-
Comment la lumière combinée à la génétique permet-elle de percer les mystères du cerveau ?
-
Judo: "Je suis humaine", Agbégnénou teste son corps aux Mondiaux de Bakou
-
Le Kenya annonce un mort d'Ebola, le premier jamais recensé sur son sol
-
Pour ou contre l'IA pour les devoirs? Dans certaines universités américaines, la question fait débat
-
Soupçon de peste en Russie : risque "faible" pour le pays et "très faible" pour l'Europe, selon l'OMS
-
Premières manifestations lycéennes d'un "acte III" sous très haute surveillance
-
La Bourse de Paris va de l'avant, Alstom sur les rails
-
Le prix moyen du gazole à la pompe atteint un record au Royaume-Uni
-
L'Europe peut-elle vraiment protéger ses citoyens des dérives de l'IA?
-
Tennis: Sinner, toujours blessé à un genou, fait une croix sur 2026
-
La chasse au grand tétras interdite en France
-
La dette de l'IA explose et accélère la hausse des taux d'intérêt
-
Des vents contraires soufflent sur Trump et les républicains à un mois des élections
-
Les principaux thèmes des élections de mi-mandat aux États-Unis
-
Les élections américaines de mi-mandat en chiffres
-
Face aux prix du gazole, la tentation de l'huile de friture dans le moteur
-
Les lycéens se préparent à manifester pour un "acte III" sous très haute surveillance
-
Trump approuve la mise à mort par peloton d'exécution de l'auteur d'une tuerie sur une base militaire
-
Climat : quinze jeunes Canadiens défient l'État devant la justice
-
Patrick Sabatier, le retour d'une star de la télé des années 80
-
Train, bus, covoiturage: les solutions face à la hantise de la pompe à essence
-
OpenAI s'excuse devant le Parlement australien pour l'infiltration de sites gouvernementaux
-
La mode de l'ube, un défi pour les agriculteurs philippins
-
Foot : Lionel Messi, dernier tango avec l’Argentine
-
Ligue des nations: Kane-Bellingham, le présent et le futur de l'Angleterre
-
Le Québec "mérite" d'être "un pays", dit son nouveau dirigeant indépendantiste
-
Arabie saoudite : les Houthis du Yémen disent avoir frappé l'aéroport de Ryad
-
Canada : les indépendantistes remportent les élections au Québec, un défi pour Carney
-
Canada : les indépendantistes remportent les élections au Québec, défi à venir pour Carney
-
Pour le lauréat américain du Nobel de médecine, l'espoir d'une nouvelle psychiatrie
-
Canada : les indépendantistes remportent les élections au Québec, selon de premières estimations
-
Mobilisation lycéenne : un "acte III" sous très haute surveillance
-
Physique des particules, "cape d'invisibilité" et astrophysique cités pour le Nobel de physique
-
L'extrême droite allemande en passe de présider son premier Parlement régional
-
Bruxelles présente ses propositions pour faire passer la "pilule" de l'élargissement
-
Arabie saoudite : les Houthis du Yémen disent avoir touché l'aéroport de Ryad
-
Marchés mondiaux: les incertitudes politiques en ligne de mire, Sao Paulo jubile
-
Canada: test pour Carney au Québec, les indépendantistes favoris des élections
-
Ligue des nations : les Bleus de Zidane sont renversants
-
Ligue des nations : l'Italie, trop forte pour la Turquie, retrouve des couleurs
-
Cas supposé de peste: la Russie se veut rassurante, Trump offre son aide
-
Wall Street clôture en hausse, record du Nasdaq
-
Election au Brésil : Flavio Bolsonaro en position de force, Trump salue "une grande victoire"
-
Mobilisations lycéennes : un jeune gravement blessé à la veille d'un "acte III" mardi
-
Conflit avec les Houthis: la Turquie et le Pakistan vont envoyer des forces militaires en Arabie saoudite
-
Des dirigeants à Tuvalu pour constater les dégâts du changement climatique
-
Sénat : la sénatrice LR Christine Lavarde désignée rapporteure générale du budget
-
Ebola en RDC : MSF alerte à son tour sur une "flambée inquiétante" au Nord-Kivu
-
Canicules: l'été a coûté 16 milliards d'euros, selon une mission parlementaire
-
Air Liquide veut davantage rémunérer ses actionnaires d'ici 2030
La cheffe de l'opposition bélarusse attend le moment "opportun"
Un "simulacre" d'élection présidentielle attendu ce mois-ci au Bélarus ne changera rien, déclare à l'AFP Svetlana Tikhanovskaïa, la cheffe de file de l'opposition bélarusse en exil, qui appelle à attendre le moment "opportun" pour des changements dans le pays.
L'élection a été fixée au 26 janvier, quatre ans et demi après que les soupçons de fraude électorale généralisée au précédent scrutin avait conduit à des manifestations de masse, noyées dans la répression par le président Alexandre Loukachenko qui dirige le Bélarus depuis 1994.
