-
Trump propose un "Conseil de paix" concurrent de l'ONU mais totalement à sa main
-
C1: Hué et abattu, Vinicius touche le fond à Madrid avant de recevoir Monaco
-
Ligue des champions: l'Inter Milan et son "gros" paradoxe avant d'affronter Arsenal
-
Ligue des champions: du Tage à la Seine, Nuno Mendes, la métamorphose d'un Lisboète
-
Décision attendue sur le projet controversé de super-ambassade chinoise à Londres
-
L'Espagne entame trois jours de deuil après la catastrophe ferroviaire en Andalousie
-
Loi fin de vie: très réservé, le Sénat se penche sur l'aide à mourir
-
Corée du Nord: Kim Jong Un limoge son vice-Premier ministre et critique "l'incompétence" de fonctionnaires
-
Davos: les Européens à la tribune mardi, Trump s'impose à l'ordre du jour
-
Réseaux télécoms: Bruxelles veut bannir les équipementiers chinois
-
Assassinat de Lumumba: étape judiciaire cruciale à Bruxelles "pour la vérité"
-
Mercosur: des milliers d'agriculteurs européens attendus à Strasbourg
-
Marine Le Pen à la barre au procès en appel des assistants parlementaires du FN
-
Budget: le Premier ministre actionne un premier 49.3
-
Incendies au Chili: situation toujours critique, des quartiers entiers ravagés
-
Trump justifie ses vues sur le Groenland par son absence de Nobel
-
Syrie: l'armée se déploie dans les zones évacuées par les forces kurdes, entretien Chareh/Trump
-
Allemagne: des blocs de glace de jusqu'à 10m de haut bloquent la navigation sur l'Elbe
-
Accès frauduleux aux données de l'Urssaf: 12 millions de salariés potentiellement concernés
-
La grande distribution se met à l'éco-score textile pour ses vêtements
-
En Bulgarie, démission du président avant les législatives du printemps
-
NBA: Wembanyama sélectionné pour son 2e All-Star Game, cette fois comme "titulaire"
-
Syrie: l'armée se déploie dans les zones évacuées par les forces kurdes
-
Mutineries et attaques au Guatemala: un neuvième policier décédé
-
Iran: la police lance un ultimatum de trois jours aux participants aux "émeutes" pour se livrer
-
Trump fixe un prix mirobolant pour un siège permanent à son "Conseil de paix", et refroidit ses invités
-
Christophe Bruneau à la tête d'ArianeGroup, un atout franco-allemand
-
Les chevaux sentent l'odeur de la peur chez les humains
-
Valentino, le couturier romain amoureux du rouge
-
Groenland: Trump et son administration durcissent le ton sur les surtaxes douanières
-
Depardieu et le "roi des paparazzi" font la paix à Rome
-
Quels polluants éternels interdire? Le dilemme de l'Union européenne
-
Pluies intenses dans l'Aude: "surveillance renforcée", levée des évacuations à Narbonne
-
Foot: L'arbitrage, l'autre perdant de la CAN-2025
-
Incendies au Chili : les feux restent hors de contrôle malgré une accalmie
-
Trump fixe à 1 milliard de dollars le prix des sièges permanents de son "Conseil de paix" aux missions élargies
-
Ligue des champions: le PSG défie le Sporting, les yeux rivés sur le top 8
-
CAN-2025: les Sénégalais attendent le retour de leurs champions "héroïques"
-
Open d'Australie: Djokovic atteint la centaine, Swiatek bataille
-
Le FMI révise à la hausse ses prévisions de croissance mondiale en 2026 malgré les tensions persistantes
-
Euro de hand: face à la Norvège, les Bleus doivent faire le plein
-
Cyclisme: 2026, la saison de tous les records ?
-
Site d'Orange fermé à Marseille: le groupe propose 300 postes de travail ailleurs
-
Présidentielle en Centrafrique: Touadéra réélu avec 77,90% des voix
-
Syrie: l'armée se déploie dans la province de Deir Ezzor après le retrait des Kurdes
-
Au Portugal, l'extrême droite ébranle encore un peu plus l'échiquier politique
-
Pakistan : l'incendie d'un centre commercial à Karachi ce weekend fait 21 morts
-
Julio Iglesias, accusé de délits sexuels, demande le classement de la plainte
-
Ligue des champions: Pogba à Monaco, déjà comme un goût d'échec
-
Malgré les frappes russes et le froid, Kiev danse le ska
En Inde, le coût économique croissant de la pollution de l'air
La gorge qui gratte, les yeux qui piquent et l'économie qui tousse. Le nuage de pollution qui recouvre la capitale indienne New Delhi ne met pas seulement en péril la santé de ses 30 millions d'habitants, il affecte aussi de plus en plus leurs activités.
