-
Mer Noire : onze disparus après de nouvelles frappes sur deux navires près des côtes bulgares
-
Israël : une ville du désert à l'épreuve de l'expansion ultra-orthodoxe avant les législatives
-
Trump renvoie son ambassadrice en Grèce, Kimberly Guilfoyle, éclaboussée par des scandales
-
La Fonderie de Bretagne en route vers la liquidation faute de repreneur
-
En Hongrie, la majorité pro-UE commence à supprimer les lois anti-LGBT+ d'Orban
-
Un retour "éprouvant", mais de premiers résultats "époustouflants" pour Sophie Adenot
-
Wall Street piétine, tiraillée entre craintes sur la tech et résultats
-
L'UE appelle la France à "la clarté budgétaire"
-
Ryad menace un site pétrolier yéménite à Sanaa, appelle les civils à évacuer
-
Thélyson Orélien dément avoir utilisé l'IA mais reconnaît des plagiats
-
Les lycéens de nouveau dans la rue avant un nouvel appel pour samedi
-
"C'est en rupture partout": à La Réunion, la débrouille et l'exaspération face aux coupures d'eau
-
Budget 2027 : Lecornu et le PS se confrontent, le RN veut aller "au débat"
-
Incendies en Indonésie: 300 maisons brûlées, 1.000 personnes évacuées dans le sud de Sumatra
-
L'UE appelle la France à "la clarté budgétaire" (entretien AFP)
-
Ligue des champions : Manchester City vise "le match parfait" contre le PSG (Maresca)
-
Au Mondial de l'Auto, la CGT demande un "changement de cap industriel"
-
Les lycéens de nouveau dans la rue, avec l'appui inattendu de Greta Thunberg
-
Visé par une enquête de la BBC, Abramovitch nie toute fraude fiscale
-
Le pape Léon XIV hospitalisé pour être opéré du poumon
-
Le FMI relève sa prévision 2026 de croissance pour l'économie mondiale
-
La F1 de retour en Afrique "au début des années 2030" avec un Grand Prix au Rwanda
-
Le roi d'Espagne accueilli par une foule enthousiaste à Ceuta pour une visite diplomatiquement sensible
-
Budget 2027 : Lecornu et le PS se confrontent avant un vote à suspense
-
L'UE toujours dépendante des hydrocarbures russes, mais moins que ne l'affirme Moscou
-
Sécheresse et canicules: la récolte de maïs encore revue à la baisse
-
IA: 225 chercheurs réclament des "changements immédiats" pour prévenir des incidents majeurs
-
Mouvement des lycéens : les derniers développements
-
Les lycéens dans la rue pour un "acte V", avec l'appui inattendu de Greta Thunberg
-
Agirc-Arrco: les retraités fixés mercredi sur l'augmentation de leur pension complémentaire
-
Face aux chocs climatiques, ces "bras armés" des réserves communales encore peu utilisés
-
La Bourse de Paris résiste au repli des valeurs du luxe
-
Philippines : plus qu'un seul chef d'accusation retenu contre la vice-présidente Duterte
-
Décupler la production: un groupe automobile allemand
assemblera des drones pour l'armée française
-
Le Gemelli de Rome, "l'hôpital des papes" où sera opéré Léon XIV
-
Les ultra-riches hantent le débat budgétaire, à l'aube de la campagne présidentielle
-
Lentilles, pistaches: des vignerons du Sud se tournent vers des cultures "d'avenir"
-
Cancer du sein: à Nantes, des chercheurs traquent les failles des tumeurs chez les jeunes femmes
-
LVMH en petite croissance cet été mais la mode et la maroquinerie sont à la peine
-
Epic Games, créateur du jeu Fortnite, engage un "immense virage" vers l'IA
-
L'actrice américaine Selma Blair poursuivie après des violences à bord d'un avion
-
L'acteur RJ Mitte, de la série "Breaking Bad", est mort
-
France : les émissions de gaz à effet de serre en baisse en 2026, mais pas assez
-
Ligue des champions : Lille au pied de la montagne Arsenal, avec un élan limité
-
Ligue des champions: le PSG défie City, Giroud retrouve Arsenal
-
Tennis de table : Félix Lebrun met le cap sur l'Europe
-
Indonésie: endommagées et asséchées, les tourbières partent en fumée
-
El Niño : l'essentiel de la semaine
-
Louvre : un an après le casse, l'énigme du commanditaire
-
Le FMI relève sa prévision 2026 pour l'économie mondiale, tiraillée entre choc énergétique et boom de l'IA
Tennis: Sinner, des contrôles antidopage qui font débat
Blanchi après deux contrôles positifs à un produit dopant (l'anabolisant clostébol), le N.1 mondial du tennis Jannik Sinner n'en a peut-être pas tout à fait terminé avec cette affaire qui écorne son image.
