-
Budget: Lecornu colmate les fuites et déconcerte
-
Dans le Sud, des cours suspendus à cause de la chaleur, un phénomène "inédit pour un mois de septembre"
-
Le remake du jeu "The Legend of Zelda: Ocarina of Time" sortira le 5 novembre, annonce Nintendo
-
Le BAPS, un mouvement hindou conservateur et nationaliste
-
Brick Lane contre les data centers : bataille au coeur de Londres
-
Wall Street freinée par les hauts prix de l'énergie à l'ouverture
-
IA: Mistral lève 3 milliards d'euros pour se maintenir en course
-
Des pompiers grévistes et "désabusés" face au projet de loi censé moderniser le système
-
Royaume-Uni: le prince George fait sa rentrée au prestigieux collège privé d'Eton
-
Poursuivi en diffamation par Saâda Arbane, Kamel Daoud relaxé
-
Dans le sud du Liban, le village de Kfar Remmane enterre ses morts
-
Chasse illégale: prison avec sursis requise contre le milliardaire Olivier Bouygues
-
CIJ: le Nicaragua accuse l'Allemagne de "multiples violations" du droit international
-
Ehpad: le Conseil de l'Europe s'alarme de la situation en France
-
Ebola en RDC: 5.000 personnels de santé supplémentaires nécessaires, selon l'OMS
-
L'actrice Cate Blanchett lauréate du Nobel des arts
-
Chasse illégale: 5 ans de prison avec sursis requis à l'encontre d'Olivier Bouygues
-
Deux tableaux dérobés dans un musée dédié à Renoir sur la Côte d'Azur
-
Yves Brunier, l'un des pères et interprète de Casimir, est mort
-
Ravagée par le feu, l'île de Bornéo attend la pluie
-
Dans l'Aude, l'incendie de Puilaurens est "fixé"
-
CIJ: le Nicaragua accuse l'Allemagne de "multiples violations" du droit international dans une affaire de génocide à Gaza
-
Enquête Pisa: face aux résultats préoccupants de la France, Geffray cible le collège
-
Les rêves brisés d'étudiants iraniens, confrontés aux sanctions américaines
-
Un Palestinien tué par les forces israéliennes lors d'un raid en Cisjordanie
-
Les Houthis mènent une attaque d'ampleur en Arabie saoudite, 73 civils blessés
-
Face aux bouleversements écologiques, un géographe plaide pour déconcentrer les villes
-
Le steak de Lula, une promesse dure à avaler pour certains Brésiliens
-
Education: les résultats des élèves français au test Pisa n'ont jamais été aussi bas
-
Népal: premier anniversaire de la contestation qui a entraîné la chute du gouvernement
-
Education: les résultats des élèves français au test Pisa n'ont jamais été aussi bas (OCDE)
-
La Mongolie en panne d'essence à cause des frappes ukrainiennes en Russie
-
Népal : des températures exceptionnellement chaudes avant l'effondrement du pan de montagne
-
Les Houthis mènent une attaque d'ampleur en Arabie saoudite, 73 blessés
-
L'ouragan Lowell fait planer une menace de tornades sur une île d'Hawaï
-
"Dix pour cent" et sa bande d'agents de stars de retour en film sur Netflix
-
Aux Philippines, les commerçants misent déjà sur Noël
-
Mexique: les premiers témoins au procès du meurtre de trois surfeurs étrangers
-
Protection des mineurs: l'Australie menace les géants de la tech d'amendes record
-
Pour Thomas Pesquet, le spatial subit "les soubresauts de la géopolitique"
-
Autour de Céline Dion, la frénésie des produits dérivés
-
Le tabagisme passif responsable de plus de 1,6 million de décès dans le monde, selon une étude
-
Après un été intense, les pompiers appelés à une mobilisation nationale
-
Ligue des champions: à domicile, Lille attendu d'entrée face au Betis Séville
-
Le lagopède alpin et le grand tétras classés comme oiseaux protégés en France
-
Avec sa nouvelle Spring, Dacia veut se relancer face à l'offensive chinoise
-
Des attaques des Houthis font 73 blessés en Arabie saoudite
-
Indonésie: reprise progressive du trafic aérien après une éruption volcanique
-
IA: Mistral lève 3 milliards d'euros pour garder de l'élan
-
Conflit commercial avec Washington: la riposte du Canada entre en vigueur
Près de la frontière ukrainienne, les soldats russes attendent
Au café Tchébouretchnaïa, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière entre la Russie et les territoires séparatistes de l'Est ukrainien, un soldat russe fait la sieste, dans l'odeur de friture ambiante.
