-
Pékin interdit de territoire quatre députés néo-zélandais après une visite à Taïwan
-
Corée du Sud: les élections locales, test réussi pour le président Lee malgré un échec à Séoul
-
L'heure du verdict pour le criminel allemand accusé du meurtre de Jonathan en 2004
-
Israël et le Liban conditionnent un cessez-le-feu à l'arrêt des tirs du Hezbollah
-
Une frappe ukrainienne tue trois personnes en Crimée annexée
-
Israël et le Liban conviennent de renouveler le cessez-le-feu
-
En bleu et orange, la fièvre des Knicks s'est emparée de New York
-
Venezuela: la famille d'un prisonnier politique décédé dénonce un manque de respect "notoire" des autorités
-
Javier Bardem terrifie Amy Adams dans l'adaptation télé de "Les Nerfs à vif"
-
SpaceX veut lever 75 milliards de dollars pour sa fracassante entrée en Bourse, un record
-
Les autorités alertent contre les arnaques autour de la Coupe du monde
-
La Nasa annonce avoir perdu l'une de ses sondes martiennes
-
SpaceX veut lever 75 milliards de dollars pour son entrée en Bourse, un record
-
Wall Street termine en baisse, met un terme à sa série de records
-
Affaire Dupont de Ligonnès: M6 piégée par le faux témoignage d'un prétendu prêtre
-
Chili : heurts entre police et étudiants lors d'une manifestation antigouvernementale
-
Les concerts de Patrick Bruel à Montréal à leur tour annulés
-
Mondial-2026: mise en garde du régulateur contre les addictions aux paris sportifs
-
Roland-Garros: Sabalenka sombre, Auger-Aliassime tombe, la surprise Chwalinska
-
Ebola : la riposte humanitaire est en train de "rattraper" son retard selon l'OMS
-
Kev Adams s'illustre dans une célèbre émission télé américaine
-
En visio depuis l'espace, Sophie Adenot confie à des élèves voir "la marque de l'être humain sur la nature"
-
Moscou "panique" face aux frappes de drones ukrainiens, selon Kaja Kallas à l'AFP
-
Moscou "panique" face aux frappes de drones ukrainiens,selon Kaja Kallas à l'AFP
-
Liban: au moins neuf morts dans des frappes israéliennes, le Hezbollah dit avoir visé Israël
-
Violences sexuelles: les concerts à Montréal de Patrick Bruel annulés, selon les organisateurs
-
Foot: Pierre Sage à Lens, un an seulement et puis s'en va
-
L'aversion au risque gagne la Bourse de Paris après le regain de tensions au Moyen-Orient
-
Disparition de Lyhanna: le suspect visé par d'autres plaintes pour des faits antérieurs
-
Algérie: les derniers obstacles judiciaires levés avant une possible grâce de Gleizes
-
Moscou "panique" face aux frappes de drones ukrainiens (Kaja Kallas à l'AFP)
-
Les Bourses mondiales en baisse, inquiètes de la guerre au Moyen-Orient et de l'inflation
-
Lyhanna: enquête administrative pour de possibles "dysfonctionnements" sur les antécédents du suspect
-
Pétrolier de la flotte fantôme russe arraisonné: le commandant en garde à vue
-
Roland-Garros: Sabalenka sombre, Chwalinska invitée surprise du dernier carré
-
Critiquée par les Occidentaux, la présidente de Tanzanie en visite en Russie
-
La Russie est "de plus en plus désespérée" face à l'Ukraine, estime le chef de l'Otan
-
Wall Street en baisse, consolide après une série de records
-
Les deux frères d'Anouchka Delon condamnés à des amendes pour la diffusion d'un enregistrement privé
-
Meurtre d'un étudiant blanc par un Sikh au Royaume-Uni: Starmer appelle au calme
-
Des chercheurs trouvent de la levure dans les entrailles d'Ötzi... et en font du pain
-
Une coalition mondiale de médias s'élargit pour parler d'une voix face à l'IA
-
Violences xénophobes en Afrique du Sud: "ils nous ont chassés comme des chiens"
-
Vatican: des activistes anti-corrida neutralisés avant l'audience du pape
-
L'Iran et les Etats-Unis s'affrontent dans le Golfe, un mort et 63 blessés au Koweït
-
Gestion de l'eau: comment EDF adapte centrales et barrages au changement climatique
-
Les Îles Salomon vont réexaminer leur traité avec la Chine
-
Danemark: la Première ministre dévoile son gouvernement, composé d'une majorité de femmes
-
Hommage à Edgar Morin : Macron salue "un destin exceptionnel du siècle" qui ne céda jamais à "la vérité d'un seul camp"
-
Droit du consommateur: Shein écope de nouvelles amendes en France
Sécheresse historique et canicule mettent à mal l'agriculture française
Dans les champs, alors que les cultures souffrent de la chaleur et de la sécheresse, les restrictions d'eau inquiètent le monde agricole, notamment pour la culture du maïs dont la production s'annonce déjà très touchée par les aléas climatiques.