Mme Tikhanovskaïa, ancienne professeure d'anglais, qui avait revendiqué la victoire face à M. Loukachenko à ce scrutin de 2020 auquel elle s'était présentée avec le soutien de l'opposition en lieu et place de son mari emprisonné, a été contrainte de quitter le pays et vit désormais en Lituanie.
Elle qualifie de "simulacre" et de "farce" le prochain scrutin auquel l'homme fort du Bélarus, proche allié de Moscou, se présente désormais sans opposition.
Les opposants politiques désormais "sont en prison ou en exil", souligne-t-elle. "Tous les partis ont été liquidés. Il n'y a pas de médias libres... Les gens sont vraiment effrayés par les quatre années de répression", a déclaré Mme Tikhanovskaïa dans un entretien accordé jeudi à l'AFP à Varsovie.
"Ce que fait Loukachenko, c'est se reconduire lui-même dans ses fonctions... Politiquement, ce rituel ne changera rien", a-t-elle déclaré.
Mais le moment n'est pas favorable à des manifestations, a estimé l'opposante.
"Je ne veux vraiment pas que les gens sacrifient leur liberté en ce moment pour rien, vous savez, en vain. Je demande aux gens de se préserver pour un moment vraiment propice", a-t-elle ajouté.
"Ce moment viendra, c'est certain, et les gens doivent rester prêts à agir", a-t-elle insisté.
Mme Tikhanovskaïa a évoqué plusieurs scénarios possibles, dont la victoire de l'Ukraine voisine qui lutte contre l'invasion russe depuis 2022.
"Il peut s'agir de turbulences économiques au Bélarus. Il peut s'agir tout simplement d'un coup d'État dans les structures politiques, car de nombreuses personnes autour de Loukachenko ne sont pas satisfaites de lui", a-t-elle poursuivi.
"Il peut s'agir de problèmes de santé... Mais ma tâche est d'être préparée pour ce moment, de ne pas manquer l'occasion", a souligné Mme Tikhanovskaïa.
Elle a indiqué aussi que son équipe a déjà noué des contacts avec la nouvelle administration de Donald Trump qui entrera en fonction ce mois-ci, et auprès de laquelle elle compte souligner l'importance géopolitique du Bélarus .
"Sans un Bélarus libre, démocratique et indépendant, il n'y aura pas de sécurité pour l'Europe, il y aura (en revanche) une menace constante", a-t-elle insisté.
"Il y a de l'incertitude dans le monde politique, mais je ne peux pas imaginer un scénario dans lequel les États-Unis trahiraient leurs principes démocratiques".
- "Intensifier la pression" -
Mme Tikhanovskaïa s'est présentée à l'élection présidentielle de 2020 pour remplacer son mari Sergei Tikhanovski, qui avait prévu de défier Loukachenko mais qui a été arrêté avant le vote.
M. Tikhanovski a été condamné à 18 ans de prison en 2021, accusé d'avoir organisé des émeutes et incité à la haine sociale, selon les médias d'État.
Mme Tikhanovskaïa a indiqué n'avoir pas eu de nouvelles de son mari, détenu au secret comme de nombreux autres prisonniers politiques, depuis mars 2023.
"Bien sûr, c'est très difficile, vous savez. Le régime veut épuiser les proches, avant tout, mais aussi punir une fois de plus" les prisonniers, a-t-elle déclaré à l'AFP.
"Il est si facile de persuader les gens derrière les barreaux (en leur disant) : Regarde, le monde t'a oublié, ils s'en fichent... C'est comme de la torture psychologique", a-t-elle ajouté.
À l'approche des élections, Minsk a gracié certains prisonniers politiques, tandis que des photos et des vidéos d'autres personnes emprisonnées ont été publiées pour la première fois depuis des mois.
Mme Tikhanovskaïa s'est déclarée "très heureuse" de voir ces images, ajoutant qu'elle aimerait aussi revoir son mari "pour être sûre qu'il est en vie".
Mais elle dit ne pas savoir à quoi s'attendre de la part du régime.
Selon elle, si M. Loukachenko voulait vraiment envoyer un signal clair sur un changement de sa politique, il devrait mettre fin aux détentions.
Pourtant, "la répression s'est même intensifiée avant les prétendues élections", a-t-elle ajouté.
Mme Tikhanovskaïa a appelé des institutions comme les Nations unies, la Croix-Rouge et le Vatican à "se montrer proactives et à exiger l'accès aux prisonniers politiques" au Bélarus.
"Toutes ces publications d'images de nos héros dans les prisons ou ces libérations sont le résultat d'une attention, d'une pression politique et économique", a souligné Mme Tikhanovskaïa.
"C'est pourquoi il nous faut intensifier cette pression".
D.Schlegel--VB