-
Les Bourses européennes ouvrent en léger repli
-
L'impunité des meurtres de journalistes augmente, alerte l'Unesco
-
Le drame des effondrements de la rue d'Aubagne à nouveau en procès à Marseille
-
Crise dans l'éducation: blocages et manifestations en vue en France pour la reprise des cours
-
Nouvelles restrictions à Delhi pour lutter contre la pollution
-
Inde: des dizaines de milliers de manifestants contre la révision des listes électorales
-
Charles III va parler au Commonwealth avec "franchise" du passé esclavagiste du Royaume-Uni
-
NBA : les Warriors portés par leur jeunesse, les Lakers par Doncic
-
Mobilisation du 5 novembre en France: au tour du monde du travail de descendre dans la rue
-
Incendie de Crans-Montana : le point sur l'enquête
-
Élections de mi-mandat: Trump veut faire mentir les mauvais sondages dans les urnes
-
La nuit de la Toussaint, une montagne aux Philippines s'illumine pour ses morts
-
Après la sécheresse et les canicules, le piment d'Espelette cherche de l'eau
-
En Inde, les familles royales d'antan en quête de nouveaux rôles sociaux
-
Agriculture: réclamer les aides, une démarche pas évidente après un été éprouvant
-
La Corée du Sud prévoit un budget record pour l'IA en 2027
-
L'Ukraine et la Russie touchées par des cyberattaques après la fin de la trêve
-
F1: Antonelli sacré avec panache au Mexique
-
F1: l'Italien Kimi Antonelli devient le plus jeune champion du monde de l'histoire
Aux Philippines, une foule de fidèles catholiques autour du "Nazaréen noir" en quête de miracles
Des centaines de milliers de fidèles catholiques se pressent, pieds nus, jeudi dans les rues de Manille pour approcher une statue du Christ vieille de plusieurs siècles, considérée comme miraculeuse, pendant la procession qui clôt les festivités du Nazaréen noir.
La procession annuelle vers l'église Quiapo a commencé avant l'aube dans la capitale du pays d'Asie du Sud-Est en majorité catholique après une messe en plein air. Les autorités ecclésiastiques attendent plus de deux millions de personnes, venues de tout l'archipel, pour cette manifestation de dévotion catholique parmi les plus importantes au monde.
Des hommes et des femmes pieds nus, vêtus de chemises marron - la couleur de la robe de la statue en bois noire de Jésus - se précipitent pour toucher les cordes servant à tracter le char sur lequel la statue est perchée, protégée par une vitrine, espérant ainsi obtenir une bonne santé.
"J'avais prié pour que ma mère se remette de sa crise cardiaque", lors d'une précédente procession dit à l'AFP Dong Lapira, 54 ans, précisant avoir été bousculé et meurtri.
Mais il s'est juré d'essayer à nouveau jeudi, espérant cette fois voir sa femme guérie de ses calculs biliaires. "Le Nazaréen est très sacré. Il a exaucé de nombreuses prières", observe-t-il.
- Au péril de leur vie -
Des fidèles jettent frénétiquement des serviettes blanches à ceux chargés de garder le char, espérant obtenir des grâces. Les gardiens de la statue essuient avec la vitrine de la statue avant de les relancer dans la foule.
"Même s'il fait très chaud ou s'il pleut pendant la procession, je ne le sens pas du tout", assure à l'AFP Alvin Olicia, 38 ans, en charge du char. "J'aime ma fonction parce qu'en attrapant les serviettes des autres, j'ai l'impression de les relier à leur foi et au Nazaréen".
Même si les autorités ont interdit aux fidèles de monter sur le char, certains tentent tout de même leur chance, escaladant d'autres participants au péril de leur vie pour s'approcher de la statue sacrée.
Ester Espiritu, une Philippine de 76 ans, qui a parcouru 35 kilomètres depuis la province de Cavite, dit qu'il lui suffirait d'apercevoir la statue. "Même si j'ai du mal à venir ici en raison de mon âge (...) Je me sens heureuse et en bonne santé chaque fois que je vois le Nazaréen", explique Mme Espiritu, qui prie pour la guérison d'une blessure persistante à l'épaule.
La statue de bois grandeur nature a été apportée du Mexique aux Philippines au début du XVIIe siècle, peu après le début de la conquête coloniale espagnole. Sa couleur noire, d'où est tiré le nom de "Nazaréen noir", aurait été causée par un incendie à bord du galion espagnol dans lequel elle était transportée.
Pour le président Ferdinand Marcos cette célébration témoigne de "l'immense pouvoir et de la compassion de Dieu qui marche avec nous et entend nos prières, en particulier dans les moments difficiles", a-t-il souligné dans un communiqué.
Environ 14.500 policiers et forces de sécurité ont été déployés le long des six kilomètres du parcours de la procession.
Le réseau de téléphonie a été bloqué pour empêcher la détonation à distance d'engins explosifs, selon la police. Des équipes d'intervention d'urgence sont également mobilisées, La Croix-Rouge indiquant avoir prodigué de premiers soins à plus de 100 participants au cours des premières heures.
H.Kuenzler--VB