-
Les animaux migrateurs de plus en plus menacés d'extinction, selon un rapport
-
Trump limoge sa ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem
-
Cyclisme: Pauline Ferrand-Prévot vise la gagne pour sa rentrée sur les Strade Bianche
-
Le Royaume-Uni annonce le déploiement de nouveaux avions de chasse dans le Golfe
-
Biathlon: après la folie des JO-2026, une reprise délicate pour les Françaises
-
L'Iran dément avoir visé l'ambassade américaine à Ryad, selon l'ambassadeur à l'AFP
-
Britney Spears arrêtée pour conduite sous emprise en Californie
-
Des vers de terre et des champignons pour fertiliser le sol lunaire
-
Britney Spears arrêtée pour conduite sous emprise en Californie (médias)
-
Le Sri Lanka abrite un navire de guerre iranien par crainte d'une attaque américaine
-
Trump veut choisir le prochain dirigeant iranien, la panique gagne Beyrouth
-
La Bourse de Paris repart à la baisse, rattrapée par les prix du pétrole
-
L'inquiétude gagne à nouveau les marchés financiers face à la guerre au Moyen-Orient
-
Nouveau code de déontologie: les pharmaciens doivent agir contre les violences
-
Moyen-Orient : l'utilisation présumée de l'IA dans des frappes soulève de sérieuses questions, selon un expert
-
Violences conjugales: les généralistes questionnent trop peu les patientes, selon la HAS
-
Le patron de Paramount Skydance dit vouloir préserver l'indépendance de CNN
-
Moyen-Orient: les Bourses européennes cèdent face à la hausse des prix du pétrole
-
Prix du carburant: sous pression de l'opposition, le gouvernement défend son action
-
Transport maritime: Ormuz classé "zone de guerre", des milliers de marins peuvent demander un rapatriement
-
Cuba: le réseau électrique reconnecté, le courant revient lentement
-
Le ministre britannique de la Défense à Chypre après des attaques de drones
-
Les marchés financiers naviguent à vue face à la guerre au Moyen-Orient
-
Ameublement: une seule offre globale déposée pour la reprise d'Alinea
-
Kiev et Moscou échangent 200 prisonniers de guerre de chaque camp
-
Wall Street dans le rouge, la hausse des prix du pétrole pèse
-
20.000 marins et 15.000 passagers bloqués dans le Golfe à cause de la guerre
-
Un deuxième navire iranien près du Sri Lanka après le torpillage d'une frégate
-
Les Bourses mondiales naviguent à vue sur fond d'incertitudes face à la guerre au Moyen-Orient
-
DHL confronté à des restrictions aériennes et maritimes changeant "d'heure en heure", selon son patron
-
Hausse du carburant: l'Etat n'est pas le "grand gagnant" assure le ministère de l'Economie
-
DHL confronté à des restrictions aériennes et maritimes "heure par heure", selon son patron
-
Kiev et Moscou échangent d'ici vendredi 500 prisonniers de guerre, selon le négociateur russe
-
Cuba: le réseau électrique reconnecté après une nouvelle panne
-
F1: premiers éléments de réponse attendus à Melbourne pour le top départ de la saison
-
Nouvelle journée de frappes tous azimuts au Moyen-Orient
-
Guerre au Moyen-Orient: la zone euro sous pression si la hausse des prix d'énergie perdure, selon la Bundesbank
-
Juste "One direction": les fans de Harry Styles se pressent dans la ville d'enfance de la star
-
Affaire Elisa Pilarski: Christophe Ellul assure n'avoir "pas fait d'aveux"
-
L'explosion des smartphones d'occasion, favorisée par une prise de conscience écologique croissante
-
Mort de Nahel Merzouk: le policier auteur du tir sera jugé pour violences et non pour meurtre
-
Cinq choses à savoir sur le nouveau plan quinquennal de la Chine
-
Moyen-Orient: les Bourses en Europe plient face à la hausse des prix de l'énergie, rebond de l'Asie
-
Attaque du Mémorial berlinois de l'Holocauste: un jeune Syrien condamné à 13 ans de prison
-
Jeux paralympiques: Arthur Bauchet, ambition quintuplé
-
Le Sénat américain refuse de limiter les pouvoirs de Trump contre l'Iran
-
Japon: troisième échec du lancement d'une fusée par une start-up
-
En Afghanistan, des manifestations de soutien au gouvernement taliban face au Pakistan
-
Guerre au Moyen-Orient: coup de froid sur le tourisme
-
Les Népalais votent pour une scrutin crucial six mois après le soulèvement de la Génération Z
A Berlin, la colère des habitants victimes d'une coupure d'électricité
Sans électricité ni chauffage pour le troisième jour de suite, alors que Berlin connaît des températures glaciales: les habitants du secteur de la capitale allemande victimes d'un incendie criminel, revendiqué par un groupe d'extrême gauche, font part de leur colère.
