-
Les Bosniens votent aux élections générales dans une profonde division
-
Top 14: Toulouse toujours leader, devant Pau et Bayonne, premier point de Vannes
-
Ligue des nations: l'Espagne enchaîne contre la République tchèque
-
Les Houthis disent avoir ciblé un site d'Aramco à Ryad, après des raids saoudiens sur Sanaa
-
Ethiopie: l'armée fédérale est entrée dans Mekele, capitale du Tigré, selon une source humanitaire
-
Dans l'Eure, des milliers de personnes manifestent contre l'usage des pesticides
-
Espagne : manifestations monstres pour le logement, après le rejet des mesures du gouvernement
-
Les Houthis accusent Ryad de pilonner Sanaa, qu'ils contrôlent, incendie sur un site saoudien d'Aramco
-
Mode/Paris : Allure légère pour contexte lourd chez Hermès
-
Equipe de France : Jacquet le bienheureux
-
Brésil : Lula et Flavio Bolsonaro bouclent leur campagne avant un scrutin serré
-
Des milliers de personnes manifestent contre l'usage des pesticides dans l'Eure
-
Equipe de France : Dembélé, le débat relancé
-
Espagne : après le rejet des mesures du gouvernement, des manifestations monstres pour le droit au logement
-
La Russie appelle les diplomates et étrangers à quitter Kiev, ciblée à répétition
-
La Corée du Nord affirme avoir lancé un missile balistique utilisant l'IA
-
Fortes explosions entendues dans la capitale yéménite, aux mains des combattants Houthis
-
GP de Bahreïn en Malaisie: Verstappen (Red Bull) s'élancera juste devant Hamilton (Ferrari)
-
Ethiopie: les forces tigréennes quittent Mekele, capitale du Tigré
-
Fin de quinquennat lugubre pour la Macronie
-
Vol flydubai: l'enquête établit un "acte terroriste"
-
Cancer du sein avant 40 ans: plus agressif, plus toxique et une vie sociale bouleversée
-
La responsabilité climatique des pétroliers devant la Cour suprême
-
Changement climatique : en Belgique, un tapis vert sur les canaux de Gand
-
Venezuela: lumière dans le ciel pour les morts, 100 jours après le double-séisme
Le modèle de financement des infrastructures est "à bout de souffle", alerte Bayrou
"Notre modèle de financement des infrastructures de transport est aujourd'hui à bout de souffle", a déclaré lundi le Premier ministre François Bayrou, lors du lancement à Marseille d'une grande conférence qui va durer deux mois et doit dégager des pistes de financement pour les transports de demain.
"Plusieurs dizaines de milliards d'euros sont nécessaires pour régénérer et moderniser notre réseau ferroviaire, ainsi que nos routes et autoroutes non concédées", a insisté le Premier ministre, alors que la France doit trouver 40 milliards d'économie pour son budget 2026.
La conférence, baptisée Ambition France Transports et présidée par l'ancien secrétaire d'État aux Transports Dominique Bussereau, doit proposer des scénarios pour sécuriser des financements pérennes avec trois ambitions: régénérer et moderniser les réseaux de transports, augmenter l'offre et accélérer la transition écologique.
Pour atteindre les objectifs fixés lors de la troisième stratégie nationale bas carbone, la fréquentation des transports publics doit augmenter de 25% d'ici 2030.
Le secteur des transports est responsable d'un tiers du total des émissions de gaz à effet de serre en France, l'immense majorité à cause de la route. Les infrastructures de transport doivent aussi s'adapter au changement climatique avec les vagues de chaleur, inondations ou glissements de terrains qui viennent accélérer la dégradation des ouvrages.
- Normes -
"Les engagements de l'État n'ont cessé de s'accumuler sans mettre les moyens en face", a souligné François Bayrou.
En 2023, la Première ministre de l'époque Élisabeth Borne annonçait notamment un plan d'investissements de 100 milliards d'euros pour le ferroviaire d'ici 2040. Une promesse qui peine aujourd'hui à se concrétiser.
"Les 100 milliards n'ont pas été totalement budgétisés, c'est le moins qu'on puisse dire. Mais pour autant, il en reste quelque chose", a répondu le ministre chargé des Transports Philippe Tabarot, soulignant l'augmentation des investissements pour l'entretien du réseau ferroviaire. Une hausse des crédits uniquement permis par les bénéfices de la SNCF.
François Bayrou a aussi critiqué "la passion française pour la production de normes" qui "fait que les délais entre les premières études et la mise en service des projets peuvent dépasser 10 ans voire même plus".
Ambition France Transports, dont les travaux doivent se terminer mi-juillet, sera organisée sous forme de quatre ateliers, réunissant chacun entre 10 et 15 participants (élus, professionnels, économistes).
- Avenir des autoroutes -
L'un portera sur le financement des transports du quotidien et en particulier les Serm (Services express régionaux métropolitains, les fameux RER métropolitains annoncés en 2022). Un atelier concernera la mobilité routière et notamment l'avenir des concessions autoroutières qui arrivent toutes à échéance entre 2031 et 2036, un autre le ferroviaire et un dernier le fret.
La fin des concessions autoroutières, exploitées dans leur immense majorité par trois grands groupes (Vinci, Eiffage et l'Espagnol Abertis), devrait occuper une grande partie des débats.
Elle "offre une opportunité sans précédent pour les pouvoirs publics de rediriger les recettes des péages de manière durable vers les projets de transport", a relevé François Bayrou.
"Je me souviens qu'en 2005, j'avais été bien seul à m'émouvoir, lorsque le gouvernement avait décidé de céder ses parts dans les sociétés concessionnaires d'autoroutes", a-t-il rappelé.
"L'État, je le crois, s'est volontairement privé d'une ressource qui était le véritable patrimoine des Français et qui aurait pu abonder de manière pérenne le secteur des transports pour trouver de nouveaux investissements, de nouveaux financements", a-t-il poursuivi, sans vouloir révéler quel modèle aurait sa préférence à l'avenir.
Doit-on conserver les concessions? Passer à la gestion directe? Financer l'entretien par le péage ou bien par l'impôt? Et surtout, doit-on mettre la route à contribution pour financer le ferroviaire? Aucune piste ne sera écartée, assurent les organisateurs de la conférence.
Les sociétés concessionnaires réalisent environ 13 milliards d'euros de chiffre d'affaires par an. Pour défendre leur modèle, elles affirment assumer de nombreux investissements, à commencer par l'installation de bornes électriques dont le nombre sur les aires d'autoroute devra être multiplié par dix d'ici 2035 pour répondre à la demande, selon l'une d'entre elles.
M.Betschart--VB