-
A Jérusalem, un Aïd "triste et douloureux" sans accès à la mosquée Al-Aqsa
-
Séries Mania 2026 : la montée des pouvoirs autoritaires au coeur des nouvelles créations
-
Soupçon de violence conjugale: la prochaine saison de "The Bachelorette" annulée
-
Japon: à Niseko, le paradis du ski face aux tensions du succès international
-
La Bourse de Paris avance prudemment avec la baisse des prix de l'énergie
-
Derrière le retour de BTS, la face sombre de la K-Pop
-
Washington songe à lever ses propres sanctions sur le pétrole iranien, en pleine guerre avec Téhéran
-
Moyen-Orient: les marchés profitent d'une accalmie sur les prix de l'énergie
-
Milan-Sanremo: Pogacar face à son obsession
-
Norvège: la princesse Mette-Marit dit avoir été "manipulée et trompée" par Epstein
-
IA: le géant chinois Xiaomi va investir 7,5 milliards d'euros sur trois ans
-
Au Somaliland, un refuge pour guépards sauvés d'un trafic vers le Golfe
-
Le live-shopping, grand bazar numérique à portée de clic
-
NBA: Wembanyama qualifie les Spurs pour les play-offs, James égale un record avec les Lakers
-
Ligue 1: une nouvelle chance pour Lens, un choc Lyon-Monaco
-
Athlétisme: cinq chances de médailles françaises aux Mondiaux en salle
-
Athlétisme: Duplantis et Hodgkinson attendus pour briller aux Mondiaux en salle de Torun
-
En Inde, la fin d'un brevet va doper la lutte contre l'obésité et son juteux marché
-
BTS sort son premier album studio depuis 2020 avant son grand retour sur scène
-
La reprise du verrier Arc sur le point d'être actée
-
BTS sort un nouvel album à la veille de son grand retour sur scène
-
Ligue Conférence: Strasbourg se fait peur mais file en quarts
-
A la veille des législatives, Kolding ville miroir des défis du Danemark
-
Italie : Umberto Bossi, fondateur de la Ligue du Nord, est mort à 84 ans
-
Ligue Europa: Lille prend la porte face à Aston Villa, encore
-
A Grandpuits, TotalEnergies vante le recyclage plastique chimique malgré les critiques
-
Moyen-Orient: les marchés mondiaux chamboulés par des attaques sur les infrastructures énergétiques
-
Entre angoisse et espoir, les Iraniens célèbrent leur Nouvel an
-
Wall Street termine dans le rouge, lestée par le pétrole
-
L'Iran en passe d'être "décimé", assure Netanyahu
-
Ligue Europa : à dix puis neuf, Lyon éliminé par le Celta
-
Le bébé macaque Punch s'adapte avec courage et attire les foules dans son zoo au Japon
-
L'acteur Chuck Norris hospitalisé à Hawaï
-
Les réseaux sociaux affectent le bien-être des jeunes dans le monde, selon un rapport
-
Attaqué, Accor "dément fermement" être impliqué dans "la traite d’êtres humains ou d'enfants"
-
Jeux vidéo: Ubisoft coupe dans sa filiale américaine Red Storm Entertainment
-
Biathlon: la revanche de Lou Jeanmonnot, sacrée à deux courses de la fin
-
La Bourse de Paris termine en forte baisse, emportée par les prix de l'énergie
-
"Autorévélation": quand les entreprises se dénoncent à la justice pour corruption
-
Entente toujours cordiale entre Trump et Takaichi, malgré l'Iran ... et Pearl Harbor
-
L'Iran ne fera preuve d'"aucune retenue" dans la guerre, les hydrocarbures flambent
-
TikTok, premier réseau social pour s'informer chez les adolescents
-
Affaire des "ports africains": Vincent Bolloré jugé en décembre à Paris pour corruption
-
L'Iran demande à Berlin de "clarifier" le rôle de la base américaine de Ramstein dans la guerre
-
Affaire Epstein: d'anciennes mannequins demandent à la justice française d'enquêter sur un ex-dirigeant de l'agence Elite
-
En pleine guerre au Moyen-Orient, les fidèles préparent l'Aïd "le coeur lourd"
-
En visite d'Etat au Royaume-Uni, le président du Nigeria évoque "le défi du terrorisme"
-
Relaxe générale au procès d'une tentative d'escroquerie dénoncée par TotalEnergies
-
Biathlon: la Française Lou Jeanmonnot remporte la Coupe du monde
-
Guerre au Moyen-Orient: la BCE sonne l'alerte pour la santé de la zone euro
Une COP en Amazonie? La belle idée vire au casse-tête hôtelier
A Belém, en Amazonie brésilienne, un modeste établissement s'est rebaptisé "Hôtel COP30" pour l'événement éponyme qui se tiendra en novembre, mais les prix pratiqués rebutent les clients potentiels.
