-
Taïwan : écoles et commerces fermés à l'approche du typhon Champi
-
Brésil : ultime face à face entre Lula et Flavio Bolsonaro avant le second tour
-
Mort de Maradona : jugement au 22 décembre, sa fille redemande "justice pour papa"
-
La déferlante IA pousse SpaceX et Tesla vers la plus grande fusion de l'histoire
-
"Colère générationnelle" : de jeunes Européens luttent pour se faire entendre
-
Notation de la France : un maintien de la note par Moody's jugé peu probable
-
Le Mexique est l'un des "grands drames du journalisme", déclare le chef de RSF
-
New York vote en faveur de l'interdiction des calèches de Central Park après 20 ans de débats
-
Au Brésil, Lula garde une place à part dans le coeur du Nord-Est
-
Ligue Europa: premier coup d'arrêt pour Lyon corrigé à Hoffenheim (3-0)
-
Chine : 16 morts dans un séisme de magnitude 7 au Tibet
-
"Je ne vote que pour Bibi" : la foi intacte des partisans de Netanyahu
-
Une juge somme Trump de témoigner dans sa procédure en diffamation contre la BBC
-
Arabie saoudite : le personnel d'Aramco appelé à évacuer, des drones interceptés
-
Wall Street flanche sous le poids de la tech et de l'IA
-
Mondiaux de gym: et de quatre pour Hashimoto au concours général
-
Inquiétudes sur l'avenir des Forges de Tarbes et de ses corps d'obus utilisés en Ukraine
-
"Iris" de Monet devient l'oeuvre d'art la plus chère vendue en France
-
Ligue Europa: en Europe, l'OM fait flop
-
Serbie : des étudiants convergent vers Belgrade avant le dernier rassemblement électoral
-
Ligue Europa: Rennes si près de l'exploit face à la Juventus Turin
-
Népal: un fonds climatique réserve 20 millions de dollars pour une aide d'urgence, une modeste première
-
Un tableau de Monet vendu 50 millions d'euros à Paris, record pour des enchères d'art en France
-
Le Pentagone prévoit d'acheter à Lockheed Martin 850 avions de combat F-35 en dix ans
-
Paris Games Week : comme les héros de jeux vidéo, les joueurs vieillissent aussi
-
Naissance de quatre bébés guépards au zoo de Montpellier
-
Changement climatique : 96 % des récifs coralliens menacés d'extinction d'ici 50 ans, selon l'UICN
-
La Bourse de Paris termine dans le rouge, la dette française flambe
-
Virus Shamonda: première détection chez un humain, en France, pas de risque sanitaire global identifié
-
F-35 : l'avion furtif américain domine en Europe malgré les craintes de dépendance
-
Une nouvelle vague de tentatives d'arnaques sur la messagerie Whatsapp
-
Niger: une Suissesse et une Autrichienne libérées après de longs mois aux mains de l'État islamique
-
Renault cède son usine historique de moteurs de F1 de Viry, au belge Dumarey
-
L'Afrique face à une épidémie "plus complexe" d'Ebola après sa propagation au Nigeria, selon l'OMS
-
Spotify gagne 11 millions d'utilisateurs actifs au 3e trimestre et atteint un total de 788 millions
-
Allemagne : davantage de recettes fiscales en 2027, sans desserrer l'étau budgétaire
-
Sites internet fermés : des failles dans PHP, "colonne vertébrale du web"
-
Népal: un fonds climatique met de côté 20 millions de dollars d'aide d'urgence, une modeste première
-
Birmanie : Aung San Suu Kyi semble "en assez bonne santé", dit son fils après le premier appel depuis 5 ans
-
Wall Street recule, s'inquiète des centaines de milliards nécessaires pour développer l'IA
-
L2 : Kita ne vendra pas le FC Nantes à Phenix Capital, un projet "pas sérieux"
-
Macron serre la vis sur les manifestations avant un nouveau samedi de mobilisation
-
Guatemala : sept ex-policiers condamnés pour avoir tué un couple homosexuel
-
Seules les manifestations organisées à la demande des syndicats seront autorisées samedi, assure Macron
-
Crise automobile : BMW atteint plus tôt que prévu son objectif de départs volontaires
-
Nucléaire: pas d’obstacle au prolongement des réacteurs d’EDF au-delà de 60 ans, estime le régulateur
-
France : le climat des affaires repart légèrement à la hausse en octobre, selon l'Insee
-
Le prix Sakharov décerné à la CPI, sous le coup de sanctions américaines
-
France : le climat des affaires repart légèrement à la hausse en octobre (Insee)
-
Nucléaire: pas d’obstacle au prolongement des réacteurs d’EDF au-delà de 60 ans (régulateur)
"Nous avons fui pour sauver nos vies" : récits de rescapés de la catastrophe dans l'Himalaya
Des survivants de la crue meurtrière survenue à la frontière entre le Népal et la Chine ont couru pour échapper au mur de boue et d'eau qui a déferlé, d'autres ont été épargnés de peu, tous témoignent de la dévastation causée par la catastrophe.
