-
Au Népal, le pari politique réussi du populaire Balendra Shah
-
Ligue 1: Marseille sans défense
-
Six nations: Finn Russell, feu sacré et sang-froid de l'Ecosse
-
XV de France: troisième ligne et premiers choix
-
L'astéroïde dévié par la Nasa a changé d'orbite autour du Soleil
-
"Je dors trois heures par nuit": l'angoisse d'une Iranienne exilée, sans nouvelles de ses proches
-
Trump, la guerre "au feeling"
-
L'aide mexicaine, un petit soulagement face à la crise alimentaire à Cuba
-
En Finlande, des enfants traversent la Baltique gelée en aéroglisseur pour aller à l'école
-
F1: Russell en pole, Mercedes écrase la concurrence en Australie
-
Législatives au Népal: le maire de Katmandou Shah l'emporte sur l'ex-Premier ministre Oli
-
NBA: Wembanyama magique avec les Spurs, Tatum "ému" avec les Celtics
-
Ski: Adrien Théaux annonce mettre fin à sa carrière à la fin de l'hiver
-
Tennis: débuts solides pour Sinner et Sabalenka en quête d'un premier titre à Indian Wells
-
Israël pilonne Téhéran après une semaine de guerre
-
Trump, en pleine guerre en Iran, réunit ses alliés d'Amérique latine
-
A une semaine des municipales, derniers jours d'une campagne sans certitude
-
Le rappeur Naps, condamné pour viol, remis en liberté sous contrôle judiciaire avant le procès en appel
-
Six nations: l'Irlande fait le job contre les Gallois, sans impressionner
-
Venezuela: l'inflation grimpe en flèche en 2025, à 475%
-
Ligue 1: le PSG giflé par Monaco à cinq jours du choc contre Chelsea
-
Wall Street clôture en baisse, mise à mal par le pétrole et l'emploi américain
-
A Colmar, un nouvel éclat pour "La Vierge au buisson de roses" avant le Louvre
-
Pétroliers bloqués dans le Golfe: un risque écologique majeur, prévient Greenpeace
-
Des migrants africains effrayés mais toujours au travail dans le Golfe malgré les attaques de missiles
-
Milan Cortina: les Jeux paralympiques ouverts, la Russie huée pour son retour
-
Impact de la guerre attendu sur les factures de gaz en mai, selon Bercy
-
Les Libanais replongent dans le cauchemar d'une guerre qu'ils n'ont "pas choisie"
-
Timothée Chalamet repris de volée par de grands opéras après des propos en interview
-
"On devient fous": à Dubaï, l'angoisse de touristes français en déroute
-
Avec la Russie mais sans Iranien, Milan Cortina lance ses Jeux paralympiques
-
La start-up d'IA Anthropic va saisir la justice contre le gouvernement Trump
-
Passagers clandestins, des virus voyagent à l'intérieur d'autres virus
-
Pétrole russe: le bras de fer se durcit entre Orban et Zelensky
-
A Koweit, la tragédie d'une fillette de 11 ans tuée dans une frappe de son propre pays
-
Mort de Quentin Deranque: deux nouvelles mises en examen, neuf hommes désormais écroués
-
CMA CGM a maintenu le cap en 2025, mais navigue à vue sur une mer d'intranquillité en 2026
-
La Bourse de Paris finit encore dans le rouge, emportée par le risque géopolitique
-
Ski de fond: trois fois argenté à Milan Cortina, Desloges vise l'or en 2030
-
Destructions d'emplois, chômage en hausse: coup de semonce au pays de Donald Trump
-
Le quotidien conservateur britannique The Telegraph racheté par l'allemand Axel Springer
-
Moyen-Orient: le pétrole flambe à 90 dollars, les Bourses mondiales accusent le coup
-
Présence d'une toxine dans le lait consommé par un bébé mort à Angers, le lien écarté à Bordeaux
-
La Suisse envisage d’acheter 30 avions de combat américains au lieu de 36 en raison de surcoûts
-
Le prestigieux quotidien britannique The Telegraph racheté par l'allemand Axel Springer
-
Les livreurs bravent les débris des attaques iraniennes pour nourrir le Golfe
-
XV de France: en Ecosse, viser le Tournoi pour rêver du Grand Chelem
-
L'Indonésie va interdire l'accès aux réseaux sociaux aux jeunes de moins de 16 ans (ministre)
-
La toxine céréulide présente dans le lait consommé par un bébé mort à Angers
-
Guerre au Moyen-Orient: l'attaque de drones iraniens sur l'Azerbaïdjan fait craindre l'extension du conflit au Caucase
Pollution lumineuse: à la recherche de l'obscurité perdue
Préserver pipistrelles et batraciens, rassurer les habitants ou les deux à la fois? Contre la pollution lumineuse, les éclairagistes tentent de trouver des solutions pour protéger la biodiversité sans empêcher l'activité humaine.
