-
Présidentielle: Benjamin Duhamel va animer une émission politique le dimanche sur France Inter et France 2
-
Top 14: Montpellier et les rescapés de 2022 en reconquête
-
Kenya: démonstration de force de policiers au deuxième anniversaire d'une répression sanglante
-
Falaise effondrée à Biarritz: reprise des recherches du second plongeur enseveli
-
La dette française dépasse les 3.500 milliards d'euros, en pleine préparation du budget 2027
-
Au Kenya, craintes de violences lors de commémorations d'une répression sanglante
-
Au pays du yaourt, les producteurs de lait bulgares perdent pied
-
Canicule: les feux de forêt gagnent de nouveaux territoires
-
Le tube des Spice Girls "Wannabe" fête ses 30 ans, sur fond de rumeurs de retrouvailles
-
Quand un projet d'hôtel de luxe éclaire la guerre des terres en Albanie
-
Auroville ou la fin d'une utopie dans l'Inde de Modi
-
"Antonio!", "Tania!": après les séismes, les Vénézuéliens cherchent leurs proches
-
Australie: l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans a peu d'impact, selon une étude
-
Double séisme au Venezuela: au moins 32 morts et plus de 700 blessés
-
Mondial-2026: entre le Japon, la Suède et les Pays-Bas, une photo finish pour la qualification
-
Rubio poursuit à Bahreïn sa tournée pour rassurer les alliés de Washington dans le Golfe
-
L'Iran met en garde contre toute traversée d'Ormuz sans son autorisation
-
Mondial-2026: Le Brésil et Neymar à la fête des 16es, Bosnie et Afrique du sud en invitées surprises
-
Mondial-2026: Brésil, Maroc, Canada, Suisse, Bosnie ont leur sésame, Neymar rouvre la porte
-
Trump lance les festivités pour les 250 ans des Etats-Unis
-
Double séisme au Venezuela, destructions et panique à Caracas
-
Macron et Meloni vont mettre en scène leur "bonne entente" sur la Côte d'Azur
-
Réformes cubaines: un virage à la chinoise ou un capitalisme oligarchique ?
-
TotalEnergies fixé jeudi dans le procès à fort enjeu sur son devoir de vigilance
-
Deux séismes de très fortes magnitudes frappent le Venezuela, immeubles effondrés à Caracas
-
Le Kenya attend dans la crainte des manifestations pour le 2e anniversaire d'une répression sanglante
-
A Gdansk, une conférence sur l'Ukraine sans Zelensky
-
Colombie: Abelardo de la Espriella désigné vainqueur de la présidentielle
-
Séisme de magnitude 7,1 au Venezuela, immeubles effondrés à Caracas
-
Un jeu à 80 dollars mais sans disque: les préventes sont lancées pour "Grand Theft Auto VI"
-
L'ampleur de la dette française connue jeudi, en pleine préparation du budget 2027
-
A Washington, des rescapés climatiques américains venus demander des comptes
-
Adieu la CPME: la 2e organisation patronale devient Les Entrepreneurs, pour une nouvelle ère
-
Mondial-2026: qualification inédite du Canada, malgré la défaite face à la Suisse
-
CNews mise en demeure par l'Arcom: "Une décision politique", selon Saada
-
Un jeu à 80 dollars mais sans disque: "Grand Theft Auto VI" a débuté les précommandes de l'année
-
Ebola: un médecin testé positif en France à son retour de RDC, des cas contacts isolés
-
Rubio promet de défendre les intérêts des pays du Golfe dans les négociations avec l'Iran
-
La cause du décès de Lyhanna encore inconnue après l'autopsie
-
Canicule: encore 15.000 foyers sans électricité dans le Finistère, 680 dans le Vaucluse
-
Canicule: la France va de record en record, la clim' fait débat
-
Mondial-2026: Tchouaméni, décollage attendu
-
Trump met à nouveau la pression sur les sénateurs républicains
-
La Bourse de Paris dans le vert, entre baisse du pétrole et interrogations sur la tech
-
Ormuz: "quelques semaines" nécessaires pour évacuer les marins, selon le patron de l'agence maritime de l'ONU
-
Au Parc zoologique de Paris, Isis et Inaya incarnent l'espoir des Lions du Nord
-
Bourses européennes: Paris et Londres terminent dans le vert, Francfort plombé par Rheinmetall
-
"C'est tendu": après les frappes ukrainiennes, des Moscovites subissent les pénuries de carburant
-
Des scientifiques détectent les empreintes de la frontière d'un trou noir
-
Un jeu à 80 dollars mais sans disque: "Grand Theft Auto VI" lance ses précommandes
Tennis: Jannik Sinner, un "gars normal" au talent féroce
Sobre dans la victoire et dans l'adversité, le N.1 mondial Jannik Sinner aime se décrire comme un "gars normal", loin de l'image d'extraterrestre que renvoie son palmarès impressionnant à 23 ans.
