-
Au "Davos russe", Poutine refuse la proposition de rencontre de Zelensky
-
Accusé de viol, le célèbre jockey Pierre-Charles Boudot obtient un non-lieu
-
La Bourse de Paris termine en recul après l'emploi américain
-
L'ex-top model star Carré Otis porte plainte pour viols contre un ancien responsable d'Elite
-
Bourses en berne et taux américains en hausse après le rapport sur l'emploi aux Etats-Unis
-
Narcotrafic: Félix Bingui, chef présumé du clan Yoda, condamné à 12 ans de prison
-
Roland-Garros: Zverev s'offre une quatrième chance de gagner un Grand Chelem
-
La France rate l'échéance sur la transparence des salaires, mais avance un projet de loi
-
Les dirigeants libanais somment l'Iran de ne plus "intervenir" dans leur pays
-
Biathlon: jouer le gros globe, "l'objectif" des prochaines saisons d'Océane Michelon
-
Un drone maritime ukrainien explose dans un port roumain sans faire de blessés
-
Au "Davos russe", Poutine minimise les difficultés économiques de son pays
-
Wall Street lestée par la tech et le bond des coûts d'emprunt
-
Transparence salariale: un projet de loi transmis au Conseil d'Etat d'ici dimanche, annonce Farandou
-
Marchés: Wall Street recule et les taux grimpent après un rapport sur l'emploi américain meilleur qu'attendu
-
Lyhanna: l'exécutif déplore des dysfonctionnements "accablants", les résultats de l'autopsie attendus
-
Népal: le miraculé de l'Everest se remet de ses blessures, famille et pairs exigent une enquête
-
En Arménie, les électeurs, proies de la désinformation russe
-
Ebola : l'OMS et l'Agence de santé africaine annoncent un plan de 518 millions de dollars, de juin à novembre
-
Inde: la croissance résiste encore mais les nuages s'accumulent
-
La branche néerlandaise des Amis de la Terre secouée par le passé pro-apartheid de son ancien chef
-
Sophie Binet réélue à la tête de la CGT
-
Le long de la frontière, Ukrainiens et Bélarusses se toisent en chiens de faïence
-
Urgences: le filtrage de l'accès par le 15 va s'étendre
-
Le plan santé au travail propose des signes distinctifs pour les nouveaux arrivants en entreprise
-
Lyhanna: l'exécutif déplore des dysfonctionnements "accablants", la procureure d'Auch pointée du doigt
-
Réunis au Monténégro, les Européens au chevet de l'élargissement aux Balkans occidentaux
-
Lyhanna: Macron dénonce un "dysfonctionnement", réunion en cours à Matignon
-
L'IA, un emballement financier qui pose question
-
Au Burkina Faso, nouveau tour de vis répressif contre les voix dissidentes
-
Espagne: une officine au coeur du Parti socialiste embarrasse le gouvernement
-
Israël mène de nouvelles frappes au Liban
-
Plus d'espèces et moins d'oiseaux depuis 50 ans: la LPO tire un bilan contrasté
-
Amiel veut des SMS pour une "prise de conscience" du coût des frais médicaux pour la Sécu
-
Bourses: les premiers doutes sur l'IA en plus des tensions au Moyen-Orient
-
Liban: l'ONU double son appel aux dons à près de 640 millions de dolars
-
Hantavirus: la majorité des cas contacts vont sortir d'isolement samedi
-
Norvège: la princesse Mette-Marit sur liste d'attente pour une greffe pulmonaire
-
La Sicile se prépare à fêter les noces de la chanteuse Dua Lipa avec Callum Turner
-
Lyhanna: au lendemain de la découverte d'un corps, les dysfonctionnements judiciaires au coeur d'une réunion à Matignon
-
La France rate l'échéance sur la transparence des salaires
-
Les Bourses européennes sans direction claire à l'ouverture
-
Au Nigeria, "être comme une mère" pour un éléphanteau orphelin
-
Au Brésil, les livreurs s'imposent dans le débat politique
-
Climat: l'Europe sous-investit dans l'éolien et la rénovation des bâtiments, selon une étude
-
RDC: les guérisseurs traditionnels en première ligne face à Ebola
-
Au Turkménistan, des chevaux "célestes" vénérés par le pouvoir
-
Brunei: le prince star d'Instagram, Abdul Mateen, nommé ministre des Affaires étrangères
-
SpaceX entre en Bourse: cinq choses à savoir avant d'acheter le rêve de Musk
-
Cryptomonnaies: entre France et Albanie, arnaques à la chaîne et investisseurs floués
L'OMS déclare une urgence internationale pour l'épidémie d'Ebola qui frappe la RDC
L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclenché dimanche son deuxième niveau d'alerte internationale le plus élevé face à une épidémie d'Ebola qui, causée par un variant hautement létal et sans vaccin, frappe de plein fouet la République démocratique du Congo (RDC).
