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D'âne du pauvre à compagnon des enfants, comment le poney a "sauvé l'équitation"
Avec leur petite taille et leur bonne bouille, les poneys ont conquis des générations d'enfants en France à partir des années 1960. Ils ont aussi révolutionné l'équitation, rendant ce sport plus accessible.
La ferme équestre de Bois Guilbert (Seine-Maritime) est le premier poney-club à avoir vu le jour dans l'Hexagone. Soixante ans après sa création, des dizaines d'enfants y viennent toujours en vacances ou en classes vertes.
Devant de vieux bâtiments normands en brique rouge, une quarantaine d'entre eux en colonies de vacances en ce début juillet, s’affairent pour préparer leurs poneys avant leur cours, brosses et cure-pied à la main. Les plus jeunes ont sept ans, les plus âgés 15.
Ils câlinent leurs montures, tout s'en occupant. Les enfants "apprennent dès le début à respecter le poney, à accepter la frustration" quand l'animal n'agit pas à leur guise, explique Agathe de Pas, qui vient de reprendre avec deux de ses frères le poney-club fondé par leurs grands-parents.
"Le poney a sauvé l'équitation", assure Frédéric Bouix, président de la Fédération française d'équitation (FFE). Avant sa popularisation, "on avait une équitation d'origine militaire, avec des adultes à cheval, des animaux plutôt de grande taille" et d'autre part un sport "réservé à des classes plutôt aisées", rappelle-t-il.
"Dans les années 1950, l'âge moyen d'un cavalier se situait autour de la trentaine", selon l'ethnologue et chercheuse Catherine Tourre-Malen, qui a publié un article sur "l'évolution des activités équestres" depuis les années 1960.
Quelques décennies plus tard, le visage du cavalier type a complètement changé: ce sont majoritairement des cavalières, âgées de moins de 18 ans dans six cas sur dix, selon les chiffres de la FFE. Le fléchage poney représente 45% des licences. Il existe des initiations à partir de 18 mois pour les bébés.
"C'est grâce aux enfants que l'équitation est le troisième sport par le nombre de licenciés", constate Etienne de Pas, un des responsables de Bois Guilbert.
L'arrivée des petits équidés dans le paysage équestre français n'a pas été sans mal. Lorsque Louis de Pas, le fondateur de la ferme équestre, cherche des financements, on lui répond : "on ne fait pas d’équitation sur poney, c’est l’âne du pauvre", racontait-il dans ses Mémoires. Il faut attendre 1987 pour que sports équestres, poneys-clubs et tourisme équestre se rapprochent pour donner naissance à l'actuelle FFE.
- Enseignement par le jeu -
Autre changement de taille apporté par les poneys: l'instruction, longtemps imprégnée par l'esprit militaire.
Louis de Pas "avait une conception très différente de l'équitation", raconte à l'AFP sa fille Ines Ferté, dirigeante d'un poney-club à Avançon (Ardennes).
Alors qu'aucun enseignement adapté à l'enfant n'existe, "il s'est inspiré des méthodes alors mises en oeuvre au ski, il nous faisait beaucoup jouer, faire des slaloms, transporter des fanions...", ajoute Ines Ferté, longtemps responsable de la pédagogie au sein des Poney-Club de France.
Soixante ans plus tard, c'est toujours le cas. "On va commencer par un +Un deux trois, poney+!", lance une monitrice de Bois Guilbert aux enfants juchés à cru sur leurs montures. L'exercice suivant consiste en un petit slalom dans la carrière.
"C'est un atout de l'équitation: les parents inscrivent leurs enfants au poney-club, non pas pour faire du sport, mais pour un loisir éducatif avant tout et un contact avec la nature", souligne Frédéric Bouix de la FFE.
Autre avantage pour les exploitants de structures équestres, "moins onéreux à l'achat et à l'entretien qu'un cheval, le poney abaisse les coûts le production de l'heure d'équitation", relève la chercheuse Catherine Tourre-Malen.
Les poneys, que pour les enfants? A Bois Guilbert, "on a des demandes d'adultes, anciens cavaliers qui se sont faits peur et qui reviennent à l'équitation grâce aux chevaux islandais" de taille approchant celle de grands poneys (maximum 1,50 mètre au garrot pour les poneys) et "de mamans qui amènent leurs enfants aux cours hebdomadaires", dit Etienne de Pas.
K.Sutter--VB