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Mondial-2026: le Maroc s'affirme désormais en prétendant
Demi-finaliste surprise en 2022, le Maroc a grandi et s'affirme désormais comme un prétendant au titre après avoir tenu tête au Brésil (1-1) samedi lors de la première journée du groupe C du Mondial-2026.
"Vous me demandez si je signe pour faire le même parcours (qu'en 2022), je dis non, je veux aller plus loin que la demi-finale", a assuré Mohamed Ouahbi après cette entrée en lice qui n'a pas tenu toutes ses promesses, la faute aussi à une Seleçao un peu en dedans.
"On est entrés dans une autre dimension, il faut assumer", a ajouté le sélectionneur, après une finale de Coupe d'Afrique des nations perdue à domicile en janvier contre le Sénégal mais récupérée sur tapis vert en mars.
Contre le Brésil, "on a montré qu'on avait de l'ambition, on a fait match nul mais on a montré qu'on voulait gagner le match, qu'on savait à quoi on jouait, on a aussi montré beaucoup de personnalité", a-t-il assuré.
Depuis quatre ans, les Lions de l'Atlas ont acquis de l'expérience en conservant un noyau dur de joueurs évoluant en Europe: Achraf Hakimi, le capitaine et latéral droit du Paris SG double champion d'Europe, le latéral gauche Noussair Mazraoui (Manchester United) ou le polyvalent -- parfois défenseur, souvent milieu offensif et buteur samedi -- Ismael Saibari, décisif dans la course au titre décroché par le PSV Eindhoven cette saison. Le meneur de jeu Brahim Diaz du Real Madrid a lui intégré la sélection en 2024.
- "Génération différente" -
Issu de la formation et champion du monde avec les U20 en 2025, Ouahbi, nommé en mars pour succéder à Walid Regragui, a aussi lancé des jeunes, offrant samedi au milieu Ayyoub Bouaddi une première sélection en Coupe du monde à 18 ans. Le jeune Lillois, qui n'a choisi que fin mai de représenter le royaume chérifien après avoir joué pour la France chez les jeunes, a brillé pour sa première cape.
"On a eu deux milieux de terrain qui ont fait un très gros match", a commenté samedi le technicien en référence à Bouaddi et Neil el-Aynaoui -- 24 ans et fils de l'ex-joueur de tennis Younès el-Aynaoui -- , essayant de calmer les ardeurs de la presse marocaine qui a encensé le Nordiste.
"C'est une génération différente de celle de 2022," avait souligné Hakimi avant le match: "On a vécu la CAN, on sait la responsabilité qu'on a. En 2022 on avait pas l'objectif d'aller en demi-finale".
Mohamed Ouahbi s'est surtout dit "très fier" de ses joueurs qui "ont osé jouer, osé demander le ballon, osé ressortir le ballon sous pression" contre le Brésil, même si la seconde période a été plus difficile à gérer.
- Des points à améliorer -
"Cela fait longtemps qu'on a pas eu de match à haute intensité, c'est normal qu'en deuxième mi-temps on ait eu plus de mal", a-t-il expliqué. "Les joueurs qui sont rentrés ont bien fini le match."
Car malgré les lauriers tressés par les médias locaux, le Maroc reste perfectible. Très technique (123 passes dans le dernier tiers du terrain adverse selon Opta), l'équipe a manqué d'audace devant le but en vendangeant plusieurs occasions en première période.
"Nous avons gâché beaucoup d'occasions. Dans ce genre de situation, on le paie cher quand on ne concrétise pas", a admis Neil el-Aynaoui, estimant qu'il y avait "plusieurs points à améliorer pour le prochain match".
Ce sera contre l'Ecosse le 20 juin à Boston, une équipe beaucoup plus rugueuse que le Brésil. "Il va y avoir des contacts", a pronostiqué Ouahbi.
Le Maroc terminera sa phase de poules à Atlanta contre Haïti, battu (1-0) samedi par les Ecossais, et devra soigner sa différence de buts pour terminer premier du groupe. Il jouerait alors son 16e de finale à Houston contre le deuxième du groupe F (Pays-Bas, Japon, Suède, Tunisie). Une deuxième place implique un long voyage depuis le New Jersey jusqu'à Monterrey (Mexique), contre le premier de ce groupe F.
L.Maurer--VB