-
Avec la Russie mais pas sans polémique, Milan Cortina lance ses Jeux paralympiques
-
L'Ukraine accuse la Hongrie d'avoir "pris en otage" sept employés d'une banque ukrainienne à Budapest
-
Trump reçoit Messi et l'Inter Miami à la Maison Blanche
-
Israël annonce une "nouvelle phase" dans sa guerre contre l'Iran
-
Etats-Unis et Venezuela vont rétablir des relations diplomatiques
-
Foot: à trois mois du Mondial-2026, le Maroc tourne la page Regragui
-
Fin de l'aventure pour Regragui à la tête du Maroc, Mohamed Ouahbi nouveau sélectionneur
-
Coupe de France : après un final renversant, Lens file en demi-finale
-
Venezuela : le ministre américain de l'Intérieur se montre confiant dans les perspectives minières et pétrolières
-
Désigné meilleur jeu de l'année en France, "Clair Obscur" poursuit sa moisson de récompenses
-
Israël promet des "surprises" à venir dans la guerre contre l'Iran
-
Wall Street termine en baisse avec la nouvelle flambée des prix du pétrole
-
Le Royaume-Uni annonce le déploiement de nouveaux avions de combat dans le Golfe
-
Les animaux migrateurs de plus en plus menacés d'extinction, selon un rapport
-
Trump limoge sa ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem
-
Cyclisme: Pauline Ferrand-Prévot vise la gagne pour sa rentrée sur les Strade Bianche
-
Le Royaume-Uni annonce le déploiement de nouveaux avions de chasse dans le Golfe
-
Biathlon: après la folie des JO-2026, une reprise délicate pour les Françaises
-
L'Iran dément avoir visé l'ambassade américaine à Ryad, selon l'ambassadeur à l'AFP
-
Britney Spears arrêtée pour conduite sous emprise en Californie
-
Des vers de terre et des champignons pour fertiliser le sol lunaire
-
Britney Spears arrêtée pour conduite sous emprise en Californie (médias)
-
Le Sri Lanka abrite un navire de guerre iranien par crainte d'une attaque américaine
-
Trump veut choisir le prochain dirigeant iranien, la panique gagne Beyrouth
-
La Bourse de Paris repart à la baisse, rattrapée par les prix du pétrole
-
L'inquiétude gagne à nouveau les marchés financiers face à la guerre au Moyen-Orient
-
Nouveau code de déontologie: les pharmaciens doivent agir contre les violences
-
Moyen-Orient : l'utilisation présumée de l'IA dans des frappes soulève de sérieuses questions, selon un expert
-
Violences conjugales: les généralistes questionnent trop peu les patientes, selon la HAS
-
Le patron de Paramount Skydance dit vouloir préserver l'indépendance de CNN
-
Moyen-Orient: les Bourses européennes cèdent face à la hausse des prix du pétrole
-
Prix du carburant: sous pression de l'opposition, le gouvernement défend son action
-
Transport maritime: Ormuz classé "zone de guerre", des milliers de marins peuvent demander un rapatriement
-
Cuba: le réseau électrique reconnecté, le courant revient lentement
-
Le ministre britannique de la Défense à Chypre après des attaques de drones
-
Les marchés financiers naviguent à vue face à la guerre au Moyen-Orient
-
Ameublement: une seule offre globale déposée pour la reprise d'Alinea
-
Kiev et Moscou échangent 200 prisonniers de guerre de chaque camp
-
Wall Street dans le rouge, la hausse des prix du pétrole pèse
-
20.000 marins et 15.000 passagers bloqués dans le Golfe à cause de la guerre
-
Un deuxième navire iranien près du Sri Lanka après le torpillage d'une frégate
-
Les Bourses mondiales naviguent à vue sur fond d'incertitudes face à la guerre au Moyen-Orient
-
DHL confronté à des restrictions aériennes et maritimes changeant "d'heure en heure", selon son patron
-
Hausse du carburant: l'Etat n'est pas le "grand gagnant" assure le ministère de l'Economie
-
DHL confronté à des restrictions aériennes et maritimes "heure par heure", selon son patron
-
Kiev et Moscou échangent d'ici vendredi 500 prisonniers de guerre, selon le négociateur russe
-
Cuba: le réseau électrique reconnecté après une nouvelle panne
-
F1: premiers éléments de réponse attendus à Melbourne pour le top départ de la saison
-
Nouvelle journée de frappes tous azimuts au Moyen-Orient
-
Guerre au Moyen-Orient: la zone euro sous pression si la hausse des prix d'énergie perdure, selon la Bundesbank
Au Bangladesh, les réfugiés climatiques fuient leurs villages emportés par les eaux
La famille de Paban Baroi, au Bangladesh, était depuis plusieurs générations gardienne d'un temple dédié à Shiva, le dieu hindou associé à la destruction. Mais un jour ,la rivière a démoli le sanctuaire et 200 maisons du village, dont la leur.
