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Les lieux rafraîchis, premiers et derniers refuges face aux canicules extrêmes
Face au risque de chaleurs extrêmes prolongées, aggravé par le réchauffement climatique, de plus en plus de villes cartographient leurs lieux "rafraîchis", susceptibles d'accueillir quelques heures durant les populations les plus fragiles, mais les besoins sont immenses et les solutions souvent sous-dimensionnées.
Depuis l'expérience traumatisante de la canicule de 2003, qui avait provoqué la mort de 15.000 personnes, les maires ont l'obligation de recenser les lieux frais ou climatisés de leur ville, et de tenir à jour un registre des personnes vulnérables.
En cas de canicule, il s'agit de mettre rapidement à l'abri ces personnes en les conduisant dans des salles climatisées.
Mais ce dispositif a largement "fait les preuves de son inefficacité", retrace Sébastien Maire, délégué général de l'association France Ville Durable. L'inscription sur le registre étant volontaire, les personnes les plus isolées échappent selon lui à tout recensement.
Depuis, les mairies ont recentré leur action et leur communication sur la présence de lieux "refuges" disséminés un peu partout dans les villes.
C'est le cas à Paris, où 1.400 îlots de fraîcheur ont été cartographiés "à moins de sept minutes à pied": parcs, aires de brumisation, rues végétalisées, églises, piscines, musées ou bibliothèques climatisés...
"On s'attend à des températures de 50 degrés dans les prochaines années. On est donc dans une course contre la montre face aux effets du réchauffement", explique à l'AFP Dan Lert, adjoint à la Transition écologique.
- "Dôme de chaleur" -
En 2023, un exercice de simulation "Paris à 50°C" a été réalisé pour anticiper un "dôme de chaleur". Dans leur document de synthèse, les services de la Ville s'interrogent sur la possibilité d'ouvrir "d'autres lieux refuges" comme des centres commerciaux, des gares souterraines ou des parkings, et de les occuper "pendant une longue période", y compris "de nuit".
Les tunnels de la petite ceinture parisienne ont également été testés pour faire classe aux élèves.
Si certaines villes sont plus en avance, "rares sont celles qui ont une approche stratégique de ces lieux refuges", reconnaît l'urbaniste Clément Gaillard.
"Si une canicule catastrophique a lieu demain, on mobilisera dans l'urgence les parkings souterrains, les lieux enterrés et les églises", assure cet expert en conception bioclimatique, rappelant qu'il existe un "énorme gisement de bâtiments abondamment climatisés, tels les centres commerciaux".
Aujourd'hui, les villes privilégient les solutions faciles à mettre à œuvre sur le plan technique et juridique. C'est le cas de Saint-Genis-Laval, ville de 21.000 habitants en banlieue lyonnaise, où la salle climatisée du conseil municipal est aménagée l'été pour accueillir un public intergénérationnel.
A Toulouse, l'accent a été mis sur l'extension le soir des horaires de fermeture des parcs, piscines, musées et bibliothèques, ainsi que sur la gratuité des lieux culturels.
- "Dormir dehors" -
Autre solution très prisée des communes, la végétalisation des cours d'école permet en théorie d'accueillir des publics vulnérables hors du temps scolaire.
"Ce n'est pas de la climatisation mais du rafraîchissement de quelques degrés", observe néanmoins Sébastien Maire, qui n'est "pas certain que cela suffise sur le plan sanitaire".
Lui défend aussi l'idée de climatiser certains préaux d'école pour en faire de véritables "zones refuges" et éviter "que chacun ne s'équipe de climatiseurs individuels", mais aussi les "réseaux de froid" et la mobilisation du "foncier privé, comme les cours intérieures d'immeubles".
"Si la canicule est vraiment intense, il n'y aura pas assez de lieux frais et il faudrait pouvoir dormir dehors, notamment dans les parcs, ce qui pose la question de la surveillance et des obstacles psychologiques", estime de son côté la géographe Anne Ruas.
Dans les quartiers populaires où les logements non rénovés sont des passoires thermiques, l'accès à des zones fraîches est d'autant plus crucial que les habitants n'ont souvent pas les ressources pour échapper à la chaleur.
"Il y a des îlots de fraîcheur mais ils ne sont pas assez nombreux", constate Sanaa Saitouli, co-fondatrice de l'association Banlieues Climat.
Or les communes les moins riches sont souvent celles qui investissent le moins dans les solutions de rafraîchissement.
"Il y a des communes très engagées dans la protection de leur population contre la chaleur, mais le gouvernement les prive de moyens financiers, tandis que beaucoup d'autres n'ont pas pris la mesure de l'urgence" interpelle Robin Ehl, chargé de campagne chez Oxfam.
C.Koch--VB