-
GP d'Australie: Russell et Mercedes montrent les muscles
-
Ligue 1: face aux absences, Lyon mise sur l'état d'esprit
-
Ligue 1: à Lens, c’est roulez jeunesse
-
Pékin dit que la guerre au Moyen-Orient "n'aurait jamais dû avoir lieu"
-
MMA: le Français Ciryl Gane combattra Alex Pereira le 14 juin à la Maison Blanche
-
"Une bataille après l'autre" ou comment filmer la course-poursuite parfaite
-
L'Iran se dit prêt à au moins six mois de guerre
-
Allemagne: dans le Bade-Wurtemberg, un premier test électoral pour Merz
-
Droits des femmes: des dizaines de milliers de manifestants attendus dimanche en France
-
Liban: quatre morts dans une frappe israélienne contre un hôtel à Beyrouth
-
Guerre au Moyen-Orient: quatre morts au coeur de Beyrouth
-
Liban: 41 morts dans une opération commando israélienne pour retrouver un pilote disparu
-
Ligue 1: l'OM prend sa revanche à Toulouse
-
Est du Liban: 41 morts dans une opération commando israélienne pour retrouver un pilote disparu
-
Netanyahu jure de poursuivre la guerre contre l'Iran et d'"éradiquer le régime"
-
Six nations: "Un énorme accomplissement", savoure Quesada après la victoire historique contre l'Angleterre
-
Six nations: l'Angleterre s'enfonce et concède sa première défaite face à l'Italie
-
Tournoi des six nations: contre l'Ecosse, la défense française s'est liquéfiée
-
Espagne: l'Atlético Madrid ferme la porte à un départ de Griezmann (directeur du football)
-
Tournoi: contre l'Ecosse, la défense française s'est liquéfiée
-
Strade Bianche: "Tadej Pogacar était vraiment au-dessus", reconnaît Seixas
-
Strade Bianche: Pogacar en habitué, Seixas sur la voie royale
-
Biathlon: Simon brille dans la mass start de Kontiolahti, Jeanmonnot en difficulté
-
Six nations: le XV de France humilié par l'Ecosse, voit le Grand Chelem s'envoler
-
Trump lance une coalition pour "éradiquer" les cartels en Amérique latine
-
Les Etats-Unis ont commencé à utiliser des bases militaires britanniques contre l'Iran
-
Khamenei tué par Israël: coup de maître ou succès facile?
-
Aux chantiers navals de Gdansk, les femmes sont les reines des hauteurs
-
Ski: après les JO, Pinheiro Braathen récidive en géant et met Odermatt sous pression
-
Ukraine: au moins 12 morts dans des frappes russes nocturnes, un immeuble détruit à Kharkiv
-
Israël a mené sans succès une opération au Liban pour retrouver les restes de l'aviateur Ron Arad
-
Ukraine: au moins dix morts dans des frappes russes nocturnes, un immeuble détruit à Kharkiv
-
Ski alpin: l'Italienne Pirovano double la mise en descente à Val di Fassa
-
Au Népal, le pari politique réussi du populaire Balendra Shah
-
Ligue 1: Marseille sans défense
-
Six nations: Finn Russell, feu sacré et sang-froid de l'Ecosse
-
XV de France: troisième ligne et premiers choix
-
L'astéroïde dévié par la Nasa a changé d'orbite autour du Soleil
-
"Je dors trois heures par nuit": l'angoisse d'une Iranienne exilée, sans nouvelles de ses proches
-
Trump, la guerre "au feeling"
-
L'aide mexicaine, un petit soulagement face à la crise alimentaire à Cuba
-
En Finlande, des enfants traversent la Baltique gelée en aéroglisseur pour aller à l'école
-
F1: Russell en pole, Mercedes écrase la concurrence en Australie
-
Législatives au Népal: le maire de Katmandou Shah l'emporte sur l'ex-Premier ministre Oli
-
NBA: Wembanyama magique avec les Spurs, Tatum "ému" avec les Celtics
-
Ski: Adrien Théaux annonce mettre fin à sa carrière à la fin de l'hiver
-
Tennis: débuts solides pour Sinner et Sabalenka en quête d'un premier titre à Indian Wells
-
Israël pilonne Téhéran après une semaine de guerre
-
Trump, en pleine guerre en Iran, réunit ses alliés d'Amérique latine
-
A une semaine des municipales, derniers jours d'une campagne sans certitude
Les éleveurs bovins américains, pris en étau entre coûts élevés et consommateurs prudents
Dans la campagne de Virginie, dans l'est des Etats-Unis, des dizaines de jeunes vaches paissent près d'un étang gelé. Elles appartiennent à Chris Stem, un quadragénaire qui a réalisé son rêve d'enfant en devenant agriculteur, mais est aujourd'hui rattrapé par une réalité moins reluisante.
