-
Inégalités, chômage et défiance: le Maroc vote pour des législatives sans grand favori
-
Canada: le vendeur de "kits de suicide" dans l'attente de sa peine
-
Sourd aux appels au multilatéralisme, Trump défend à l'ONU une Amérique toute puissante
-
Le chef de l'ONU organise un dernier sommet sur le climat à New York avant son départ
-
L'ex-jihadiste français Othman Garrido condamné à 30 ans de réclusion criminelle
-
Anthropic et OpenAI lancent de nouveaux modèles en plein débat sur le ralentissement de l'IA
-
Wall Street clôture sans direction claire, la géopolitique en ligne de mire
-
Trump salue l'accord de sécurité avec le Groenland qui va permettre de nouvelles bases
-
Attentats de 2019 au Sri Lanka: 220 ans de prison pour 15 condamnés
-
Femmes filmées sans leur consentement avec des lunettes connectées: la justice s'empare du phénomène
-
Japon : un typhon tue sept personnes, des milliers de foyers sans électricité
-
A l'ONU, Trump défend son nationalisme, sourd aux appels à la coopération internationale
-
Accusé d'avoir utilisé l'IA, l'écrivain phare de la rentrée Thélyson Orélien se défend
-
Carburants: la FNSEA demande le doublement des aides aux agriculteurs
-
Carburants: l'aide aux grands rouleurs prolongée et élargie, alors que les Français paient des prix records
-
Trump veut renommer l'IA "super intelligence" et résiste aux appels à une supervision internationale
-
Le plafond de la prime carburant versée par les employeurs passera de 600 à 1.000 euros
-
Trump scelle le destin du Groenland dans le giron américain
-
Femmes filmées sans leur consentement avec des lunettes connectées: la justice ouvre plusieurs enquêtes à Paris
-
Mondiaux de cyclisme: "c'est frustrant": la France encore en argent sur le relais mixte
-
Du sel, du vent et 118 marins engagés, la 13e Route du Rhum promet
-
Chili : floraison exceptionnelle dans le désert d'Atacama après les pluies d'El Niño
-
Le plafond de la prime carburant versée par les employeurs passera de 600 à 1.000 euros (Papin)
-
L'UE épargne deux oligarques russes, mais sauve in extremis ses sanctions contre Moscou
-
Onlyfans, MYM taxés de proxénétisme : chez des créatrices de contenus pornos, la peur de "travailler dans la rue"
-
Carburants: le gouvernement prolonge et élargit l'aide aux grands rouleurs pour contenir l'inquiétude des Français
-
Un écrivain phare de la rentrée littéraire accusé sur X d'avoir utilisé l'IA
-
Le comédien Arnaud Denis, invalide après la pose d'un implant anti-hernie, s'est fait euthanasier en Belgique
-
Les Bourses européennes terminent prudemment
-
France: presque pas de pluie en septembre, la sécheresse des sols à un niveau historique
-
Le nombre d'IVG a continué de progresser en 2025
-
Les Houthis accusent l'Arabie saoudite d'avoir mené de nouvelles frappes meurtrières au Yémen
-
Manifestation de la CGT devant le siège de Sodexo contre les suppressions de postes
-
Euro de volley: des Bleus au carré
-
Possible libération du "logisticien" du 13-Novembre: la justice belge décidera "en toute autonomie" (ministre)
-
À Mayotte, l'économie dépend de travailleurs étrangers piégés par les retards de titres de séjour
-
Paul Cézanne et ses admirateurs exposés à Paris
-
Wall Street aborde avec un optimisme prudent le sommet annuel des Nations unies
-
Un sénateur républicain demande une enquête sur le mariage de Donald Trump Jr
-
Levée des sanctions UE contre deux oligarques russes : l'échéance se rapproche
-
Islande: le dernier baleinier menace de porter plainte si la chasse est interdite
-
Sri Lanka: 14 personnes reconnues coupables d'avoir participé aux attentats meurtriers de Pâques 2019
-
Ukraine: les "disparitions forcées" d'enfants vers la Russie devant la CEDH
-
Charles "jovial" après la mort de Diana? Le frère de Lady Di sort son livre choc
-
El Niño représente une "menace importante" pour la santé, alerte l'ONU
-
Tirs devant une école en Turquie: au moins 11 blessés, un adolescent interpellé
-
Onlyfans ou Mym dans le viseur de l'Assemblée: les députés pour étendre le proxénétisme aux actes de prostitution en ligne
-
Bangladesh: des portraits du "père" du Pakistan sèment le trouble à Dacca
-
Les Houthis accusent l'Arabie saoudite d'avoir mené des frappes meurtrières au Yémen
-
La décarbonation, une nécessité et aussi une bonne stratégie, estime Londres
Sur YouTube, Micode décode le net et se joue des cybercriminels
De la création tumultueuse d'un réseau social pirate à ses vidéos cumulant des millions de vues où il infiltre des groupes de cybercriminels, le créateur de contenu Micode vit pour le frisson numérique.
