-
Cuba: un entrepreneur américain rencontre le petit-fils de Raul Castro pour parler affaires
-
Roland-Garros: Djokovic prend la porte dès le 3e tour, encore un favori au tapis
-
Crash d'un drone russe en Roumanie: que peut faire l'Otan?
-
Chute d'un drone en Roumanie: Bucarest accuse la Russie, qui affirme ne pas "menacer" l'Europe
-
Patrick Bruel annule ses concerts jusqu'à l'automne et s'éloigne des Enfoirés
-
Mondial-2026: la non-sélection d'un buteur star iranien divise
-
Patrick Bruel annule ses concerts jusqu'en septembre
-
"Soleil, UV et cancer": engouement à Ajaccio pour un dépistage gratuit du mélanome
-
Article 4, article 5: réponses graduées et messages dissuasifs de l'Otan
-
Protection des mineurs, IA et impact énergétique: accord a minima du G7 sur le numérique
-
Mondial-2026: à New York, une application pour la sécurité des fans
-
Tensions entre manifestants et police de l'immigration devant un centre de détention du New Jersey
-
Mondial-2026: les douaniers français saisissent près de 2.300 maillots contrefaits
-
Aya Nakamura s'empare du Stade de France pour trois concerts historiques
-
Londres veut alourdir les sanctions pour dégradation de câbles sous-marins face à la menace russe
-
Equipe de France: Deschamps prône l'humilité à l'entame de la préparation au Mondial-2026
-
Derrière le faste de Choose France, une réindustrialisation de la France en trompe-l'oeil
-
Drone en Roumanie: "personne ne peut dire" si l'appareil était russe, dit Poutine
-
Ligue des champions: le PSG veut étendre son règne européen contre Arsenal
-
Ligue des champions: Dembélé et Kvaratskhelia, la paire d'as du PSG
-
"J'ai vraiment peur pour ma vie": frayeur en Roumanie après un crash de drone
-
Canicule: la chaleur s'estompe à l'ouest mais se prolonge ailleurs
-
Trump s'apprête à prendre une "décision finale" sur un possible accord avec l'Iran
-
Israël progresse en profondeur au Liban, réunion militaire à Washington
-
Roland-Garros: 28 interventions des secouristes mardi, un record
-
Affaire Epstein: l'ex-ministre de la Justice de Trump entendue au Congrès
-
Des mesures "cet été" sur l'impartialité de l'audiovisuel public, annonce le ministère de la Culture
-
Chute d'un drone en Roumanie: Bucarest accuse la Russie, soutenue par l'UE et l'Otan
-
Drone en Roumanie: le chef de la diplomatie française condamne un "acte irresponsable"
-
Record inédit de chaleur sur plus de la moitié de la France en mai
-
Kanye West autorisé à se produire aux Pays-Bas
-
Inde: mort de huit lionceaux, craintes pour la santé de l'espèce dans la réserve de Gir
-
Un prix pour la liberté de la presse honore les journalistes photo et vidéo à Gaza
-
L'Iran attend des "actes" des Etats-Unis, JD Vance évoque des "progrès"
-
À Sarcelles, le souvenir des glissades de Moïse Kouame, dont "la famille vivait tennis"
-
Wall Street: les espoirs géopolitiques et l'IA continuent de porter les indices
-
En Iran, controverse autour de la non-sélection d'un joueur clé pour le Mondial-2026
-
Brésil: une nouvelle ruée vers l'or menace les terres indigènes
-
L'UE va débloquer 16 milliards d'euros pour la Hongrie, gelés sous Orban
-
Hong Kong: l'ex-président d'un syndicat de journalistes condamné à une peine de prison
-
Birmanie: les agriculteurs souffrent des pénuries d'engrais et de carburant
-
Des centaines de comptes Bluesky piratés par une campagne de désinformation russe
-
Le choix par Kiev d'une référence historique douloureuse fâche Varsovie
-
Des militaires libanais et israéliens à Washington, nouvelles frappes israéliennes
-
Frappes israéliennes: des sites archéologiques en "danger sérieux", alerte le Liban
-
L'œuvre de la "Sherlock Holmes" de l'Himalaya perdure à l'ère numérique
-
Médical: bioMérieux va créer 400 emplois dans une nouvelle usine en Isère
-
Danemark: la reine Margrethe a quitté l'hôpital
-
Macron promet des annonces "formidables" au sommet Choose France
-
Une infirmière radiée de l'Ordre pour des vidéos de nourrissons à caractère pornographique
Birmanie: les agriculteurs souffrent des pénuries d'engrais et de carburant
Malgré le ciel de mousson promettant de fortes pluies, les agriculteurs birmans s'inquiètent pour leurs futures récoltes face à la crise des engrais et du carburant provoquée par la guerre au Moyen-Orient.