Ce fils d'un cuisinier et d'une serveuse, qui a grandi dans la région germanophone du Haut-Adige (nord-est de l'Italie), le répète à longueur d'interviews: "le succès ne m'a pas changé, je suis un gars normal".
Il ne faut pas chercher un mot de trop ou une émotion incontrôlée chez ce grand champion au sang froid, aussi implacable sur les courts que lisse en dehors.
"C'était un match difficile contre un adversaire difficile", rabâche-t-il généralement après chaque match, peu importe s'il a bataillé en cinq sets ou concassé sa proie en une heure chrono.
"J'essaie toujours de ne pas marcher la tête trop haute quand je gagne et de ne pas me laisser abattre quand je perds", a-t-il résumé l'an dernier auprès du quotidien La Stampa.
Le tout frais vainqueur de Wimbledon a gardé ce cap-là malgré les remous d'un contrôle positif au clostebol, une substance interdite, en mars 2024.
S'il a martelé son "innocence" tout au long de l'affaire, Sinner a aussi sagement reconnu après l'annonce de sa suspension pour trois mois que "les règles strictes" de l'Agence mondiale antidopage étaient "une protection importante pour le sport que j'aime".
Une réaction sans effusion caractéristique chez le premier joueur de tennis italien de l'histoire à être devenu N.1 mondial.
- "Pas parfait" -
En janvier à l'Open d'Australie, alors qu'il s'apprêtait à décrocher un deuxième titre d'affilée, le longiligne droitier aux cheveux roux avait déjà réfuté tout sentiment d'invincibilité: "j'ai seulement 23 ans et je ne suis pas parfait".
"J'essaie de rester calme, de ne jamais rien prendre pour acquis. Honnêtement, je suis juste bien préparé. Devenir meilleur passe par une routine quotidienne. C'est tout", a poursuivi l'Italien le plus titré de l'histoire en Grand Chelem (quatre sacres).
"Je sais qu'il n'a que 23 ans mais, parfois, j'ai l'impression qu'il est beaucoup plus âgé et beaucoup plus sage que nous tous", s'est amusé son entraîneur Darren Cahill.
S'il n'avait pas flashé pour la balle jaune, petit, Sinner aurait sans doute pu être champion de ski alpin. Né le 16 août 2001 à San Candido, dans les Dolomites, il a dévalé ses premières pistes à l'âge de trois ans.
C'est une dizaine d'années après que le tennis, longtemps un simple passe-temps pour un gamin plein d'énergie, prend le dessus sur une discipline qui, avec sa saison courte, n'étanche pas sa soif de compétition. Il se prend de passion pour le héros local Andreas Seppi, 18e mondial en 2013, et surtout pour Roger Federer.
Grand pour son âge, endurant, Sinner est vite identifié comme un joueur au fort potentiel.
Sous la houlette de Riccardo Piatti, ancien entraîneur de Richard Gasquet et Milos Raonic, l'adolescent marque ses premiers points ATP en 2018 et s'extrait l'année suivante des qualifications de l'US Open pour disputer son premier tournoi majeur.
- Plus famille que réseaux sociaux -
Vainqueur en 2020 de son premier titre sur le circuit principal, un ATP 250 à Sofia, il commence à séduire le grand public italien par sa simplicité, son éthique de travail et les... carottes qu'il mange aux changements de côté.
Installé dans le top 20 mais frustré par ses résultats en Grand Chelem, Sinner met fin à sa collaboration avec Piatti début 2022.
Il passe un nouveau cap sous la direction de son compatriote Simone Vagnozzi et de l'Australien Darren Cahill en frappant encore plus fort et en asphyxiant ses adversaires.
Depuis novembre 2023, il collectionne les trophées: deux Coupes Davis avec l'Italie, les Finales ATP en 2024 et les titres en Grand Chelem... Jusqu'à grimper en juin 2024 sur le trône de N.1 mondial, qu'il n'a plus quitté depuis.
Adulé en Italie, qui ne lui reproche même plus d'être résident monégasque ou d'être plus à l'aise en allemand qu'en italien, Sinner est très attaché à sa famille et peu présent sur les réseaux sociaux.
C'est "le fils ou le gendre que tout le monde aimerait avoir", pour le président de la Fédération italienne Angelo Binaghi.
M.Betschart--VB