-
La SNCF de nouveau interpellée après la mort d'un animal domestique sur des voies en gare
-
Mille jours depuis le 7-Octobre: en Israël, une commémoration sur fond de divisions
-
Royaume-Uni: excuses officielles pour un scandale d'adoptions forcées sur plusieurs décennies
-
L'Assurance maladie plaide pour interdire la vente de cigarettes aux personnes nées après 2009
-
Ali Baddou reprend les rênes de "DébatDoc" sur LCP
-
Wall Street dans le vert, portée par l'emploi américain
-
Au moins 21 morts à Kiev dans les pires frappes russes sur la capitale ukrainienne
-
A Kiev, nuit de "cauchemar" sous les bombardements russes
-
Ukraine: au moins 21 morts à Kiev dans les pires frappes russes sur la capitale, selon le maire
-
Venezuela: après huit jours dans les décombres, le retour à la vie d'Hernan Gil
-
Venezuela: un survivant du séisme extrait des décombres huit jours après
-
Albanie: affrontements lors d'une manifestation contre un projet immobilier lié à la famille Trump
-
Ebola en RDC : l'épidémie continue à s'étendre, plus de 400 morts
-
Fin de "Dimanche en politique" sur France 3, Letellier en route pour les "4 vérités"
-
Eau, pesticides: mobilisation d'ONG contre la loi d'urgence agricole
-
Où en sont l'Iran et les Etats-Unis après la session de Doha ? Ce que l'on sait
-
Les pompiers luttent contre des incendies dans le Sud, où est attendu le Premier ministre
-
Flotte fantôme russe: le pétrolier Tagor autorisé à lever l'ancre contre un million d'euros
-
Transport maritime: CMA CGM inaugure le "Notre-Dame", plus grand porte-conteneurs français
-
Les pompiers luttent contre des incendies dans le Sud, où est attendu lePremier ministre
-
Nord du Nigeria: le regain de violences fait bondir la faim à un niveau record, alerte le PAM
-
À Dresde, l'allemand Infineon muscle l’industrie européenne des puces
-
Mondial-2026: Ronaldo - Modric à l'affiche, l'Espagne doit accélérer
-
Ukraine : au moins 17 morts à Kiev dans les pires frappes russes sur la capitale, dit le maire
-
Mondial-2026: Harry Kane, joyau d'une couronne anglaise jusqu'ici sans éclat
-
A l'hôpital, exsangue après la canicule, la crainte d'une nouvelle vague de chaleur
-
Tour de France: les Français, moins nombreux, plus puissants?
-
Thaïlande : huit moines bouddhistes tués après qu'un enfant a foncé en camion dans un cortège
-
Birmanie: à la recherche d'Aung San Suu Kyi
-
Fiscalité, retraite, compétitivité: le chancelier allemand annonce un vaste ensemble de réformes
-
Café avec vue: le Starbucks qui surplombe la Corée du Nord attire les foules
-
Présidentielle au Pérou: le candidat de gauche conteste la victoire de Keiko Fujimori
-
Ukraine: au moins 13 morts à Kiev lors des frappes russes les plus massives sur la capitale
-
Meurtres dans la Sarthe: la Cour de révision annule la condamnation de Dany Leprince, qui sera rejugé
-
Inflation: Warsh donne des gages, un conseiller de Trump met en garde contre une hausse des taux non "patriote"
-
L'acteur Danny Glover annonce être atteint d'Alzheimer
-
Chère et incertaine, l'électrification bouscule les PME énergivores allemandes
-
Craignant des frappes russes, Kiev met à l'abri le musée sur la Grande famine
-
"Il y aura toujours du boulot": les métiers manuels recherchés, sur fond de montée de l'IA
-
Aux Etats-Unis, les boissons au cannabis de plus en plus populaires
-
Concurrence: Google échoue à faire annuler une amende européenne record
-
Les pompiers luttent contre des incendies dans le Sud, avant une visite du Premier ministre
-
La Bourse de Paris en hausse avant l'emploi américain
-
XV de France: huit champions d'Europe de l'UBB contre les All Blacks, dont le revenant Penaud
-
Le groupe M6 se désengage du réseau d'agences Stéphane Plaza Immobilier
-
Des attaques de missiles sur Kiev font au moins treize morts et de lourds dégâts
-
Rufus, le rapace star qui protège le gazon de Wimbledon
-
Mondial-2026: les Etats-Unis en 8es grâce à Balogun, qui sera suspendu
-
Venezuela: un survivant dans les décombres, huit jours après les séismes
-
Mondial-2026: l'Espagne doit conjurer le sort
Infrastructures du Golfe attaquées, détroit d'Ormuz bloqué: choc mondial sur l'énergie
Les marchés de l'énergie ont connu un lundi noir, avec une envolée des prix du pétrole et du gaz, la guerre au Moyen-Orient menaçant une région cruciale dans la production et l'exportation des hydrocarbures consommés à travers le monde.