Dans une des ruelles colorées et délabrées du centre historique de la capitale de l'Etat du Para (nord), l'"Hôtel COP30" peut loger 40 personnes.
Auparavant, c'était un "motel", établissement aux chambres louées à l'heure et habituellement réservées aux ébats amoureux.
Mais les nouveaux propriétaires ont réalisé des travaux et l'ont renommé pour la conférence.
"Belém n'a jamais reçu un tel événement et les prix ont échappé à tout contrôle", admet le gérant, Alcides Moura.
Il a lui-même commencé à proposer des chambres à 1.200 dollars la nuit... avant de se raviser, fixant des prix entre 200 et 350 dollars.
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva met un point d'honneur à ce que la conférence annuelle de l'ONU sur le climat, prévue du 10 au 21 novembre, ait lieu dans la région qui abrite la plus grande forêt tropicale de la planète.
Mais l'offre d'hébergements est limitée, et les prix ont atteint des niveaux stratosphériques. Quelque 50.000 personnes du monde entier sont attendues.
En juillet, plusieurs pays ont même réclamé un changement de ville, en vain.
Jusqu'à présent, seuls 68 des 198 pays participants ont payé leurs réservations. "Ce n'était jamais arrivé dans les autres COP. Normalement, tout le monde a de quoi s'héberger trois mois avant", dit à l'AFP Marcio Astrini, du réseau brésilien d'ONG Observatoire du climat.
- "Combattre les abus" -
De toutes les capitales régionales du Brésil, Belém est celle qui compte la plus grande part de population vivant dans des favelas: 57% sur 1,4 million d'habitants.
Mais pour les propriétaires de logements, la COP30 est une aubaine. Ronaldo França, retraité de 65 ans, va louer pour la première fois la maison où il passe habituellement le week-end dans les faubourgs de Belém.
Le prix: 370 dollars la nuit, pour un logement avec trois chambres doubles et une piscine. "Je ne vais pas demander un loyer exorbitant", glisse-t-il.
Les autorités locales ont mis en place en août un groupe de travail pour aiguiller les délégations étrangères.
"L'offre de lits est garantie", affirme à l'AFP le gouverneur du Para, Helder Barbalho, admettant la nécessité de "combattre les abus".
"Ceux qui voulaient du luxe ont pu aller à la COP à Dubai (en 2023, ndlr), ceux qui veulent vivre l'expérience de l'Amazonie vont découvrir Belém", résume-t-il.
Dotée d'une infrastructure limitée, la ville a reçu pour la COP plus de 700 millions de dollars d'investissements publics. Le Parc de la Ville, énorme centre de conventions édifié dans un terrain arboré, accueillera les négociations.
- Bateaux de croisière -
Selon les autorités, 60% des délégués seront logés chez l'habitant.
Les hôtels "sont presque tous pleins", explique Toni Santiago, président de l'association hôtelière du Para, qui a rejeté la demande du gouvernement de plafonner les prix.
"Personne ne doit faire ça dans les autres grands événements à travers le monde, alors pourquoi à Belém?", argumente-t-il.
Pour augmenter l'offre, deux bateaux de croisière proposeront 6.000 lits supplémentaires, mais le port est situé à 20 km du centre de conventions.
Même si Airbnb a annoncé que les prix moyens ont baissé de 22% depuis février, il est difficile de trouver des nuits à moins de 100 dollars, prix réclamé par l'ONU pour les délégations des pays les plus démunis.
Cette COP pourrait être "la plus excluante de l'histoire", alerte l'Observatoire du Climat. Pour Marcio Astrini, les problèmes d'hébergement ont relégué au second plan "ce qui est réellement important, comme les objectifs de réductions d'émissions ou le financement climatique".
K.Hofmann--VB