Dans ses bureaux parisiens, François Migeon, plasticien lumière, travaille avec son équipe sur un projet d'écoquartier à Pantin, près de Paris.
L'ensemble fera alterner nouveaux logements et espaces végétalisés, mais il est aussi envisagé de mettre en place une trame noire, un chemin obscur pour permettre la migration des espèces entre des espaces naturels.
"On s'aperçoit qu'on n'a pas forcément les mêmes faune et flore d'un espace à l'autre. Plus on va les connecter, plus on va enrichir la biodiversité. Et la nuit est un moment propice pour générer ces circulations", explique François Migeon.
La pollution lumineuse commence à être de mieux en mieux prise en compte, y compris dans les projets d'aménagement urbains.
"On sait désormais que cette pollution a les +mêmes effets+ que le béton, c'est-à-dire qu'elle va dégrader les habitats pour les espèces qui sont sensibles à la luminosité nocturne et elle va aussi créer des barrières", décrypte Romain Sordello, spécialiste du sujet à l'Office français de la biodiversité.
L'expert dépeint à l'AFP un éventail d'effets délétères: "Les animaux qui se dirigent avec les étoiles vont avoir tendance à s'orienter vers les lumières artificielles. Ils seront attirés dans des +pièges+ où ils vont généralement mourir d'épuisement, comme les insectes."
A l'autre bout du spectre, certains animaux - chauves-souris, amphibiens... - sont, eux, repoussés par la lumière, qui les expose aux prédateurs.
Pour les protéger, il faut donc des corridors - ces fameuses trames noires - où l'obscurité règne. Dans le cas de Pantin, François Migeon montre la carte: un cimetière d'un côté, un grand espace vert de l'autre, un peu plus loin le parc de la Villette. L'objectif est d'éclairer la ville tout en créant un chemin obscur entre ces lieux.
- "Réenchanter la nuit" -
"Quand on fait un projet, on essaie de comprendre comment fonctionne la ville. Où est la gare? Où sont les pôles d'attraction? Est-ce qu'il y a des gens qui vont sortir tard? Cela va composer une sorte de programme de lumière qui va nous permettre de donner des réponses adaptées", explique le concepteur.
Plusieurs solutions peuvent être mises en place, entre détection de présence et extinction des feux. Les éclairagistes travaillent aussi à des innovations, comme un téléphone portable qui permettrait d'allumer la zone traversée ou des lanternes portatives à louer sur le modèle des vélib.
Une idée défendue par Roger Narboni, qui a développé le concept de trame noire dans l'éclairage public. "Il faudrait changer de logiciel", plaide le concepteur lumière depuis son appartement parisien.
"Est-ce qu'on a encore systématiquement besoin de l'éclairage public? Est-ce qu'on ne peut pas donner plus d'autonomie aux gens? On peut avoir des capteurs, des détecteurs de présence, on a même du contrôle vocal. Il y a une capacité technologique phénoménale aujourd'hui", énumère-t-il.
Encore faut-il que les pouvoirs publics suivent. La France a adopté fin 2018 un arrêté relatif à la prévention des nuisances lumineuses, qui fixe notamment l'extinction de l'éclairage à une heure du matin pour les parcs ou les vitrines. Mais les moyens de contrôle restent limités.
Les villes sont en outre confrontées au sentiment d'insécurité généré par la nuit, même si celle-ci ne favorise pas forcément les agressions. "Il faut néanmoins prendre ce sentiment en compte", affirme Roger Narboni. "Avec des parcours différenciés, dans l'obscurité et dans la lumière."
Si le chemin reste long, la prise de conscience est en marche, estiment les acteurs interrogés par l'AFP.
"Je n'imagine pas qu'on aille vers l'obscurité totale dans les dix années qui viennent", concède M. Narboni, "mais je crois à une éducation à l'obscurité: il faut réenchanter la nuit". Ne serait-ce que parce que cela permettra, dans tous les cas, des économies d'énergie.
F.Mueller--VB