Visage fraichement rasé, franc sourire et faux air d'étudiant en école de commerce, le jeune homme de 24 ans n'hésite pas à se faire passer pour un pirate informatique pour assister à des arnaques en direct ou mettre des hackers au défi de le retrouver.
"On s'expose mais pas plus que d'autres médias d'investigation", raconte à l'AFP Michaël de Marliave, alias Micode. "On n'est pas la police, on ne représente pas une menace" pour les arnaqueurs épinglés, dont certains l'ont même félicité pour son travail.
Dans l'une de ses vidéos les plus populaires, il infiltre un groupe de criminels spécialisés dans les fraudes par SMS en intégrant leurs boucles de messageries. Utilisant leurs méthodes, il pousse l'un d'eux à tenter d'arnaquer un membre de son équipe.
"La personne décroche le téléphone et appelle mon complice qui est dans la salle d'à côté", retrace-t-il. "J'assiste à l'arnaque de bout en bout".
Ses chaines Micode et Underscore_, spécialisées dans la vulgarisation des nouvelles technologies, comptent respectivement 1,25 million et 640.000 abonnées sur YouTube et emploient huit personnes via sa société, la Micorp.
- "Excitation de l'enquêteur" -
Sa recette: "faire vivre l'excitation de l'enquêteur" à ses spectateurs, en reconstituant minutieusement ses découvertes et en répondant à des questions pratiques sur l'utilité d'un réseau privé virtuel (VPN) ou encore les dangers du téléchargement illégal.
"Très souvent, les gens ont peur pour des mauvaises raisons", constate Micode. "La connaissance permet d'avoir une relation bien plus apaisée à la technologie".
Le tout est financé par des partenariats ou des conférences, en plus de la monétisation de ses vidéos sur la plateforme. Selon lui, "sur des formats éducatifs, on aurait vraiment beaucoup de mal à trouver un modèle qui dure".
Des considérations bien loin des bancs de l'université Paris Descartes, où, en 2017, l'étudiant en DUT informatique trompe l'ennui en imaginant ses premières vidéos sur le hacking, l'IA et le monde des ordinateurs.
"Je faisais des découvertes dingues et personne ne semblait s'y intéresser", se souvient celui qui, deux ans auparavant, avait expérimenté de très près la viralité, et les côtés les plus sombres, d'internet.
Originaire de Pau, ce fils d'un ingénieur et d'une peintre se passionne très tôt pour l'informatique. Il se fait la main en craquant les mots de passe de l'ordinateur familial, instaurés par ses parents pour réfréner son usage des écrans.
Lycéen dans les Yvelines, il crée en 2015 "Gossip", un réseau social anonyme invitant ses camarades de la région à poster toutes sortes de messages. En deux semaines, le site compte plus de 2.500 inscrits et Michaël de Marliave, dont personne ne sait qu'il en est l'auteur, découvre "un truc un peu grisant, tu as l'impression d'être Mark Zuckerberg".
- "Grosse bêtise" -
Mais, très vite, il perd le contrôle de sa création: "il y avait du harcèlement, des messages ignobles qui étaient postés". Devant l'émoi des responsables d'établissements scolaires et "sur les conseils d'un avocat", il ferme son site au bout de 15 jours.
"J'étais probablement très naïf sur le sujet à l'époque, c'est une évidence que c'était une grosse bêtise", concède Micode. "Mais c'est un événement assez fondateur dans mon histoire", ajoute-t-il, avouant avoir pris conscience à ce moment-là de vouloir "créer des trucs qui marchent mais pas à n'importe quel prix."
Avec ses chaînes, il cherche aujourd'hui à reproduire cette "étincelle de magie mais avec des choses positives."
Une activité qu'il combine avec une autre casquette: celui de patron d'une start-up. Depuis deux ans, il développe un petit boitier utilisant l'intelligence artificielle pour gérer un "studio de régie autonome" appelé OneClickStudio. Le but: réaliser une émission de télé ou un direct sur une plateforme sans passer par une régie traditionnelle.
Au point d'arrêter YouTube en cas de succès ? "Je me vois pas vraiment investisseur", répond Micode. "Ce qui m'intéresse, c’est de créer."
S'il n'exclut pas faire de sa chaine "une activité +plaisir+" pour avoir le temps de développer d'autres choses, le jeune homme est bien loin de vouloir quitter son costume de défricheur de la jungle numérique.
D.Bachmann--VB