Malgré la flambée des prix du boeuf, et un cheptel bovin américain au plus bas depuis 75 ans, les éleveurs sont sous pression, confrontés à une augmentation drastique de leurs coûts, une clientèle plus attentive à son budget et aux conséquences de la politique commerciale de Donald Trump.
"Les coûts d'exploitation dépassent presque (notre capacité) à continuer d'élever du bétail", déplore auprès de l'AFP Chris Stem qui possède environ 250 bêtes dont 15% seront vendues dans sa propre boucherie.
"De la coupe du foin à l'alimentation du bétail, en passant par l'entretien du matériel, le personnel et les aliments, tout a augmenté", assure l'éleveur de 40 ans. "Quand cela va-t-il se stabiliser et s'arrêter?"
La flambée des prix du boeuf lui a permis d'augmenter son chiffre d'affaires, mais ses frais aussi. Et il lui est impossible d'augmenter indéfiniment les prix sur ses étals pour maintenir sa marge.
"Les clients ne dépenseront pas plus qu'une certaine somme pour une pièce de boeuf, surtout quand on trouve de la viande importée 50 à 60% moins chère dans les grands magasins", explique l'éleveur.
Selon lui, le prix du faux-filet a plus que doublé en quelques années, passant de 14,99 dollars la livre (454 g) en 2019, à 32,99 dollars. Ses ventes ont chuté de 30%.
Pour compenser, il s'est alors diversifié, en se lançant dans la production de vin, et accueille désormais des événements comme des mariages sur sa propriété.
- "Secteur en crise" -
En janvier, les prix du boeuf et du veau aux Etats-Unis ont augmenté de 15% sur un an, les experts assurant que la tendance devrait se prolonger.
La demande des consommateurs américains reste forte mais il faudra des années pour reconstituer les troupeaux décimés par des sécheresses à répétition et les restrictions à l'importation liées à un parasite.
Cette flambée des prix du boeuf est devenue le symbole du coût de la vie élevé dans la première économie mondiale, alimentant la frustration des électeurs. À l'automne dernier, Donald Trump avait exigé des éleveurs une baisse des prix avant d'exempter le boeuf brésilien de droits de douane élevés et de faciliter les importations de boeuf argentin.
Une décision prise au grand dam des agriculteurs américains, pourtant une base électorale clé du président républicain à l'approche des élections de mi-mandat.
"Nous devons nourrir les Américains", commente Chris Stem. "Mais nous ouvrons une brèche qui, à mon avis, va nuire considérablement aux éleveurs".
"Je soutiens l'administration républicaine" mais "pas les inconnues auxquelles nous sommes confrontés actuellement", ajoute-t-il.
Un organisme important de défense des intérêts des éleveurs américains, a récemment sonné l'alarme: "Notre secteur est en crise et a besoin d'être protégé contre les importations qui font baisser les prix."
- Achats plus mesurés -
Pour Lance Lillibridge, agriculteur dans l'Iowa (nord), les éleveurs de bétail "vivent avec des marges très faibles" depuis des années.
"Les gens en ont assez de travailler si dur pour rien", explique-t-il à l'AFP. Selon lui, "à l'heure actuelle, les prix de notre bétail sont exactement là où ils devraient être."
Un avis que ne partagent pas tous les Américains.
"Nous avons beaucoup réduit nos dépenses" en raison de la hausse du prix du boeuf, souligne Endawnson Nungo, 56 ans, originaire de Caroline du Sud (est) et travaillant dans le secteur ferroviaire.
Rencontré dans une boucherie de Washington, Caleb Svezia, 28 ans, scientifique, explique lui aussi devoir économiser pour acheter de la viande de meilleure qualité.
Boucher dans la capitale, Jamie Stachowski regrette de voir les clients délaisser son échoppe. Comme Chris Stem, il a dû augmenter ses prix, d'environ 30% l'année passée. En conséquence, ses ventes ont reculé de 15%.
"L'industrie bovine représente des milliards et des milliards de dollars (...) pourtant, tout le monde ne gagne que quelques centimes par kilo", se désole-t-il.
T.Suter--VB