La coupure d'électricité massive a également relancé le débat sur la résilience des infrastructures allemandes face à de récentes attaques, derrière lesquelles beaucoup voient la main de la Russie.
Rencontrée lundi par l'AFP à la mairie de Zehlendorf, transformé en centre d'hébergement d'urgence, Jutta Herter est "tout simplement furieuse" contre les auteurs de l'incendie, survenu tôt samedi, de quinze câbles électriques sur un pont près d'une centrale électrique.
Rapidement maîtrisé, il a tout de même laissé 45.000 foyers et 2.200 locaux commerciaux de ce secteur huppé du sud-ouest de la ville - enneigée - sans électricité.
Mais aussi, pour beaucoup d'entre eux, sans eau chaude ni chauffage. Car la coupure affecte aussi le réseau local de chauffage urbain - qui transporte la chaleur via un réseau de canalisations - qui fonctionne à l'électricité.
Jutta Herter, une retraitée de 77 ans, et son mari ont donc allumé un feu dans leur chambre, heureusement dotée d'une cheminée.
Mais cela n'a fait grimper la température qu'à 13°C, tandis que dans d'autres, "il ne fait que 8°C", explique-t-elle.
Le couple a donc trouvé refuge dans la mairie du quartier, où plusieurs dizaines de lits de camp ont été installés. Autour d'eux, d'autres habitants sont venus chercher, outre la chaleur et des boissons chaudes, un accès à l'électricité pour recharger téléphones et ordinateurs.
Des amis ont bien proposé de les héberger, mais le couple âgé a choisi de rester près son domicile pour y empêcher un éventuel gel des canalisations.
"On se demande qui sont ces gens, ce qu'ils ressentent", dit-elle à propos des auteurs d'un acte "inimaginable" et "incompréhensible".
- "Vulnérables" -
L'attaque a été revendiquée en ligne par le groupe d'extrême gauche "Vulkangruppe" (Groupe Volcan) qui a dit vouloir viser "l'économie des combustibles fossiles".
Elle rappelle une attaque similaire revendiquée par un groupe anarchiste en septembre, lorsque des pylônes électriques avaient pris feu, provoquant une coupure affectant des dizaines de milliers d'habitants de Berlin, cette fois-là dans le sud-est.
Le renseignement intérieur allemand "analyse actuellement" l'authenticité de la lettre de revendication, a indiqué lundi une porte-parole du ministère de l'Intérieur.
Cette attaque survient dans un contexte d'accusations croissantes de l'Allemagne, soutien majeur de l'Ukraine, envers la Russie pour ses "attaques hybrides", allant de survols de drones à la désinformation en ligne.
Une option envisageable pour le député conservateur Roderich Kiesewetter, expert des questions de sécurité, qui a rappelé sur Welt TV qu'en septembre déjà, "on avait évoqué la possibilité que la Russie soit derrière" l'incident.
Selon lui, la longue lettre de revendication du Groupe Volcan contient un indice: "une rétrotraduction en russe offre une bien meilleure expression que l'allemand bancal qu'on lit là".
"Autrement dit, soit l'extrême gauche ne maîtrise pas correctement l'allemand, soit elle se fait dicter quoi dire", a-t-il ajouté, jugeant que "rien ne peut être exclu" dans l'affaire.
- Seniors transférés -
L'incident montre en tout cas "une fois de plus" que "nos infrastructures critiques sont vulnérables", a reconnu lors d'une conférence de presse le maire de Berlin Kai Wegner.
Epaulés par l'armée et des associations caritatives, les services d'urgence de Berlin secourent depuis samedi les personnes touchées dans le district de Steglitz-Zehlendorf.
En priorité les résidents d'établissements pour personnes âgées, transférés vers des hébergements chauffés.
Plusieurs hôtels, écoles et centres sportifs ont également été transformés en centres d'hébergement d'urgence.
Environ 14.500 foyers avaient été reconnectés au réseau lundi à la mi-journée, selon les autorités locales, mais le courant ne devrait pas être entièrement rétabli avant jeudi.
A la mairie, Philipp Pasemann, 32 ans, rechargeait son téléphone, emmitouflé dans un manteau épais et un bonnet.
Ce fonctionnaire a réussi à dormir chez lui à Zehlendorf, jusqu'à présent. Malgré l'absence de chauffage, d'eau chaude, d'électricité et de lumière, ses volets électriques ne pouvant plus être relevés.
"Il fait très froid, mais j'ai plusieurs couvertures, des chaussettes et des trucs comme ça, donc ça va encore", a-t-il résumé à l'AFP.
M. Pasemann a aussi dit à son colocataire, qui devait rentrer ce lundi, "qu'il ferait mieux d'attendre quelques jours de plus".
S.Gantenbein--VB