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Israël : les blessures invisibles d'anciens combattants rentrés de Gaza
"Le cri de mon soldat appelant à l'aide, peu importe où je suis, je l'entendrai toujours." Israël Ben Shitrit, capitaine israélien témoigne des fantômes de la guerre de Gaza qui le poursuivent, des mois après son retour du front.
Pour cet officier de réserve grièvement blessé au combat début 2024, outre ce compagnon d'armes qu'il n'a pas pu sauver, "il y a beaucoup de déclencheurs, beaucoup de flashbacks".
"Quand j'entends un hélicoptère, ça me ramène à Khan Younès", grande ville du sud de la bande de Gaza, théâtre de violents combats entre soldats israéliens et combattants palestiniens, a-t-il témoigné en septembre devant une commission parlementaire lors d'une session consacrée à une récente vague de suicides de soldats israéliens atteints de trouble de stress post-traumatique (TSPT).
Aucune guerre engageant Israël n'a duré aussi longtemps et n'a mobilisé autant de soldats depuis la création de l'Etat en 1948 que celle déclenchée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023.
Le cessez-le-feu fragile entre le Hamas et Israël entré en vigueur le 10 octobre sous la pression de Washington laisse entrevoir l'espoir d'une fin des hostilités mais les blessures psychiques dans les deux camps mettront des années à être apaisées sinon guéries.
Un rapport de l'armée israélienne datant de juillet recense 9.000 demandes de reconnaissance de "souffrances psychiques" adressées aux services de santé militaires depuis le 7-Octobre.
A titre de comparaison, la guerre de Gaza de l'été 2014, déjà contre le Hamas et qui avait duré moins de deux mois, avait entraîné la reconnaissance par l'armée de 159 cas de soldats souffrant de traumatismes psychiques.
- "Beaucoup s'effondrent" -
Entre deux rendez-vous avec des soldats revenus du combat, Tuly Flint, psychologue spécialiste du TSPT, en explique l'impact sur les patients.
"On parle souvent du taux de suicide, mais ce n'est que la partie visible de l'iceberg. Nous constatons de la violence, notamment de la violence au sein de la famille. Nous voyons des familles se déchirer, des couples se séparer", dit-il à l'AFP, "beaucoup de gens s'effondrent".
Déterminé à aider les militaires brisés mentalement par la guerre à Gaza, Tom Wasserstein met en place pour eux des maisons d'accueil.
Son engagement découle d'un drame familial: son jeune frère Roï, 24 ans, a mis fin à ses jours en juillet après plus de 300 jours de réserve dans la bande de Gaza comme infirmier militaire.
"Si un soldat meurt de ses blessures au combat, et qu'un autre se donne la mort à cause de ce qu'il a vécu, c'est qu'ils ont été blessés tous les deux. L'un par balle, l'autre dans sa tête - mais c'est une blessure tout de même", dit-il à l'AFP. C'est "une blessure invisible" qui "mérite d'être prise en charge", insiste-t-il, racontant que son frère ne parlait jamais de ce qu'il vivait sur le front
"Il a sauvé des vies de son vivant et même dans sa mort il continuera d'en sauver" grâce à ce projet, veut croire M. Wasserstein.
Du côté israélien, l'attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.221 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP à partir de données officielles.
Les représailles militaires israéliennes sur la bande de Gaza ont fait plus de 68.200 morts, majoritairement des civils, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.
Selon l'armée israélienne, 478 soldats ont été tués dans la campagne sur Gaza depuis le début de l'offensive au sol fin octobre 2023.
- "Je reste avec toi ?" -
Des soldats souffrant de TSPT sont installés dans une tente installée devant le Parlement israélien depuis plusieurs semaines, dénonçant un manque de reconnaissance de leurs traumatismes dans la société.
Parmi eux, Micha Katz évoque le chiffre de 60 soldats qui se sont suicidés ces dernières semaines. Interrogée par l'AFP sur les suicides en son sein, l'armée israélienne n'a communiqué aucune statistique.
"C'est pas qu'on veut se suicider, c'est qu'on est fatigué de vivre après avoir vu les horreurs de la guerre", explique Yoann Dobensky, ancien soldat franco-israélien qui passe plusieurs heures par jour dans la tente devant la Knesset.
"Il faut que le post-trauma soit reconnu comme une blessure [...] Ce n'est pas moins grave qu'une blessure physique, c'est une blessure de l'âme", dit-il.
Le capitaine Ben Shitrit a confié à l'AFP que plus d'un an après avoir été blessé, le TSPT s'ajoute à ses souffrances physiques.
"Il y a beaucoup de nuits où ma fille se réveille et me demande: Papa, je vais dormir ou je reste avec toi cette nuit ? Tu préfères quoi?" raconte-t-il.
Selon lui, "quand quelqu'un est blessé, ça affecte aussi ceux qui sont autour - la famille, les enfants": "Nos enfants voient tout, ressentent tout."
R.Kloeti--VB