Par hélicoptère, les équipes de secours ont extrait des rescapés le long de ces vallées de l'Himalaya, ravagées par l'amoncellement de débris et le flot d'eau, semblable à un tsunami, qu'a apparemment déclenché l'effondrement d'une partie d'un glacier.
Plus de 1.400 personnes étaient encore portées disparues vendredi — dont de nombreux touristes étrangers — et plus de 550 mortes.
Voici les témoignages de survivants recueillis par l'AFP :
- "Soudainement ensevelis": des pèlerins indiens -
Sivaranjani Muthunathan voyageait au Népal avec 56 autres pèlerins originaires de l'État du Tamil Nadu, dans le sud de l'Inde. Leur autobus s'est retrouvé bloqué dans ce qu'ils ont d'abord cru être un embouteillage.
"Tout s'était bien passé jusque-là (...) Et puis soudainement nous avons été pris dans une sorte de brouillard, de fumée, qui nous a comme ensevelis", raconte à l'AFP Muthunathan, 46 ans. Une vidéo filmée avec son téléphone montre un torrent furieux se ruant vers elle.
Des véhicules étaient emportés ou complètement submergés par la boue.
"Nous avons pu sortir du bus, passant un après l'autre par la porte", puis gravir les pentes alentours pour se mettre à l'abri, décrit-elle.
"Nous n'avions pas d'autre choix", confirme Vijayabhuvaneshwari, 53 ans. "Tous les véhicules devant ou derrière nous ont disparu", poursuit-elle. "Tandis que nous grimpions, nous entendions comme des explosions (...) des pierres et des rochers déboulaient."
Certains pèlerins peinant à monter, Poonguzhali Ponmambadan, 61 ans, a défait son sari et l'a donné à son mari. "Il s'en est servi comme harnais pour tirer plusieurs personnes âgées", dit-elle.
- "Plus de morts que de personnes secourues": des ouvriers de barrages -
Des ouvriers secourus sur les chantiers de barrages le long de la vallée de la Trishuli ont décrit la rapidité terrifiante de la catastrophe.
"Il y avait au moins 400 travailleurs sur le site", déclare à l'AFP Dev Shrestha, qui en a été évacué par hélicoptère. "Il y a eu plus de morts que de personnes secourues."
De son côté, Buddha Tamang, explique qu'il n'a survécu que parce qu'il se trouvait alors dans le tunnel d'un barrage, puis il a réussi à en sortir et à chercher de l'aide.
"J'ai survécu parce que j'étais dans le tunnel", estime cet ouvrier, évacué lui aussi par hélicoptère jeudi, après être resté isolé pendant plus de 24 heures.
"Les chefs, qui travaillaient de l'autre côté, ont tous été emportés."
Un autre, Arjun Kumar Tamang, évoque des "dégâts énormes" sur le site hydroélectrique où il se trouvait.
"Je ne sais pas combien de personnes sont mortes, mais la force de l'eau a tout balayé", dit-il.
- "Il ne restait plus que la rivière": des ingénieurs -
"J'étais à la centrale électrique. J'ai entendu un bruit fracassant. Il y a eu des infiltrations et on nous a dit de sortir", explique Ananay Sharma, ingénieur indien de 29 ans travaillant dans la région.
"Quand je suis sorti, tout avait disparu, il ne restait plus que la rivière", ajoute-t-il. "Un camp d'habitations a été complètement emporté, un autre subsiste, là où nous nous sommes réfugiés".
Gorakh Khatka, autre ingénieur qui se trouvait dans le quartier de Shanti Bazar, près de l'épicentre de la catastrophe, a couru pour sauver sa vie.
"Nous n'avons eu que 20 secondes pour réagir avant que la boue et l'eau atteignent six mètres de haut dans la zone inondée", se souvient-il.
"Nous avons fui pour sauver nos vies et avons passé plus de 48 heures sur une colline avant que l'aide arrive enfin."
A.Zbinden--VB