ralentit, coup de pouce bienvenu au pouvoir d'achat pour le nouveau gouvernement
-
Il avait lancé Geo, Voici, Capital : le fondateur de Prisma, Axel Ganz, est mort à 88 ans
-
Lutte acharnée contre les brasiers de l'incendie du Var qui a parcouru 2.550 hectares
-
Le Livret A jamais autant boudé au premier semestre depuis 2008
-
Recherche en ligne: Google lance ses résumés par IA en France
-
L'empreinte carbone des mines de métaux plus importante que l'on ne le pensait, selon une étude
-
Dans une Tunisie écrasée par la chaleur, les coupures d'électricité attisent la colère
-
OpenAI fait état d'un piratage "sans précédent" d'une plateforme par ses agents d'IA
-
L'ancien patron de presse magazine Axel Ganz, fondateur de Prisma, est mort
-
Royaume-Uni: l'inflation ralentit, une aubaine sans doute temporaire pour le nouveau Premier ministre
-
Budget: Lecornu ne veut pas attendre la présidentielle
-
La Bourse de Paris en petite hausse, les taux d'emprunts flambent
-
Royaume-Uni: l'inflation ralentit, aubaine pour le nouveau gouvernement
-
ArcelorMittal visé par plusieurs redressements fiscaux en France
-
Barrage illégal dans le Lot-et-Garonne: amende alourdie pour l'ex-président de la chambre d'agriculture
-
Lutte acharnée contre l'incendie du Var qui a parcouru 2.550 hectares
-
L'incendie du Var "a continué de progresser", plus de 2.300 foyers privés d'électricité
-
Algérie: six morts depuis le début de la vague d'incendies
Au Cachemire, vivre à quelques mètres de ses proches, mais hors de portée
Le Cachemiri Raja Basharat peut apercevoir la tombe de son frère de l'autre côté de la rivière qui divise cette région disputée entre l'Inde et le Pakistan, mais ne peut s'y rendre pour l'Aïd al-Adha, comme c'est la tradition pour les musulmans.
La fête religieuse a été un douloureux rappel de la séparation imposée aux familles cachemiries entre les deux parties de la région himalayenne, dans une atmosphère toujours plus tendue après une forte escalade l'an dernier.
"L'Aïd est une fête de joie et de célébration, mais pour nous elle est devenue un symbole de chagrin, de tristesse et d'impuissance", dit Raja Basharat, qui vit dans la région du Cachemire administrée par le Pakistan.
Regardant la voie d'eau qui marque la frontière de facto, il se remémore avec douleur la mort de son frère Raja Liaqat, survenue en avril du côté administré par l'Inde.
Au lieu de se rendre sur la tombe de son frère, à quelques mètres seulement, pour l'Aïd al-Adha, qui s'est achevé jeudi au Pakistan, il n'a pu que la regarder de loin.
"Parfois, j'ai envie de sauter dans cette rivière", confie-t-il. "Si nous ne pouvions pas vivre ensemble dans ce monde, alors peut-être pourrions-nous au moins reposer ensemble après la mort."
Le Cachemire reste une source de tension entre les puissances nucléaires indienne et pakistanaise depuis la partition de l'Inde britannique en 1947.
Les deux pays revendiquent l'intégralité de la région, mais en administrent des portions distinctes.
La Ligne de contrôle, longue de 740 kilomètres, sert de frontière militaire divisant le territoire, traversant montagnes, forêts, villages et, dans certains cas, séparant des familles.
- Cette rivière "a déchiré des familles" -
Au fil des décennies, mariages, funérailles et célébrations familiales se sont souvent déroulés sans la présence de proches qui vivent pourtant à très courte distance.
"Cette rivière est visible par tous aujourd'hui, mais en réalité elle n'a pas seulement divisé deux pays, elle a aussi déchiré des familles", déclare Laiba Raja, la nièce de Raja Liaqat. "Lors de l'Aïd, les gens rendent visite à leurs proches (...) mais où sommes-nous censés aller ?"
Pendant des années, des familles séparées par la frontière se rassemblaient sur les rives opposées de la rivière pour se saluer et apercevoir brièvement leurs proches.
Mais le regain de tensions entre les deux pays et le renforcement des mesures de sécurité ont quasiment fait disparaître ces rencontres informelles en face-à-face.
Les liens entre les deux pays voisins se sont raidis l'an dernier après une attaque dans le Cachemire administré par l'Inde qui a fait 26 morts, principalement des touristes hindous, entraînant leur pire conflit depuis des décennies.
Selon Uzair Ahmed, le dirigeant d'une organisation de réfugiés cachemiris basée dans la partie administrée par le Pakistan, environ 48.000 réfugiés vivent actuellement dans des camps et des villes à travers le Pakistan.
Beaucoup continuent de nourrir le mince espoir de pouvoir un jour se réunir avec des proches de l'autre côté de la frontière.
Alors que le soir tombe sur Keran, les montagnes projettent de longues ombres sur la rivière servant de démarcation, tandis que des enfants jouent près de l'eau et que des soldats montent la garde depuis des postes éloignés.
Par beau temps, les habitants peuvent voir des maisons sur la rive opposée.
"Nos anciens sont morts en attendant le jour" où ils pourraient embrasser leurs proches, prier ensemble ou faire leurs adieux aux personnes décédées, dit M. Ahmed.
"Maintenant, une nouvelle génération grandit avec le même espoir."
K.Sutter--VB