Les effets cumulés de la sécheresse et du manque d'eau ont lieu "pendant la pollinisation" du maïs, période cruciale là où le maïs se forme, explique Xavier de Castelbajac, responsable commercialisation céréales chez Maïsadour, groupe coopératif qui compte 70.000 hectares de maïs en France.
Le maïs est généralement semé entre avril et mai, "les plantes vont grandir et début juillet arrive la période de pollinisation", puis la fleur "va féconder la plante et grâce à cette fécondation un épi va se former avec des grains de maïs", avant d'être récolté début octobre, explique Xavier de Castelbajac,
Le groupe, dont 60% des parcelles sont irriguées, constate une nette différence par rapport à celles qui ne le sont pas: la baisse de rendement est estimée entre 10 et 20% pour les unes contre une chute de 50%, "voire" plus", sans irrigation.
A l'échelle nationale, la proportion de parcelles de maïs grain considérées en état "bon à excellent" est passée de 75% à 68% en une semaine, selon le dernier baromètre CéréObs de FranceAgriMer publié le 29 juillet.
La sécheresse et la succession de trois vagues de chaleur, directement imputées par le consensus scientifique au changement climatique, ont sévèrement fait chuter les débits des cours d'eau dans de nombreuses régions, multipliant les mesures de restriction d'eau, concernant parfois les usages agricoles.
En France sur un volume annuel d'eau consommé estimé à 5,3 milliards de mètres cubes par an, l'agriculture est la première activité consommatrice d'eau (c'est-à-dire prélevée et non restituée aux milieux aquatiques) avec 45% du total d'eau consommée, devant le refroidissement des centrales électriques (31%), l’eau potable (21%) et les usages industriels (3%), selon le ministère de l'Agriculture.
- "Plus rien à faire" -
Face à la sécheresse des sols, "l'irrigation est le seul moyen de garantir des niveaux de rendement pour le maïs. Derrière, des filières comptent sur nous", notamment pour l'alimentation animale dont le maïs est l'une des principale composante, plaide Xavier de Castelbajac.
Mais "ce qui est problématique par rapport à cet usage est que cette consommation a lieu spécifiquement pendant une période où la ressource est très peu disponible", souligne Éric Sauquet, directeur de recherche en hydrologie à l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae).
"La sécheresse hydrologique est la conséquence, en général, d'un déficit de pluie constaté soit les jours précédents soit les mois avant, et le phénomène de recharge des nappes n'a pas eu lieu", mais habituellement c'est "ce stock cumulé en hiver qui va permettre d’avoir un soutien pendant la période estivale lorsque le cours des eaux est faible", explique le chercheur
Cette année, "la réponse à très court terme pour le maïs déjà semé c'est qu'il n'y a plus rien à faire", dit Christian Huyghe, directeur scientifique Agriculture de l'Inrae.
- Un frein à l'adaptation -
La Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricole (FNSEA) plaide en faveur d'un meilleur stockage de l'eau avec des retenues, remplies par les eaux de surface et les eaux de ruissellement.
"La France, c'est 28 millions d'hectares de surface agricole utile (SAU) et 1,7 million d'hectares sont irriguées donc 5% de la SAU", résume Christian Huygue.
Mais "l'impact de ces retenues sur les milieux naturels, certainement pas neutre, interroge encore les scientifiques", souligne Éric Sauquet.
Considérées comme "un frein à l'adaptation au réchauffement climatique", parier sur les retenues collinaires (stockages d'eau) et les bassines de rétention d'eau pour garantir les rendements en agriculture, "c'est donner l'illusion que le système peut perdurer alors qu'il y aura certainement d'autres blocages à un moment ou à un autre", quand "on sait que la taille du gâteau va diminuer", explique le chercheur.
Si le stockage de l'eau et l'irrigation sont considérés comme l'un des leviers pour protéger l'agriculture, "d'autres existent" cependant, disent les chercheurs : repenser le système de production, changer de culture, faire de la polyculture, ou encore de l'agroécologie.
C.Kovalenko--BTB