Le gaz européen a bondi de plus de 39%, après un pic au-delà des 50% dans la journée, restant cependant encore très loin des niveaux atteints au début de la guerre en Ukraine.
A l'ouverture du marché pétrolier, le Brent, la référence internationale pour le baril d'or noir, s'est envolé de plus de 13%, dépassant les 82 dollars.
Il a finalement terminé la séance en hausse de 7,26% à 77,74 dollars, soit environ 15 dollars plus cher qu'en début d'année.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate a clôturé à 71,23 dollars (+6,28%).
- Risques sur les infrastructures -
Les prix du pétrole et du gaz sont secoués par les attaques iraniennes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe.
Lundi, la compagnie énergétique publique qatarie QatarEnergy a annoncé avoir interrompu sa production de gaz naturel liquéfié (GNL) après des attaques iraniennes contre les installations de deux de ses principaux sites de traitement de gaz.
Plus tôt, une des plus grandes raffineries d'Arabie saoudite, celle de Ras Tanura, exploitée par la compagnie pétrolière nationale Saudi Aramco, a dû interrompre certaines opérations après une attaque qui a provoqué un incendie.
Un terminal pétrolier d'Abou Dhabi a aussi été attaqué par un drone.
- Ormuz bloqué -
En parallèle, "nous assistons à une fermeture de facto" du détroit d'Ormuz, goulet d'étranglement par lequel transite environ 20% du pétrole et du GNL mondiaux, relève auprès de l'AFP Andy Lipow, analyste marché chez Lipow Oil Associates.
Le passage n'est pas techniquement bloqué, mais face à l'explosion des primes d'assurance, les principales compagnies maritimes ont annoncé suspendre leurs traversées.
Des agences de sécurité maritime ont fait état de plusieurs attaques de navires ce week-end dans cette zone large d'environ 50 kilomètres. Lundi, les Gardiens de la Révolution iraniens ont affirmé avoir attaqué un pétrolier, présenté comme lié aux Etats-Unis.
Ce blocage limite fortement les exportations de pétrole des grands producteurs, comme l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis ou l'Irak, ainsi que celles de GNL du Qatar, principal exportateur de la région.
"A chaque jour de paralysie, ce sont 20 millions de barils de pétrole qui n'atteignent pas leur marché", prévient Andy Lipow.
- L'Asie particulièrement touchée -
Les pays asiatiques pourraient être les grands perdants: plus de 80% du pétrole et gaz transitant par Ormuz leur est destiné, selon l'Agence internationale de l'Energie.
Mais les craintes s'étendent au-delà de l'Asie. La mise à l'arrêt des exportations de gaz "pourrait avoir de graves répercussions sur la sécurité énergétique de l'Europe", souligne Eurasia Group.
Le cabinet de conseil relève en particulier les faibles réserves de l'Allemagne, "de loin le plus gros consommateur européen de gaz" en cette fin d'hiver.
Pour Andy Lipow, même un déblocage d'Ormuz pourrait ne pas signifier un retour à la normale. "Il est possible que, compte tenu du fait que le leadership iranien n'est plus intact, l'industrie pétrolière ne sache tout simplement pas avec qui négocier" pour acheter de l'or noir auprès de cet important producteur, souligne-t-il.
- Un baril à 100 dollars? -
Les pays importateurs de pétrole disposent en théorie d'importantes réserves d'or noir, les membres de l'OCDE, majoritairement des économies avancées, s'astreignant par exemple à maintenir au moins 90 jours de stocks.
Mais "en cas d'interruption prolongée des livraisons via Ormuz, le pétrole brut pourrait rapidement grimper jusqu'à 100 dollars le baril", prévient Eurasia Group.
La dernière fois que les prix du brut ont dépassé ce seuil symbolique, c'était au début de la guerre en Ukraine.
"Une période prolongée de prix élevés exercerait une pression à la hausse sur les anticipations d'inflation", prévient Kristian Kerr, du courtier LPL Financial.
"Le talon d'Achille du (président américain Donald) Trump, ce sont les prix pétroliers élevés", relève Michelle Brouhard, analyste chez Kpler, selon qui Téhéran pourrait chercher à maintenir des prix élevés pour faire plier Washington, avant les élections de mi-mandat en novembre.
De tels niveaux de prix viendraient aussi affecter le commerce mondial, du fait des coûts de transports élevés et des menaces sur le fonctionnement des usines chinoises, très dépendantes du pétrole.
Un tel scénario dépend toutefois de la durée de la guerre.
"Il est peu probable qu'une perturbation grave et durable se produise" tant que le conflit ne dure pas trop longtemps, jugent les experts d'Oxford Economics.
Donald Trump estime que les opérations américaines pourraient durer "quatre à cinq semaines" tout en assurant avoir "les capacités" pour aller au-delà.
C.Bruderer--VB