-
Harvey Weinstein à nouveau condamné à 15 ans de prison pour une agression sexuelle en 2006
-
Messages haineux ciblant Teddy Riner: enquête ouverte pour injures publiques racistes et cyberharcèlement
-
Trump invite Poutine au sommet du G20
-
YouTube permet désormais de personnaliser son fil vidéo grâce à un chatbot
-
Les mutuelles invitées à augmenter leur rôle dans le remboursement des soins
-
Les Houthis menacent les Etats-Unis de représailles en cas d'intervention
-
Le vaste projet de rénovation de la tour Montparnasse tombe à l'eau
-
Allemagne: lendemain de fête difficile pour la gauche radicale à Berlin
-
Trump va recevoir Xi avec une pompe exceptionnelle
-
Cybersécurité: Airbus va empêcher les secrets l'armée française de se retrouver sur un réseau non protégé
-
Equipe de France: ce qui va changer avec Zidane
-
Sous pression de Trump, le Royaume-Uni prêt à revoir l'accord sur la restitution des Chagos à Maurice
-
La Bourse de Paris termine prudemment, nouvelle flambée du coût de la dette
-
Harvey Weinstein de nouveau condamné à 15 ans de prison pour agression sexuelle en 2006
-
Tour Montparnasse: le projet de rénovation tombe à l'eau
-
Avec l'affaire Orélien, l'édition française face à sa première crise liée à l'IA
-
Le chef de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens dénonce une pression grandissante à l'approche des élections israéliennes
-
BJK Cup: l'Espagne rejoint la République tchèque en demi-finales
-
Nucléaire: l'EPR de Flamanville à l'arrêt samedi pour sa première inspection approfondie
-
Le maire d'Ankara, figure de l'opposition turque, quitte son parti
-
Les Houthis menacent les Etats-Unis de représailles en cas d'intervention en soutien à l'Arabie saoudite
-
A l'ONU, le président iranien se dit victime du "terrorisme" américain
-
أليكس بودي والبروفيسور الدكتور شتيفان هاوبت يتفقان على التعاون من أجل مجموعة فنية أسطورية في رومانيا
-
アレックス・ボディ氏とシュテファン・ハウプト教授、ルーマニアの伝説的な美術コレクションをめぐり提携に合意
-
亞歷克斯·博迪與史蒂芬·豪普特教授就羅馬尼亞傳奇藝術收藏達成合作協議
-
Un juge entend les arguments des deux camps dans le nouveau bras de fer entre Trump et les médias
-
Алекс Боді та проф. д-р Стефан Гаупт домовилися про співпрацю щодо легендарної колекції мистецтва в Румунії
-
Алекс Боди и проф. д-р Стефан Хаупт договорились о сотрудничестве в рамках легендарной коллекции произведений искусства в Румынии
-
Alex Bodi și prof. dr. Stefan Haupt încheie un acord de cooperare pentru o colecție de artă legendară în România
-
Alex Bodi et le professeur Stefan Haupt concluent un accord de coopération pour une collection d'art légendaire en Roumanie
-
Découverte à Paris d'un vestige révélant les origines gauloises de la capitale
-
Wall Street reprend son souffle et ouvre en baisse
-
Ukraine: sept morts dans des frappes russes, des infrastructures de transport visées
-
F1: la prolongation d'Hadjar par Red Bull, "une évidence"
-
Wall Street reprend son souffle et ouvre en légère baisse
-
Non-lieu requis pour Alexis Kohler dans l'affaire de prise illégale d'intérêts autour de MSC
-
Au Maroc, des législatives sur fond de défiance politique et de préoccupations sociales
-
La désinformation par l'IA prolifère à l'approche des élections américaines
-
Protection des mineurs: enquête au Royaume-Uni sur les vérifications d'âge de Pornhub
-
Iran: des vols internationaux annulés après les sanctions américaines
-
Travail dissimulé chez Foodora : l'Urssaf réclame 2,7 millions d'euros, le feuilleton continue
-
Plus de 84.000 chiens et chats à l'abandon refusés par des structures saturées
-
Budget: Lecornu tend la main aux socialistes tentés par la censure
-
Carburants, gaz, fioul... l'exposition des ménages français à la hausse des prix
-
Prix des carburants : les aides du gouvernement aux professionnels et aux particuliers
-
Une nouvelle espèce de chat sauvage découverte en Bolivie, une première en un siècle
-
Prix des carburants: "Je n'ai pas envie d'embêter Total", assure Papin
-
Agriculture: le plan d'aide "probablement supérieur" à 1,3 milliard d'euros, selon Genevard
-
L'accès à la Maison Blanche, "un privilège, pas un droit", selon l'administration Trump
-
Mondiaux de cyclisme: Voeckler et la nouvelle vague
Birmanie: les agriculteurs souffrent des pénuries d'engrais et de carburant
Malgré le ciel de mousson promettant de fortes pluies, les agriculteurs birmans s'inquiètent pour leurs futures récoltes face à la crise des engrais et du carburant provoquée par la guerre au Moyen-Orient.
