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Le donut, l'outil qui fait son trou pour des villes plus durables
"Le but est de ne laisser personne dans le trou", sans toutefois "abîmer les systèmes naturels qui nous protègent": c'est ainsi que Kate Raworth, économiste britannique à l'origine de la théorie du donut, résume son concept dans une vidéo postée sur la chaîne YouTube de la ville de Grenoble.
Comme Amsterdam, Bruxelles, Melbourne ou Wellington, la capitale des Alpes françaises a emprunté cette méthodologie pour mesurer son empreinte écologique et ses avancées sociales dans un beignet circulaire, en vogue dans les rapports d'impact des collectivités et de certaines entreprises.
Selon la théorie proposée par le Doughnut Economics Action Lab, un think thank fondé par Kate Raworth, une économie durable doit se situer dans un anneau symbolisant un "espace sûr et juste pour l'humanité".
Pour ce faire, cette économie durable doit remplir les besoins essentiels de sa population tout en contenant le dépassement des limites planétaires, des seuils écologiques dont le franchissement augmente le risque de déstabiliser l’environnement planétaire de manière irréversible.
"Le donut est une boussole pour se projeter dans l'avenir tout en considérant les enjeux actuels", synthétise Nathalie Le Meur, chargée de projet donut auprès de la ville de Grenoble.
- "Portrait donut" -
Mme Le Meur a réalisé un "portrait donut" de Grenoble, préfecture de l'Isère, qui met en exergue les domaines où la ville doit progresser pour atteindre ses objectifs climatiques et de justice sociale.
Dans le "trou" du beignet, qui jauge les besoins sociaux, Grenoble peut faire mieux en matière de participation au vote, d’accompagnement des seniors ou de réussite scolaire. Du côté externe du donut, la collecte des déchets, les émissions de gaz à effet de serre ou la biodiversité apparaissent comme principales pistes d'amélioration dans le registre environnemental.
"La réception a été très bonne par les élus, même si le diagnostic est assez rouge", remarque Mme Le Meur, qui a décliné son graphique en outil d'analyse d'impact et d'aide à la décision pour l'arbitrage politique entre les projets d'investissement grenoblois.
Quelques kilomètres plus à l'ouest, la communauté de communes de Valence-Romans Agglo a également utilisé le donut comme outil d'analyse d'une quinzaine de projets inscrits dans son plan pluriannuel d'investissements.
A l'autre bout du monde, Wellington, la capitale de la Nouvelle-Zélande, est engagée dans une démarche similaire.
"Nous n'avions pas de cadre stratégique cohérent permettant de mettre en regard les objectifs de la ville et les investissements que nous faisions", a expliqué Laurie Foon, adjointe au maire de Wellington, lors d'un séminaire en ligne organisé en novembre à l'occasion des journées mondiales du donut.
"Je pense que le donut va nous aider à définir ce qui est bon", a-t-elle ajouté.
- "Organiser le renoncement" -
"Souvent, il y a des projets qui ont été votés il y a un certain nombre d'années, qui sont validés, mais qui n'ont absolument pas été revus au regard des nouveaux défis", déplore Camille Waintrop Boyon, responsable des travaux pour l'association France villes et territoires durables.
Derrière le donut, "il y a donc l'idée d'organiser le renoncement à des projets qui ne sont plus compatibles avec les limites physiques d'habitabilité du territoire et qui ne répondent pas forcément aux besoins premiers essentiels de la population", poursuit-elle.
La décision de la préfecture des Alpes-Maritimes cet été de refuser des demandes de permis de construire en cas de risque de pénurie d'eau, après des mesures similaires prises par plusieurs édiles du Var, en est une illustration.
"Si on ne veut pas que les limites s'imposent à nous, il faut anticiper", conclut Mme Waintrop Boyon.
R.Buehler--VB