-
En Tunisie, le célèbre village bleu et blanc de Sidi Bou Saïd fragilisé par des pluies intenses
-
Pour Téhéran, pas de négociation possible sur ses capacités de défense et ses missiles
-
Ski: Lindsey Vonn chute lourdement à Crans-Montana, mais son rêve olympique "pas terminé"
-
Nice: 45 chardonnerets élégants, espèce menacée, saisis chez un particulier
-
Niger: ce que l'on sait de l'attaque jihadiste qui a visé l'aéroport de Niamey
-
Open d'Australie: Djokovic, increvable, défiera Alcaraz en finale
-
Cuba accuse Donald Trump de vouloir "asphyxier" l'économie de l'île
-
Trump choisit Kevin Warsh pour présider la Fed, avec l'espoir de baisses de taux
-
Minneapolis: un journaliste arrêté, Trump qualifie Alex Pretti d'"agitateur"
-
Wall Street recule, sans être surprise par le candidat de Trump pour diriger la Fed
-
Canal: le Panama en contact avec Maersk après l'annulation de la concession du Hongkongais CK Hutchison
-
Le Congrès américain s'échine à éviter une longue paralysie budgétaire
-
Minneapolis: une responsable de l'UE indignée par des images "terrifiantes", un "choc"
-
Le bilan d'un glissement de terrain en Indonésie monte à 44 morts
-
Un chêne vieux de 340 ans abattu dans la Sarthe
-
Condamné pour corruption de mineurs, Morandini renonce à "tout recours"
-
En Syrie, la facture d'électricité plus élevée que les salaires
-
Aux JO-2026, deux "pompiers de la psy" pour épauler les Bleus
-
Ligue 1: l'OM après le cauchemar, méfiance pour le PSG
-
Open d'Australie: Sabalenka-Rybakina, retour vers le futur en finale
-
Ligue des champions: avec Monaco, le PSG retrouve un club français en barrages
-
Soumission chimique: une expérimentation pour rembourser les analyses même sans plainte
-
Kevin Warsh, du cercle de Trump aux portes de la Fed
-
Trump désigne Kevin Warsh, un ex-banquier central, pour présider la Fed
-
Eutelsat: l'Etat bloque une vente d'actifs à un fonds suédois et défend une activité "trop stratégique"
-
CIO: le projet olympique de Coventry devrait s'esquisser à Milan
-
Derrière les lunettes du président Macron, les défis d'un savoir-faire français
-
NBA: OKC chute dans le Minnesota, Denver stoppe sa mauvaise série
-
Ski: Lindsey Vonn chute lourdement à Crans-Montana, son rêve olympique en suspens
-
Minneapolis: le cofondateur de LinkedIn dénonce "le chaos trumpiste"
-
Zone euro: le taux de chômage en légère baisse en décembre
-
Syrie: Damas et les Kurdes annoncent un accord, une "étape historique" selon Washington
-
Zelensky accepte le principe d'une trêve énergétique avec la Russie
-
Canal de Panama: annulation de la concession du Hongkongais CK Hutchison, vive réaction de Pékin
-
Minneapolis: entre chaud et froid, Trump qualifie Alex Pretti d'"agitateur"
-
Somfy envisage une réorganisation, près de 350 postes menacés en France
-
Radio France ouvre son offre de podcasts aux studios indépendants
-
Gaza: nouvel accroc à la trêve, Israël dit avoir "éliminé trois terroristes"
-
Des rayons vides au G20 en une génération: le "miracle" polonais
-
Le filtrage des contenus IA se développe face à l'irritation d'une partie des internautes
-
La pollution des eaux sous un entrepôt Bolloré incendié en 2023 suscite l'inquiétude
-
Gifi, en difficulté, écarte son patron cinq mois après sa nomination
-
Dans le Minnesota, des visites médicales à domicile pour une communauté somalienne apeurée
-
La drogue et l'extorsion, fléaux dans les 5 Etats les plus violents du Mexique
-
Pétrole: le Venezuela adopte une loi favorable au secteur privé, les Etats-Unis lèvent des sanctions
-
Cancer du sein: l'IA améliore le dépistage humain, affirme une vaste étude suédoise
-
Procès Casino: l'ex-PDG Jean Charles Naouri, l'entreprise et Nicolas Miguet condamnés pour corruption
-
Les Etats-Unis vers une paralysie budgétaire a minima après un accord
-
Trump assure que Poutine ne frappera pas Kiev pendant une semaine, face à un hiver "exceptionnel" en Ukraine
-
La flambée du prix de l'or, entre fortune et fardeau au Vietnam
Climat : "immense déception" chez les pays vulnérables devant la CIJ
Une représentante de pays vulnérables a fait part vendredi de son "immense déception" face à l'attitude de grands pollueurs et demandé à ce que leur responsabilité historique soit reconnue par la plus haute juridiction de l'ONU, qui clôt des audiences sur le climat.