Sur le podium de tous les classements des villes les plus polluées de la planète, la mégapole baigne toute l'année dans le brouillard des émanations de ses usines et d'une circulation automobile débridée.
Chaque hiver, les fumées des brûlis agricoles des régions alentours rendent ce nuage aux allures apocalyptiques encore plus irrespirable, avec des concentrations en microparticules nocives largement supérieures aux normes de santé internationales.
Et chaque hiver, les autorités locales, incapables de s'attaquer aux racines du mal, parent au plus pressé: écoles fermées, chantiers suspendus, circulation alternée ou télétravail recommandé...
Alors à chacun des "pics" toxiques de la saison, New Delhi tourne largement au ralenti.
A commencer par le secteur des travaux publics, en première ligne. "Arrêter le travail pendant des semaines chaque hiver fait déraper nos calendriers et nos budgets", déplore Sanjeev Bansal, de l'Association des constructeurs indiens.
"Les coûts augmentent à chaque épisode" de pollution, confirme Bhargav Krishna, du collectif de recherches Sustainable Futures Collaborative.
- "Smog = danger" -
"Des jours de travail supprimés au développement des maladies chroniques, en passant par les morts prématurées et leur impact sur les familles, le coût sanitaire est élevé", énumère-t-il.
La facture de la pollution atmosphérique est difficile à évaluer. En 2019, la firme de consultants Dalberg l'a calculée pour toute l'Inde à 95 milliards de dollars (91 mds d'euros) en "perte de productivité, absences au travail et morts prématurées".
Soit près de 3% de son budget annuel, et plus de deux fois le montant annuel de ses dépenses de santé.
Dans le détail, la mauvaise qualité de l'air a coûté en 2019 au géant d'Asie du Sud 6 milliards de dollars en absentéisme, 24 milliards en termes de productivité, 22 autres milliards en baisse de la consommation et encore 44 milliards pour les morts qu'elle a causées, selon Dalberg.
La firme estime que la pollution était responsable en 2019 de 18% de la mortalité totale recensée dans le pays, devenu en 2023 le plus peuplé de la planète.
Une évaluation confirmée par une autre étude publiée dans la revue médicale Lancet, qui a attribué à la mauvaise qualité de l'air la mort de 1,67 million d'Indiens la même année.
Les chiffres publiés par Dalberg sont encore plus inquiétants pour la seule New Delhi. La pollution atmosphérique a fait perdre à la capitale 6% de son produit intérieur brut (PIB) en 2019.
"Le smog est un danger pour la santé comme pour la richesse", alerte Anand Goyle, de l'Association nationale des restaurateurs d'Inde. "Les gens qui s’inquiètent de leur santé ne sortent pas et nous en souffrons directement".
- "Mauvaise image" -
La "saison" de la pollution débute dans tout le nord de l'Inde à la faveur de la baisse des températures. Précisément quand les touristes commencent à y revenir, après les étés rendus de plus en plus torrides par le réchauffement climatique.
Selon les statistiques, la qualité de l'air dans la capitale est considérée depuis quelques années comme "mauvaise" les trois quarts de l'année.
Le "smog" de New Delhi, désormais régulièrement à la "une" de l'actualité mondiale, "donne une très mauvaise image de l'Inde", déplore Rajiv Mehra, de l'Association indienne des voyagistes.
Les mesures prises par les autorités, tant nationales que locales, pour tenter de prévenir les épisodes de pollution atmosphérique extrême se sont jusque-là largement soldés par des échecs. Faute de moyens et de réelle volonté politique.
Cette incapacité a elle aussi un coût pour l'économie, mesuré par la Banque mondiale.
Les "effets microéconomiques" de la pollution de l'air causent aussi des "effets macroéconomiques que l'observe année après année sur le PIB", note-t-elle dans un rapport publié en 2023.
L'institution estime ainsi que cet indicateur aurait été supérieur de 4,51% à la fin 2023 si l'Inde avait été capable de réduire de moitié le niveau de pollution les vingt-cinq années précédentes.
Et les prévisions pour les années à venir ne sont pas très optimistes. Dans un pays qui a commencé à vieillir, anticipe l'étude de Dalberg, "l'impact de la pollution de l'air va augmenter, notamment en termes de mortalité".
L.Meier--VB