"Si les prix continuent d'augmenter, j'en serai réduit à mendier ", dit à l'AFP Soe Naing, assis sur un sac de semences de riz face aux 12 hectares de terres qu'il loue dans la commune de Kawhmu, au sud de Rangoun.
"Je vais peut-être abandonner l'agriculture, même si c'est ma vocation", poursuit le quinquagénaire entre les rideaux de pluie annonçant le début de la saison des plantations dans la région.
La guerre au Moyen-Orient a provoqué des difficultés d'approvisionnement en Asie, très dépendante des navires transitant par le détroit d'Ormuz.
En proie à une guerre civile depuis un coup d'Etat militaire en 2021, la Birmanie est encore plus vulnérable que ses voisins: selon des chiffres officiels, le pays d'Asie du Sud-Est importe 90% de son fioul et jusqu'à 95% de ses engrais chimiques, produits en abondance dans le Golfe.
La flambée des prix de ces deux produits affecte les agriculteurs birmans, qui peinent à faire le plein de leurs motoculteurs pour labourer les champs et à acheter les engrais nécessaires pour renforcer leurs semis à un moment crucial du calendrier agricole.
Le Programme alimentaire mondial de l'ONU avertit qu'utiliser moitié moins d'engrais pourrait entraîner une chute de 15% de la production agricole en Birmanie, où l'insécurité alimentaire est déjà grande.
"Je n'ai jamais connu une période aussi difficile", se lamente Soe Naing, riziculteur de longue date. "Mes champs sont tout ce que j'ai, il n'y a pas d'autre espoir."
- "Aucune volonté" -
A plus de 4.000 kilomètres du détroit d'Ormuz, son confrère Moe Aung subit lui aussi l'impact de la crise mondiale du transport maritime.
Il sème ses graines de riz sur une boue non cultivée et prévoit d'utiliser six fois moins d'engrais que les années précédentes.
"Je le fais seulement parce que je suis propriétaire des terres, mais je n'en ai pas envie", souffle l'agriculteur de 53 ans. "Je n'ai aucune volonté de continuer si cette situation ne prend pas fin."
Le prix d'un sac de 50 kg d'engrais a été multiplié par cinq, avance-t-il, atteignant désormais 200.000 kyats (41 euros).
Acheter des engrais à crédit et payer après la récolte est courant, mais Moe Aung craint que les comptes ne s'équilibrent pas cette année.
"On vivait confortablement avant. On pouvait prendre soin de nos parents, avoir des activités sociales, notre famille était tranquille et heureuse... Ce n'est plus le cas maintenant", regrette-t-il.
La Birmanie a été par le passé le grenier à riz du monde. Elle en était le premier exportateur mondial avant la Seconde Guerre mondiale.
Mais des décennies de conflits et d'instabilité depuis son indépendance, en 1948, ont érodé son secteur agricole.
Les Nations unies estiment que le pays est confronté à une "polycrise" et le conflit au Moyen-Orient est venu aggraver la situation alors même qu'une autre menace se profile à l'horizon.
Les prévisionnistes annoncent en effet pour cette année un épisode particulièrement intense du phénomène climatique El Niño, qui peut provoquer vagues de chaleur et sécheresses en Asie du Sud-Est.
Il pourrait commencer dès les prochains jours et étrangler davantage une profession déjà à bout de souffle.
"Si ça continue comme ça, il n'y aura bientôt plus d'agriculteurs dans ce pays", déplore Su Su Nway, présidente d'un syndicat national. "Nous ne voulons pas que les générations futures se demandent si ces agriculteurs ont vraiment existé un jour."
H.Weber--VB