"Merci, on reviendra!", lance un autre militaire, dépliant son mètre quatre-vingt-dix après avoir englouti son tchébourek, chausson frit à 70 centimes d'euros, avec trois camarades.
Soudain, un militaire toque à la porte de la petite pièce où travaille l'équipe de l'AFP, seuls clients civils du lieu: "Vous voulez acheter une ration militaire sèche?".
Sur l'écran qui diffuse des clips, soudain des soldats qui courent dans la boue. Mais ce n'est pas l'invasion russe de l'Ukraine tant redoutée par l'Occident, juste le clip de "You're in the army now", tube des années 1980.
Dans le village, les soldats sont partout, coiffés de bonnets camouflage ou de chapkas synthétiques grises de l'armée. Ils traînent sur le parking en fumant des clopes, boivent des cafés, s'affairent sur les montures d'imposants véhicules militaires, garés le long des rails du train sur plusieurs centaines de mètres.
Des lance-roquettes, des canons automoteurs, des véhicules militaires transportant du carburant sont stationnés. Sur la route, près de la frontière, des porte-chars déchargés croisent un convoi d'autres véhicules vert sombre.
La région de Rostov, frontalière des républiques auto-proclamées de l'est de l'Ukraine, est noyée dans le brouillard et le silence règne ce mercredi 23 février, jour férié en Russie où l'on célèbre les "défenseurs de la patrie", l'armée soviétique.
Après l'agitation des derniers jours, lorsque la région a été traversée par des milliers de personnes déplacées transportées par les Russes depuis les régions séparatistes et par des convois militaires se dirigeant vers la frontière, l'atmosphère est à l'attente.
Sur un terrain de foot à quelques centaines de mètres, dix hommes d'une cinquantaine d'années dont plusieurs vétérans jouent au foot, des combinaisons dépareillées tendues sur leurs ventres rebondis.
- Inquiets -
Valéri Bélik, policier à la retraite de 52 ans, arbore un bonnet "No Fear" et fait office de gardien de but.
"Bien sûr, nous sommes tous inquiets pour la République populaire de Donetsk, pour Lougansk. C'est dommage pour les gens qui souffrent de la terreur, de la guerre que les autorités ukrainiennes ont déclenchée", accuse-t-il, épousant la ligne du Kremlin, qui affirme avoir reconnu l'indépendance des territoires séparatistes pour les protéger des assauts ukrainiens démentis par Kiev.
Sur la route qui avance vers la frontière, un bus est à l'arrêt, à la recherche d'un passager perdu. A bord, ce ne sont pas des habitants du Donbass se réfugiant en Russie.
"Je suis allé chercher mon passeport russe", raconte Grégori, mécanicien de 35 ans résidant à Chakhtarsk, dans le Donbass, avant de monter dans le bus pour rentrer chez lui.
"J'ai un peu peur de rentrer, on entend des tirs et des explosions, mais ma famille y est. Je ne partirai pas, mon travail, toute ma vie est là", dit-il, les pieds dans la boue, la terre labourée par des traces de tanks bien visibles.
A mesure que l'on avance vers la frontière, les rues se vident. Dans le dernier village avant la frontière, Valentina Drujinenko, femme de ménage retraitée de 75 ans, est assise en doudoune rose sur un banc avec sa voisine.
Interrogée sur la décision de Vladimir Poutine de reconnaître l'indépendance des territoires séparatistes, cette Ukrainienne d'origine mariée à un Russe est ambivalente: "Je comprends les conséquences, elles seront horribles, nos petits-enfants ne sauront pas les gérer. Mais si Vladimir Poutine l'a fait, cela veut dire que c'est nécessaire. Je le respecte et je l'adore".
Sa voisine, Maria Iagnouk, est née en 1941 et raconte avoir vécu sous l'occupation allemande. "Comment ne pas avoir peur? Qui peut ne pas avoir peur? Moi-même je suis née en pleine guerre", affirme-t-elle en ukrainien. "Nous ne regardons même plus les infos, tellement cela fait peur".
A la sortie du village, une plaque commémore les 800.000 soldats soviétiques morts pour libérer le Donbass des nazis en 1941-1943.
K.Thomson--BTB