Le septuagénaire et ses voisins font partie des milliers d'habitants du pays réduits à vivre dans la misère en raison de la montée des eaux et de l'érosion des terres, phénomènes aggravés par le changement climatique.
"Le courant était si puissant", se souvient Padan Baroi. "Beaucoup d'entre nous ont vécu sans toit ces derniers jours".
La famille de Baroi était la gardienne héréditaire du temple de Bangla Bazar, qui accueillait chaque année un festival dans la banlieue de la capitale Dacca.
Les festivités de l'année prochaine pourraient être annulées pour la première fois en plus d'un siècle, car d'ici là, de nombreux fidèles auront été contraints de déménager.
"C'était une communauté prospère de charpentiers, de pêcheurs, d'agriculteurs et de commerçants", explique à l'AFP Sohrab Hossain Pir, conseiller municipal du village.
- Cyclones et crues -
Le Bangladesh est un pays de deltas sillonné par plus de 200 cours d'eau, chacun relié au Gange et au Brahmapoutre, qui partent de l'Himalaya et traversent l'Asie du Sud.
Les inondations périodiques qui submergent les maisons, les marchés et les écoles ont toujours fait partie de la vie des dizaines de millions d'agriculteurs et de pêcheurs qui peuplent les rives des fleuves - certaines des zones les plus densément peuplées de la campagne bangladaise.
Mais le changement climatique accroît la gravité et la fréquence du phénomène, provoquant des précipitations plus irrégulières qui entraînent davantage de cyclones et de crues soudaines.
Le Bangladesh a connu cette année ses pires inondations en près de vingt ans, qui ont fait plus de 100 morts dans le nord du pays et isolé sept millions d'autres en coupant les principaux axes de circulation.
La montée du niveau des mers due au dérèglement climatique menace de forcer des dizaines de millions d'autres personnes à fuir leur logement le long du littoral bangladais de faible altitude, et d'inonder d'eau salée ses terres agricoles les plus fertiles.
Le Bangladesh est déjà considéré par les Nations unies et les groupes de la société civile comme l'un des pays les plus touchés par les phénomènes climatiques extrêmes depuis le début du siècle, avec des villages entiers rayés de la carte à l'intérieur des terres.
Le Centre pour les services d'information sur l'environnement et la géographie (CEGIS), un organe public estime qu'environ 1.800 hectares de terres seront érodés par les rivières au Bangladesh cette année et que les maisons d'au moins 10.000 personnes disparaîtront.
"Ces phénomènes d'érosion sont clairement le résultat du changement climatique", soulignait Ian Fry, rapporteur spécial des Nations unies sur le changement climatique, lors d'une visite sur place en septembre.
Les habitants des villages disparus partent souvent s'installer dans les bidonvilles qui parsèment Dacca, une ville de 22 millions d'habitants dont la taille a plus que doublé en vingt ans, en raison principalement de l'exode rural.
- Responsabilité -
Lors de la COP27 qui doit se dérouler en novembre en Egypte, un plan national destiné à aider à la gestion des catastrophes naturelles et des conditions météorologiques extrêmes de plus en plus nombreuses en raison du changement climatique doit être présenté.
Il prévoit notamment de limiter l'érosion des rivières à environ 1.000 hectares par an.
Selon les estimations, 230 milliards de dollars sont nécessaires d'ici à 2050 pour atténuer l'impact du changement climatique sur le pays.
"Il est clair pour moi que le Bangladesh ne doit pas supporter seul le fardeau du changement climatique", souligne M. Fry, ajoutant que les nations plus riches, dont les niveaux d'émissions historiques sont plus élevés, devraient contribuer à payer la facture.
"Pendant trop longtemps, les pays ont nié leur responsabilité pour les souffrances qu'ils ont causées", lance-t-il. "Ils devraient payer pour cela".
A Bangla Bazar, une semaine après avoir perdu leur maison, la famille Baroi n'a toujours pas trouvé d'abri. Certains de leurs voisins se sont réfugiés dans des étables.
Ceux qui ont encore un toit sur la tête s'inquiètent de savoir où ils pourront se replier lorsque le Padma engloutira davantage de terres.
"Je ne veux pas partir", affirme M. Baroi. "Mais si la rivière dévore tout le village, que se passera-t-il ? Où irons-nous?"
R.Adler--BTB