-
La maison de Rihanna visée par des tirs à Los Angeles (médias américains)
-
Kim Jong Un qualifie les Nord-Coréennes de "pilier de la révolution"
-
Colombie: la gauche de Petro se profile comme la force dominante au Congrès
-
Liban: HRW accuse Israël d'utiliser "illégalement" du phosphore blanc
-
Flambée historique du pétrole, la guerre au Moyen-Orient fait s'envoler les cours de 30%
-
Chine: l'inflation au plus haut depuis trois ans
-
Des sites du Hezbollah frappés à Beyrouth selon Israël, combats dans l'est du Liban
-
Un an après son arrestation, le maire d'Istanbul au tribunal
-
A Londres, début d'un procès opposant Gerry Adams à trois victimes d'attentats de l'IRA
-
L'Iran tire des missiles sur Israël après la désignation de Mojtaba Khamenei comme guide suprême
-
Violents combats dans l'est du Liban où une opération commando israélienne est en cours
-
Allemagne: vers une courte victoire des Verts dans le Bade-Wurtemberg
-
Genesis GV60 Magma avant son lancement
-
Ligue 1 : Accroché par le Paris FC, Lyon s'en sort bien
-
Radars: Arnaque éhontée ou nécessité ?
-
Allemagne: Le «boom» des Voitures électriques reste fragile
-
Allemagne : La flambée des prix du carburant et l'année électorale 2026
-
Jeux paralympiques: Cécile Hernandez, l'or du plaisir partagé
-
Droits des femmes: manifestations partout en France, Gisèle Pelicot et sa fille à Paris
-
Ligue 1: Lille déçoit encore, rejoint in extremis par Lorient
-
Ligue 1: Rennes et Franck Haise humilient Nice à l'Allianz Riviera
-
Allemagne: les Verts devant le parti du chancelier Merz dans le Bade-Wurtemberg, selon les sondages
-
Une explosion vise l'ambassade des Etats-Unis à Oslo, possible "acte terroriste"
-
Paris-Nice: jour de premières pour Luke Lamperti
-
Ligue 1: Lens écrase Metz et recolle à Paris
-
Après la frappe israélienne sur un hôtel chic de Beyrouth, les Libanais "en sécurité nulle part"
-
Turquie: pour le maire d'Istanbul, le besoin de changement ne peut être étouffé
-
A Tel-Aviv, la vie au rythme des alertes aux missiles iraniens
-
Ski alpin: razzia italienne à Val di Fassa, Miradoli au pied du podium
-
Ski alpin: McGrath noie son spleen olympique avec une victoire à Kranjska Gora
-
Liban: près de 400 morts en une semaine de guerre, frappes sur le coeur de Beyrouth et le sud
-
Espagne: manifestations pour les droits des femmes et contre la guerre au Moyen-Orient
-
Une explosion vise l'ambassade des Etats-Unis à Oslo, possible lien avec le terrorisme
-
Des dépôts de carburant en feu plongent Téhéran dans la nuit, en plein jour
-
Législatives au Népal: la très large victoire du parti du maire de Katmandou se confirme
-
Guerre au Moyen-Orient: le Bangladesh commence à rationner la vente du carburant
-
New York: enquête antiterroriste après un incident visant un rassemblement anti-islam
-
Face au coût, les jeunes Chinois regardent à deux fois avant de faire un enfant
-
Aux Philippines, le "Seigneur des cafards" défend ces insectes mal-aimés
-
Pourquoi mille navires ont perdu leur GPS au Moyen-Orient
-
Et pour quelques dollars de plus: Levi's à la conquête de la femme et du haut de gamme
-
Législatives en Colombie: test électoral avant la présidentielle de mai
-
GP d'Australie: Russell et Mercedes montrent les muscles
-
Ligue 1: face aux absences, Lyon mise sur l'état d'esprit
-
Ligue 1: à Lens, c’est roulez jeunesse
-
Pékin dit que la guerre au Moyen-Orient "n'aurait jamais dû avoir lieu"
-
MMA: le Français Ciryl Gane combattra Alex Pereira le 14 juin à la Maison Blanche
-
"Une bataille après l'autre" ou comment filmer la course-poursuite parfaite
-
L'Iran se dit prêt à au moins six mois de guerre
-
Allemagne: dans le Bade-Wurtemberg, un premier test électoral pour Merz
Des dépôts de carburant en feu plongent Téhéran dans la nuit, en plein jour
Un air d'apocalypse: les habitants de Téhéran se sont réveillés dimanche matin avec l'impression d'être encore en pleine nuit, une épaisse fumée noire qui se dégage de plusieurs dépôts pétroliers attaqués plongeant la capitale iranienne dans l'obscurité.
