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ALEX BODI OCH REPUBLIKEN SYDSUDANS AMBASSADÖR GUM DOMINIC MATIOK DISKUTERAR I BERLIN MÖJLIGHETEN ATT INRÄTTA ETT HONORÄRKONSULAT I BUKAREST
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ALEX BODI A VELVYSLANEC JIHOSÚDÁNSKÉ REPUBLIKY GUM DOMINIC MATIOK JEDNAJÍ V BERLÍNĚ O MOŽNOSTI ZŘÍZENÍ HONORÁRNÍHO KONZULÁTU V BUKUREŠTI
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ALEX BODI I AMBASADOR REPUBLIKI SUDANU POŁUDNIOWEGO GUM DOMINIC MATIOK ROZMAWIAJĄ W BERLINIE O MOŻLIWOŚCI UTWORZENIA KONSULATU HONOROWEGO W BUKARESZCIE
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ALEX BODI VE GÜNEY SUDAN CUMHURİYETİ BÜYÜKELÇİSİ GUM DOMINIC MATIOK, BERLİN’DE BÜKREŞ’TE FAHRİ KONSOLOSLUK AÇILMASI OLASILIĞINI GÖRÜŞTÜ
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A Téhéran, l'inflation préoccupe plus que le voile
"La situation économique est un sujet plus important que le voile", affirme Zahra qui, comme de nombreuses Iraniennes, se soucie surtout de l'inflation, un an après le début du vaste mouvement de contestation ayant secoué l'Iran.
Interrogée dans une rue de Téhéran, la femme au foyer de 41 ans reconnaît que les fins de mois sont difficiles à boucler alors que les prix ont augmenté de près de 50% au cours de l'année écoulée, bien plus que les salaires.
"La vie est dure pour les gens et ça devient chaque jour plus compliqué", témoigne aussi Raha, une comptable de 34 ans qui ne souhaite pas donner son nom de famille.
Dans un tel contexte, elle souhaite que le gouvernement "se focalise sur l'amélioration de la situation économique" plutôt que sur le port du voile qui "est un sujet secondaire et une question d'ordre personnel".
Le débat sur l'obligation du hijab est revenu en force après le choc provoqué par la mort, le 16 septembre 2022, de Mahsa Amini, une jeune femme de 22 ans arrêtée pour non-respect du strict code vestimentaire de la République islamique.
Ce décès avait déclenché l'un des plus forts mouvements de contestation depuis le début de la République islamique en 1979, se soldant par la mort de plusieurs centaines de personnes et l'arrestation de milliers d'autres.
Confrontées à la désobéissance de nombreuses femmes qui ne portent plus le voile en public, les autorités ont annoncé un renforcement des contrôles et des sanctions, que prévoit une nouvelle loi actuellement en discussion au Parlement.
"Ce projet de loi plaît à certains, mais pas à la population en général", avance Fatemeh, une ménagère de 43 ans, interrogée par l'AFP.
Les autorités "devraient s'occuper des problèmes économiques. Ensuite, elles pourront se pencher sur les questions sociales", dit Raha. "Si l'économie s'améliore, les gens seront plus enclins à respecter les lois du pays", estime-t-elle.
De même, Zahra indique n'avoir "aucun problème à porter le hijab". "Mais je serais plus heureuse si les conditions de vie étaient meilleures", confie-t-elle.
- "Pire" -
En début d'année, le président iranien, Ebrahim Raïssi, avait affirmé que sa priorité était "l'amélioration des moyens de subsistance de la population" et "le contrôle de l'inflation", qui s'est établie à 46,7% à la fin août.
Le président conservateur avait fait porter la responsabilité d'une partie des problèmes économiques sur "l'ennemi" qui "essaie d'imposer le désespoir au peuple". Il ciblait ainsi les Occidentaux, surtout les Etats-Unis, qui imposent de sévères sanctions économiques à l'Iran depuis 2018.
Un an après, la morosité persiste dans le Grand bazar, l'immense coeur commercial de Téhéran fréquenté par toutes les classes sociales même si les plus aisées lui préfèrent les "malls" des quartiers chics du nord de la ville.
Dans le dédale des allées du bazar, l'activité reste effervescente et les étals débordent de produits colorés, mais les marchands font grise mine.
"Le bazar est bondé, mais beaucoup de gens viennent pour se distraire ou simplement demander les derniers prix", témoigne Mehdi, un commerçant.
"La situation est pire qu'il y a un an, et elle va encore s'aggraver", renchérit Mohsen, qui vend des vêtements pour hommes. "La priorité des gens est de payer leur logement, puis leur nourriture".
Un autre boutiquier, Mohammad, 41 ans, note que les acheteurs privilégient de plus en plus les produits "made in Iran" alors que les produits importés sont plus rares à cause des sanctions, et plus chers en raison de la chute de 66% du rial, la monnaie nationale, en un an.
"Aujourd'hui, la plupart des articles disponibles, comme les casseroles ou les couverts, sont de fabrication iranienne", se félicite ce vendeur de vaisselle.
E.Gasser--VB