"Nous ne pouvons pas nous contenter des traités sur le climat pour résoudre cette crise mondiale", a déclaré à l'AFP Cristelle Pratt, une représentante de l'Organisation des États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, un groupe de 79 nations.
"Nous devons nous référer à l'ensemble du droit international. Et nous devons le faire pour des raisons d'équité et de justice. Chaque être humain sur cette planète a le droit de vivre une vie digne", a-t-elle ajouté, dans le contexte d'audiences historiques ces deux dernières semaines à la Cour internationale de justice (CIJ), avec un nombre record d'Etats et d'organisations s'adressant aux juges.
Il y a une "immense déception" envers les pays développés mais cela n'est "pas du tout surprenant", a affirmé Mme Pratt.
- Insuffisant -
Plus de 100 intervenants se sont exprimés dans le cadre des récentes audiences à la CIJ, qui siège à La Haye. Parmi eux, des diplomates des plus grandes économies mondiales et des représentants de minuscules nations insulaires.
Dans ce que de nombreux experts ont décrit comme une bataille de "David contre Goliath", de profondes divisions sont apparues entre les plus grands pollueurs et les pays les plus affectés par le changement climatique.
De grandes puissances comme les États-Unis, la Chine et l’Inde ont appelé les juges à ne pas aller au-delà du cadre juridique existant pour lutter contre le changement climatique.
Mais celui-ci, à savoir la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), est insuffisant pour atténuer les effets dévastateurs du changement climatique, estiment les petits Etats.
- "Répercussions à travers le monde" -
L'ONU a demandé à la CIJ de se prononcer sur deux questions.
Quelles sont les obligations juridiques des Etats en matière de prévention du changement climatique ? Quelles sont les conséquences juridiques pour les pays dont les émissions ont porté atteinte à l'environnement ?
C'est sur cette deuxième question que de nombreux pays vulnérables espèrent que la CIJ clarifiera l'obligation légale pour les émetteurs historiques de payer pour les dommages causés.
"Nous devons examiner les responsabilités historiques et demander des comptes à ces émetteurs, des puissances coloniales pour la plupart", a lancé Mme Pratt, soulignant que beaucoup de pays membres de son organisation payaient une "dette insoutenable".
L'avis de la CIJ n'est pas contraignant et ne sera pas rendu avant plusieurs mois.
Mais "il aura du poids" et "des répercussions dans le monde entier", observe Nikki Reisch, la directrice du programme climat et énergie au Centre de droit international de l'environnement.
"Cette cour a l'occasion de mettre fin à l'impunité que nous observons depuis des décennies et d'affirmer le fondement de la responsabilité", estime-t-elle auprès de l'AFP.
"Il ne s'agit pas seulement de verser des compensations pour le coût croissant du changement climatique. Il s'agit de réformes structurelles, d'annulations de dettes, de restauration d'écosystèmes", ajoute Mme Reisch.
- "Question de vie ou de mort" -
Les pays que représente Cristelle Pratt comptent 1,3 milliard d'habitants mais interviennent à hauteur de 3% des émissions mondiales, a noté cette dernière.
Un accord sur le climat âprement négocié a été trouvé au cours du sommet COP29 en Azerbaïdjan. Celui-ci stipule que les pays développés doivent fournir au moins 300 milliards de dollars par an d'ici à 2035 pour le financement de la lutte contre le changement climatique.
"Les engagements sont vraiment assez insignifiants", selon Mme Pratt.
Plusieurs grands pollueurs ont fait valoir qu’il était impossible d’inscrire dans le droit international une responsabilité pour les émissions passées et les dommages causés.
Des géants des combustibles fossiles "ont exhorté cette cour à ignorer l'histoire, à mettre sous le tapis leur conduite pendant des décennies qui a placé le monde au bord du gouffre", s'insurge Mme Reisch.
Les audiences ont également été marquées par la présence de représentants de petits États insulaires, souvent en costumes nationaux colorés, témoignant de la dévastation subie par leurs peuples.
"Il s'agit d'une question de vie ou de mort pour de nombreuses personnes", conclut Mme Reisch.
R.Braegger--VB