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Manger sous le regard de "Dieu": soupe populaire à la maison natale de Maradona
Diego serait ravi, assurent-ils: sa maison natale, dans un quartier déshérité de la grande banlieue de Buenos Aires, est devenue ces dernières semaines lieu de soupe populaire, dans un contexte de pauvreté tenace en Argentine.
Villa Fiorito, à près d'une heure du centre de la capitale, est un faubourg comme tant d'autres de sa grande périphérie: de l'habitat en dur, mais des maisons comme en perpétuelle construction, et la plupart des rues en terre battue.
"J'ai grandi dans un quartier +privé+: privé d'eau, privé d'asphalte, privé de tout", avait coutume de dire Maradona du lieu de son enfance, en référence ironique aux "country", ces luxueux lotissements résidentiels privés et fermés.
Villa Fiorito, plus de 50.000 habitants, est la "ville de D10S" (jeu de mots sur "Dieu" -"Dios" en espagnol- et "N.10") comme le clame une des innombrables fresques murales évoquant la vie du "Pibe de Oro", mort à 60 ans en 2020.
Mais toujours dans les cœurs, et de nouveau dans l'actualité: mardi débute le procès de sept professionnels de santé, pour potentielles négligences fatales lorsqu'ils entouraient Maradona, alors en convalescence post-opératoire.
S'il était en vie, "Diego dirait qu'il y a beaucoup de faim, qu'il faut aider. Il y a beaucoup de besoins, trop de besoins", dit à l'AFP Diego Gavilan, venu chercher un repas devant la maison de Maradona.
-Précarité constante-
"J'ai commencé à venir aux soupes populaires à partir du changement de gouvernement. Il y a davantage de pauvreté", assure M. Gavilan, collecteur-recycleur de cartons et métaux. Avec les importations facilitées depuis l'arrivée au pouvoir de Javier Milei fin 2023, "ça paie moins pour les métaux, les cartons. Et on n'arrive pas à boucler les fins de mois".
Malgré des chiffres officiels montrant une pauvreté en baisse, nombre d'indicateurs sociaux - notamment l'accès aux soupes populaires - attestent en Argentine d'une précarité constante, et d'un appauvrissement de la classe moyenne et moyenne basse.
Sur la petite cour de terre battue devant la maison natale du 523, rue Azamor, déclarée "lieu historique national", Maria Torres tient la marmite géante où mijote un ragoût de morceaux de poulet, servis avec du riz.
"C'est quelque chose d'incroyable dans le quartier: venir à la maison de Diego chercher une assiette de nourriture, qui l'aurait imaginé ?", dit cette femme adossée à une fresque montrant Diego et ses parents.
"Je crois que le type serait super content que ça se passe ici, là où il est né", estime-t-elle.
L'idée de la soupe populaire "chez Diego" est née dans la foulée d'une journée rituelle de solidarité des Rois mages, en janvier, et l'actuel propriétaire privé de la maison a donné son accord.
L'un des porteurs de l'initiative, le prêtre Leonardo Torres, rappelle à l'AFP que Maradona racontait que sa mère, Dalma "Tota" Franco (décédée en 2011), figure centrale de sa vie, se privait de manger pour lui.
Selon Diego, "sa mère disait qu'elle avait mal au ventre pour qu'il puisse manger. Et bien nous, on veut que beaucoup de +Tota+ et beaucoup de +Diego+ repartent le ventre plein".
G.Frei--VB