A moins d'une semaine du coup d'envoi de l'US Open, à New York, la décision de l'Itia a provoqué des réprobations de plusieurs joueurs et peut faire l'objet d'un appel.
. Que s'est-il passé ?
Sinner a subi en mars 2024 deux contrôles antidopage positifs à huit jours d'intervalle: le 10 mars durant le tournoi d'Indian Wells et le 18 mars hors compétition mais juste avant le tournoi de Miami. Des quantités infimes de clostébol ont été retrouvées dans ses urines.
L'Italien s'est défendu en expliquant avoir subi "une contamination par un membre de son staff, qui avait appliqué sur sa propre main un spray en vente libre contenant du clostébol pour soigner une petite blessure", selon l'Agence internationale pour l'intégrité du tennis (Itia).
Explication acceptée par l'agence qui a dévoilé mardi l'affaire tenue secrète jusque-là.
Les deux fois, le joueur a interjeté appel ce qui lui a permis de réduire ses suspensions automatiques (du 4 au 5 avril pour la première, du 17 au 20 avril pour la seconde).
Reste que l'Agence mondiale antidopage (AMA) a indiqué mercredi à l'AFP "se réserver le droit de faire appel auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS)". L'agence antidopage italienne (Nado) peut aussi interjeter appel pour tenter d'obtenir une suspension du joueur de 23 ans.
. Qu'est-ce que le clostébol ?
L'AMA le classe dans les "stéroïdes anabolisants androgènes", soit une longue liste de dérivés de la testostérone susceptibles de stimuler la croissance musculaire. Le clostébol n'étant pas naturellement produit par l'organisme, aucune notion de seuil n'entre en compte: il suffit de détecter sa présence pour qu'un test antidopage soit considéré comme positif.
Les autorités antidopage n'expliquent pas non plus quelle quantité aurait un effet significatif sur la performance.
. Quelles sont les sanctions prévues ?
Il existe dans le cas de Sinner trois seuils possibles de suspension de toute compétition: quatre ans -la sanction par défaut en cas de violation des règles antidopage-, deux ans s'il parvenait à prouver que la prise n'était pas intentionnelle, ou aucune suspension s'il établissait "comment la substance était entrée dans son organisme", en montrant que lui-même n'avait commis aucune "faute ou négligence", ce qui supposait de fournir à l'Itia un scénario plausible de contamination.
C'est à cette dernière conclusion qu’est parvenu le tribunal indépendant du tennis qui a donc appliqué à Sinner la sanction prévue en pareil cas par le programme antidopage du tennis (TADP): le retrait des résultats, points ATP et primes lors du tournoi au cours duquel le contrôle positif a été acté.
. Y a-t-il eu d'autres cas comparables ?
Le même raisonnement avait été appliqué le 21 mars à Marco Bortolotti, compatriote de Sinner: testé positif au clostébol lors du tournoi ATP Challenger de Lisbonne en octobre 2023, l'Italien avait établi la "contamination involontaire" et avait uniquement perdu les résultats obtenus lors de cette compétition, sans purger de suspension.
Dès la fin 2020, une étude publiée dans la revue Drug testing and analysis ("Detection of clostebol in sports: Accidental doping?") relevait une augmentation des détections de clostébol, "en particulier en Italie", où cette molécule est commercialisée sans ordonnance sous forme de crème cicatrisante, la Trofodermin.
En mai dernier, le site spécialisé sur le dopage Honest Sport dénombrait "38 sportifs italiens testés positifs au clostébol entre 2019 et 2023", dont le footballeur Fabio Lucioni, capitaine du Benevento Calcio lors de sa promotion en Serie A, et deux espoirs du tennis, Matilde Paoletti et Mariano Tammaro. Honest Sport soulignait certes que l'Italie était l'un des rares pays où le clostébol était facilement disponible en pharmacie, mais s'interrogeait sur ces contaminations alléguées en cascade alors qu'un avertissement sur l'emballage de la Trofodermin rappelle que la crème contient un produit interdit.
. Quel impact sur l'image de Sinner ?
Sobre, appliqué, renfermé mais terriblement efficace, Sinner s'est frayé un chemin jusqu'au sommet de la pyramide mondiale et dans les coeurs du public.
Mais des joueurs comme le Français Lucas Pouille ("Faut peut être arrêter de nous prendre pour des cons non ?") ou l'Australien Nick Kyrgios ("Tu devrais être suspendu pendant deux ans. Ta performance a été améliorée") s'en sont pris directement à leur collègue via les réseaux sociaux.
Sinner a cependant été soutenu par son compatriote Nicola Pietrangeli dans le Corriere dello sport: "Je suis certain qu'il est propre, et si j'étais lui, je me ferais rendre l'argent gagné avec mérite à Indian Wells", a expliqué le double vainqueur de Roland-Garros en 1959 et 1960.
U.Maertens--VB