"J'ai cru que mon réveil avait un problème", déclare à l'AFP sous couvert d'anonymat un chauffeur d'une cinquantaine d'années, au diapason des réactions des Téhéranais, déboussolés par un noir ambiant inhabituel et par le besoin d'allumer la lumière en plein jour.
A 10H30 (07H00 GMT), des véhicules étaient toujours obligés de rouler avec les phares allumés sur l'avenue Valisar, longue de 17 kilomètres et qui traverse la capitale iranienne du nord au sud.
Un temps pluvieux avec d'épais nuages gris ajoute encore plus de confusion à la raison de cette obscurité inhabituelle. Dans le ciel, ces nuages s'entremêlent aux épaisses fumées noires de dépôts pétroliers toujours en feu.
Elles s'étendent et recouvrent Téhéran, capitale grande comme 2,5 fois Paris, sur des dizaines de kilomètres.
Ces scènes donnent à la ville des airs apocalyptiques, avec une odeur de brûlé prégnante dans certains quartiers, au neuvième jour de guerre déclenchée par une attaque d'Israël et des Etats-Unis contre l'Iran.
C'est la première fois depuis le début du conflit qui embrase le Moyen-Orient que des infrastructures pétrolières en Iran sont ciblées.
Quatre dépôts de pétrole et un site logistique de produits pétroliers à Téhéran et ses environs ont été visés par des frappes, qui ont fait quatre morts, selon les autorités.
Sur l'un des dépôts de carburant touchés à Téhéran, le pétrole se consume toujours.
L'AFP a vu des flammes reprendre de plus belles et crépiter plus de 12 heures après les frappes israéliennes.
En juin 2025, lors de la guerre des 12 jours, Israël avait attaqué des dépôts de carburant à Téhéran.
- Rationnement d'essence -
Aux abords du dépôt, des forces de sécurité avec des masques de protection respiratoire sur le visage et en imperméable, pour se protéger des retombées toxiques, filtrent la circulation.
Les autorités ont mis la population en garde contre le caractère toxique des fumées et ont appelé les habitants à rester à l'intérieur. Selon le Croissant-Rouge iranien, "d'importantes quantités d'hydrocarbures toxiques, de soufre et d'oxydes d'azote" ont été libérés dans l'air.
Les vitres des immeubles résidentiels aux alentours ont été totalement soufflées par des explosions.
A des dizaines de kilomètres de là, des habitants nettoient au balai leurs balcons et devantures de fenêtres, couvertes d'un mélange de pluie et d'épaisses flaques d'essence.
Le gouverneur de la province de Téhéran, Mohammad Sadegh Motamedian, cité par l'agence Irna, a annoncé dans la matinée que la distribution d'essence était "temporairement interrompue" mais appelé la population à ne "pas s'inquiéter".
La distribution est désormais limitée à 20 litres par véhicule.
Dimanche, de longues files d'attente s'étendent le long des stations-service de Téhéran.
L'AFP a compté une quarantaine de véhicules devant l'une d'elles, au jour de la reprise du travail après une semaine fériée décrétée après la mort du guide suprême, Ali Khamenei, tué dès le début de la guerre.
En juin, lors de la dernière guerre, environ six millions d'habitants avaient quitté Téhéran, une ville qui en compte en temps normal plus de dix millions, selon les médias locaux.
Cette fois, la majorité est restée. L'ONU a estimé mardi qu'environ 100.000 personnes avait fui Téhéran.
Si la capitale iranienne avait des allures de ville fantôme aux premiers jours de la guerre, ce n'est plus le cas.
Davantage de piétons et véhicules s'aventurent dehors. Et dimanche, environ un magasin sur deux était ouvert à Téhéran, tous plongés dans le noir.
J.Sauter--VB