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Mondial-2023: les Bleus entament leur quête face aux géants néo-zélandais
L'équipe de France de Fabien Galthié entame vendredi sa campagne pour remporter sa première Coupe du monde, avec un match d'ouverture immense face à la Nouvelle-Zélande, nation reine du rugby.
La cérémonie d'ouverture, le haka puis un combat des chefs au Stade de France (21h15) vont lancer une compétition qui durera huit semaines avant de livrer son verdict le 28 octobre.
Sur les vingt équipes réparties en quatre poules, une poignée est en mesure de prétendre à la coupe Webb Ellis: outre les deux protagonistes du match d'ouverture, les N.1 mondiaux irlandais et les tenants du titre sud-africains émargent en favoris. Avec comme outsiders possibles les Argentins, qui disposent d'un tableau très ouvert, ou les Ecossais. D'autres nations historiques, Angleterre, pays de Galles ou encore Australie, semblent cette fois, un voire plusieurs crans en dessous.
Le casting est sublime: Antoine Dupont, Beauden Barrett, Jonathan Sexton, Finn Russell, Cheslin Kolbe, Maro Itoje, Semi Radradra... les meilleurs joueurs de la planète rugby sont quasiment tous là. Seuls Romain Ntamack (France, blessure), Alun Wyn Jones (pays de Galles, retraite), Sergio Parisse (Italie, non sélectionné) ou Stuart Hogg (Ecosse, retraite) manquent à l'appel.
La compétition, que quatre nations seulement (Afrique du Sud, Nouvelle-Zélande, Australie, Angleterre) ont remportée depuis sa création, en 1987, démarre sur les chapeaux de roue avec un duel au sérieux parfum de finale, entre la France et la Nouvelle-Zélande.
D'un côté, les Bleus, sur une bonne dynamique, portés par une génération dorée avec le capitaine Antoine Dupont dans le rôle du porte-drapeau, accompagné par un staff pléthorique et attentif au moindre détail; de l'autre, les Blacks, leur haka et leurs trois couronnes mondiales, en perte de vitesse et qui restent sur un revers historique devant l'Afrique du Sud (35-7) fin août en match de préparation.
- Les Bleus au tableau noir -
"On est prêts. On s'est préparé pendant quasiment deux mois pour cet événement. On se doute aussi que les All Blacks répondront présents. Ça va être un bel événement, une belle affiche. Mais la vérité sera sur le terrain. On a hâte d'y être, très excités parce qu'on sent l'engouement autour de nous et on sait que ça va être un grand moment pour nous tous", a d'ailleurs lancé l'ouvreur des Bleus Matthieu Jalibert, remplaçant du joyau Romain Ntamack.
En Nouvelle-Zélande, la sortie de route japonaise de 2019, avec une élimination en demi-finale d'une compétition qui leur tendait les bras, n'a toujours pas été digérée.
Quatre ans plus tard, les All Blacks débarquent le couteau entre les dents mais en manque de confiance: moins souverains que par le passé, en manque de leaders capables d'assumer les commandes, les Néo-Zélandais semblent accuser le coup.
"On me demande souvent ce que je changerais par rapport à 2019. Je réponds généralement que je préférerais perdre le premier match. En compétition, on ne sait jamais ce qu'il va se passer. Notre seul objectif, c'est de nous qualifier en quarts de finale. Tout le monde parle de ce match, mais nous devrons aussi affronter la Namibie, l'Uruguay ainsi qu'une très enthousiasmante équipe d'Italie", a d'ailleurs confié le sélectionneur des hommes en noir, Ian Foster.
"Ce match reste particulier. Ce sera ma troisième Coupe du monde et je n'avais jamais vu une telle attente par rapport au match d'ouverture, certainement parce que c'est le pays hôte, parce qu'il y a l'attente du public", a-t-il ajouté. Malheur au vaincu.
"C'est la Coupe du monde la plus ouverte de l'histoire", assure le troisième ligne sud-africain Duane Vermeulen, champion du monde en titre.
Après le match d'ouverture, d'autres éléments de réponse seront connus samedi avec Angleterre-Argentine (21h00) puis dimanche après Afrique du Sud-Ecosse (17h45).
K.Sutter--VB