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Ukraine: un mort dans des attaques aériennes "massives" sur Kiev et Odessa, une maternité touchée
De nouvelles attaques aériennes russes "massives" ont visé dans la nuit de lundi à mardi les villes ukrainiennes de Kiev et Odessa, faisant un mort et touchant notamment une maternité, ont annoncé les autorités locales.
"La Russie ment tout les jours au sujet de son désir de paix, et attaque les gens tous les jours. Il est temps d'imposer des sanctions. Temps de soutenir l'Ukraine avec des armes. Temps de prouver que la démocratie a du pouvoir", a réagi sur Telegram le chef de cabinet du président ukrainien Volodymyr Zelensky, Andriy Yermak.
A Odessa, un homme de 59 ans a été tué dans des frappes sur des immeubles résidentiels du centre de la ville et au moins quatre autres blessés, et une maternité a été touchée, selon le gouverneur Oleg Kiper.
"L'ennemi a massivement attaqué Odessa avec des frappes de drones. Des infrastructures civiles ont subi des dommages et il y a des incendies. Les Russes ont touché une maternité, une station médicale d'urgence et des bâtiments résidentiels", a-t-il indiqué, précisant que la maternité avait pu être évacuée à temps.
A Kiev, au moins deux personnes ont été blessées dans les district de Darnytsky et d'Obolonsky dans une attaque aérienne également qualifiée de "massive" par le maire Vitali Klitschko, qui a fait état d'un bâtiment en feu.
Le chef de l'administration militaire de la capitale, Timour Tkatchenko, a également fait état d'une personne blessée dans le district de Shevchenkivsky, où là aussi un immeuble est en feu selon cette source.
Dans le centre de Kiev, une journaliste de l'AFP a entendu au moins 12 explosions et des tirs de la défense anti-aérienne, ainsi que le bourdonnement d'une dizaine de drones.
M. Klitschko a prévenu que l'attaque se poursuit, avec l'arrivée d'un "nouvel essaim de drones".
- Echange de prisonniers -
Les villes ukrainiennes sont presque quotidiennement visées par des attaques aériennes, près de trois ans et demi après l'invasion du pays par la Russie en février 2022.
Dans la nuit de dimanche à lundi, la Russie a lancé un nombre record de 479 drones explosifs sur l'Ukraine, selon l'armée de l'air ukrainienne.
Malgré les démarches du président américain Donald Trump, qui a renoué le contact avec son homologue russe Vladimir Poutine, les négociations de paix sont dans l'impasse.
Seule avancée, Kiev et Moscou ont annoncé lundi le début d'un nouvel échange de prisonniers de guerre qui se poursuivra ces prochains jours, l'un des rares résultats des récents pourparlers entre les deux belligérants.
Les deux capitales n'ont pas précisé à ce stade le nombre de soldats impliqués dans cet échange, qui avait été décidé au cours d'un deuxième cycle de négociations directes, à Istanbul, le 2 juin.
Russes et Ukrainiens avaient alors convenu de libérer tous les prisonniers de guerre grièvement blessés ou malades et ceux âgés de moins de 25 ans.
Dimanche, l'armée russe avait par ailleurs affirmé attaquer la région ukrainienne de Dnipropetrovsk, qui borde celles de Donetsk et de Zaporijjia déjà partiellement sous son contrôle, une première en plus de trois ans de conflit.
"Il est temps que tout le monde accepte le fait que la Russie ne comprend que les frappes, pas les mots rationnels", a estimé mardi M. Yermak, le chef de cabinet du président Zelensky, dans une critique à peine voilée de l'administration Trump.
La Russie continue d'avancer des demandes maximalistes, à savoir que l'Ukraine lui cède les territoires dont elle revendique l'annexion et renonce à entrer dans l'Otan. Elle rejette la trêve "inconditionnelle" de 30 jours voulue par Kiev et les Européens, jugeant qu'elle permettrait aux forces ukrainiennes de se réarmer grâce aux livraisons occidentales.
L'Ukraine réclame, de son côté, le retrait pur et simple des troupes russes de son territoire et des "garanties de sécurité" de la part des Occidentaux, que ce soit le déploiement de troupes sur place ou des accords militaires. Elle qualifie les exigences russes d'"ultimatums".
T.Zimmermann--VB