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Les Sud-Coréens désormais autorisés à lire le journal du Nord
Rempli de tirades guerrières et de panégyriques des grands leaders, le principal journal nord-coréen, Rodong Sinmun, a été jugé pendant des décennies tellement toxique par la Corée du Sud que ses citoyens n'avaient pas le droit de le lire.
Et pourtant, le président sud-coréen Lee Jae Myung, partisan d'une ligne modérée et qui cherche à apaiser les tensions avec Pyongyang, a récemment lancé sur le ton de la plaisanterie qu'il ne pensait pas que le public "deviendrait communiste" en le lisant.
A partir de cette semaine, les Sud-Coréens peuvent donc accéder librement au Rodong Sinmun dans les institutions où il est disponible.
Auparavant, lire le "Journal des travailleurs", organe officiel du parti unique nord-coréen, nécessitait une autorisation préalable et d'expliquer pourquoi on voulait le faire.
En Corée du Sud, toujours techniquement en guerre contre le Nord, les lois sur la sécurité nationale ont longtemps interdit tout accès à la propagande du régime de Pyongyang.
Beaucoup de ces mesures sont toujours en place. Ainsi, il reste impossible d'accéder aux sites internet nord-coréens depuis une adresse IP du Sud.
Dans les rues de Séoul, les opinions sur la nouvelle mesure sont mitigées.
- "Propagande de l'Etat islamique" -
"C'est comme donner aux gens l'accès à la propagande de l'Etat islamique", affirme à l'AFP Park Si-won, un étudiant de 22 ans. "On ne ferait pas ça à moins de vouloir qu'ils rejoignent le groupe terroriste".
Non loin de là, Hong Se-wung, 81 ans approuve.
"Permettre aux gens de lire le journal d'un pays hostile, ou les inciter à le lire, est une idée extrêmement dérangeante", estime-t-il.
D'autres sont sceptiques, et se demandent qui en Corée du Sud prendra le temps d'aller feuilleter un journal contenant surtout des exaltations des grandes réalisations nord-coréennes, des directives politiques, des articles à la gloire de la dynastie Kim et des diatribes contre Séoul et Washington.
"De nos jours, beaucoup de gens ne lisent même plus la presse papier en général. Je doute qu'ils feront l'effort d'aller lire le Rondong Sinmun", fait remarquer Son Yu-jin, une étudiante en doctorat de 27 ans.
L'AFP a d'ailleurs eu le plus grand mal à trouver, à Séoul, une bibliothèque ayant mis le Rodong Sinmun à disposition du public.
"D'un point de vue pratique, c'est vraiment un changement symbolique", explique à l'AFP Chad O'Carroll, directeur du site spécialisé NK News qui comprend une plateforme permettant de lire les médias nord-coréens.
Selon lui, "il serait beaucoup plus facile pour ceux qui étudient la Corée du Nord de travailler sur ces documents si le gouvernement sud-coréen rendait accessibles les sites web des médias d'État nord-coréens".
- "Occasion de comprendre" -
Mais, fait-il remarquer, il faudrait pour cela que des changements législatifs interviennent, ce qui est délicat dans un pays où le spectre de la Corée du Nord reste la source de tensions.
Le gouvernement du président Lee Jae Myung, arrivé au pouvoir en juin, s'est engagé à "élargir progressivement l'accès" aux informations sur la Corée du Nord, avec qui les relations sont au plus bas depuis des années.
Pour M. Lee, assouplir la censure datant de la Guerre froide est "une occasion de comprendre avec précision la réalité de la Corée du Nord".
Bae Jee-woo, une femme d'affaires, est d'accord.
"Même si les citoyens sud-Coréens peuvent accéder directement au Rodong Sinmun, ils seront capables de l'interpréter selon leurs propres normes et philosophies", dit-elle à l'AFP.
"Il est très improbable qu'ils soient influencés de manière significative par la propagande nord-coréenne ou quoi que ce soit de ce genre", ajoute-t-elle.
Quoiqu'il en soit, le geste de Séoul reste unilatéral: en Corée du Nord, quiconque est surpris à consulter les médias du Sud continue à s'exposer à de terribles châtiments.
A.Zbinden--VB