Selon un communiqué publié sur X par l'OMS, son directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus a statué que le virus "constitue une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI), mais ne répond pas aux critères d'une urgence pandémique".
L'USPPI est, depuis 2024, le deuxième niveau d'alerte le plus élevé de l'OMS, derrière celui d'"urgence due à une pandémie".
Ebola, qui provoque une fièvre hémorragique extrêmement contagieuse, reste redoutable malgré de récents vaccins et traitements, efficaces uniquement contre la souche Zaïre à l'origine des plus grandes épidémies recensées.
La province d'Ituri, dans le nord-est de la RDC, est frappée par le variant Bundibugyo d'Ebola, contre lequel il n'existe aucun vaccin. Au 16 mai, l'OMS a confirmé huit cas en laboratoire et recensé 246 cas suspects et 80 décès suspects dans la province, ainsi qu'un autre cas confirmé à Kinshasa et un décès à Kampala, en Ouganda, parmi des voyageurs récemment revenus d'Ituri.
L'Agence sanitaire de l'Union africaine, l'Africa CDC, a enregistré pour sa part 88 décès vraisemblablement dus au virus sur 336 cas suspects, selon les derniers chiffres publiés samedi.
L'Ituri, région aurifère frontalière de l'Ouganda et du Soudan du Sud, connaît d'intenses mouvements de population liés à l'activité minière. L'accès à certaines zones, en proie à des violences armées, est difficile pour des raisons de sécurité.
- Des morts depuis deux semaines -
"Nous voyons des gens mourir depuis deux semaines", a raconté Isaac Nyakulinda, un représentant de la société civile de la ville de Rwampara (Ituri), contacté par l'AFP par téléphone.
"Il n'y a pas de lieu pour isoler les malades. Ils décèdent à domicile et leurs corps sont manipulés par les membres de leurs familles", a-t-il poursuivi, disant craindre le pire.
Le virus a fait plus de 15.000 morts en Afrique au cours des 50 dernières années. Lors des flambées épidémiques précédentes, le taux de mortalité a fluctué entre 25% et 90%, selon l'OMS.
"La souche Bundibugyo n'a pas de vaccin et n'a pas de traitement spécifique", a souligné samedi le ministre de la Santé congolais, Samuel-Roger Kamba, ajoutant qu'"avec cette souche, le taux de létalité est très important, on peut aller jusqu'à 50%".
Le variant Bundibugyo n'a provoqué que deux épidémies dans le monde à ce jour, en Ouganda en 2007 (42 décès sur 131 cas confirmés) et en RDC en 2012 (13 décès sur 38 cas confirmés).
"Nous ne disposons pas de vaccin, ce qui veut dire que nous comptons essentiellement sur les mesures de santé publique" telles que le respect des gestes barrières et la limitation des déplacements, a résumé samedi Jean Kaseya, patron de l'Africa CDC.
Selon les autorités sanitaires, le premier cas suspect est un infirmier, qui s'est présenté le 24 avril dans une structure médicale de Bunia, capitale de l'Ituri, avec des symptômes d'infection à Ebola.
La RDC avait connu une épidémie d'Ebola entre août et décembre 2025, avec au moins 34 morts. L'épidémie la plus meurtrière y avait fait près de 2.300 morts pour 3.500 malades, entre 2018 et 2020.
Au total, cette épidémie est la 17e en RDC depuis que la maladie a été identifiée en 1976 au Zaïre, ancien nom du pays. D'autres pays du continent ont été touchés ces dernières années par le virus, notamment la Guinée et la Sierra Leone.
La transmission humaine du virus se fait par les fluides corporels ou par exposition au sang d'une personne infectée, vivante ou décédée. Les personnes infectées ne deviennent contagieuses qu'après l'apparition des symptômes, la période d'incubation pouvant aller jusqu'à 21 jours.
D.Schaer--VB