"Si les prix continuent d'augmenter, j'en serai réduit à mendier ", dit à l'AFP Soe Naing, assis sur un sac de semences de riz face aux 12 hectares de terres qu'il loue dans la commune de Kawhmu, au sud de Rangoun.
"Je vais peut-être abandonner l'agriculture, même si c'est ma vocation", poursuit le quinquagénaire entre les rideaux de pluie annonçant le début de la saison des plantations dans la région.
La guerre au Moyen-Orient a provoqué des difficultés d'approvisionnement en Asie, très dépendante des navires transitant par le détroit d'Ormuz.
En proie à une guerre civile depuis un coup d'Etat militaire en 2021, la Birmanie est encore plus vulnérable que ses voisins: selon des chiffres officiels, le pays d'Asie du Sud-Est importe 90% de son fioul et jusqu'à 95% de ses engrais chimiques, produits en abondance dans le Golfe.
La flambée des prix de ces deux produits affecte les agriculteurs birmans, qui peinent à faire le plein de leurs motoculteurs pour labourer les champs et à acheter les engrais nécessaires pour renforcer leurs semis à un moment crucial du calendrier agricole.
Le Programme alimentaire mondial de l'ONU avertit qu'utiliser moitié moins d'engrais pourrait entraîner une chute de 15% de la production agricole en Birmanie, où l'insécurité alimentaire est déjà grande.
"Je n'ai jamais connu une période aussi difficile", se lamente Soe Naing, riziculteur de longue date. "Mes champs sont tout ce que j'ai, il n'y a pas d'autre espoir."
- "Aucune volonté" -
A plus de 4.000 kilomètres du détroit d'Ormuz, son confrère Moe Aung subit lui aussi l'impact de la crise mondiale du transport maritime.
Il sème ses graines de riz sur une boue non cultivée et prévoit d'utiliser six fois moins d'engrais que les années précédentes.
"Je le fais seulement parce que je suis propriétaire des terres, mais je n'en ai pas envie", souffle l'agriculteur de 53 ans. "Je n'ai aucune volonté de continuer si cette situation ne prend pas fin."
Le prix d'un sac de 50 kg d'engrais a été multiplié par cinq, avance-t-il, atteignant désormais 200.000 kyats (41 euros).
Acheter des engrais à crédit et payer après la récolte est courant, mais Moe Aung craint que les comptes ne s'équilibrent pas cette année.
"On vivait confortablement avant. On pouvait prendre soin de nos parents, avoir des activités sociales, notre famille était tranquille et heureuse... Ce n'est plus le cas maintenant", regrette-t-il.
La Birmanie a été par le passé le grenier à riz du monde. Elle en était le premier exportateur mondial avant la Seconde Guerre mondiale.
Mais des décennies de conflits et d'instabilité depuis son indépendance, en 1948, ont érodé son secteur agricole.
Les Nations unies estiment que le pays est confronté à une "polycrise" et le conflit au Moyen-Orient est venu aggraver la situation alors même qu'une autre menace se profile à l'horizon.
Les prévisionnistes annoncent en effet pour cette année un épisode particulièrement intense du phénomène climatique El Niño, qui peut provoquer vagues de chaleur et sécheresses en Asie du Sud-Est.
Il pourrait commencer dès les prochains jours et étrangler davantage une profession déjà à bout de souffle.
"Si ça continue comme ça, il n'y aura bientôt plus d'agriculteurs dans ce pays", déplore Su Su Nway, présidente d'un syndicat national. "Nous ne voulons pas que les générations futures se demandent si ces agriculteurs ont vraiment existé un jour."
H.Weber--VB