Volkswacht Bodensee - Les marchés mondiaux rattrapées par les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient

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Les marchés mondiaux rattrapées par les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient

Les marchés mondiaux rattrapées par les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient

Les Bourses mondiales restent sous pression mercredi, rattrapées par la réalité du conflit au Moyen-Orient, la hausse des prix du pétrole et les conséquences sur l'économie et l'inflation, sans perspective rapide d'accord pour mettre fin à la guerre.

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A Wall Street, les contrats à terme sur les trois principaux indices laissaient présager une ouverture sans élan, autour de l'équilibre.

En Europe, la Bourse de Paris reculait de 0,26%, le Dax de Francfort perdait 0,84%, et Milan reculait de 0,82% vers 12H00 GMT.

Même la Bourse de Londres cédait 0,28% malgré la hausse des valeurs pétrolières (BP +1,45% et Shell +1,50%), soutenues par les cours du brut.

"Les indices boursiers européens sont mis sous pression par l'annonce de nouvelles frappes iraniennes ayant touché certaines parties du Golfe, alors que les hostilités s'intensifient une nouvelle fois dans la région", commente Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.

Les Etats-Unis et l'Iran se sont attaqués mutuellement dans la nuit de mardi à mercredi, chacun accusant l'autre de violer un cessez-le-feu toujours plus fragile.

"On ne sait pas clairement si les discussions visant à mettre fin au conflit et à rouvrir le détroit (d'Ormuz) se poursuivent, mais les derniers développements suggèrent que les investisseurs ont peut-être été trop prompts à intégrer les effets du protocole d'accord promis la semaine dernière entre l'Iran et les États-Unis", poursuit l'analyste de XTB.

Tout autant exposées que l'Europe aux importations pétrolières, les Bourses en Asie ont continué leur progression mercredi, tirées par le pari des investisseurs dans la chaîne des infrastructures de l'intelligence artificielle (IA): centres de données, semi-conducteurs, puces et leurs déclinaisons en micro-processeurs et cartes mémoire...).

Le Nikkei de Tokyo a clôturé en hausse de 2,50%, notamment soutenu par une hausse de plus de 13% du fabricant de puces Tokyo Electron. Dans la même veine, Taipei a terminé en nette hausse (+1,98%) grâce à la progression de TSMC.

- Le pétrole poursuit sa hausse -

Les prix du pétrole s'inscrivent toujours en hausse mercredi, le Brent de la mer du Nord, la référence mondiale du brut, gagnant 2,10% à 98,02 dollars le baril, et son équivalent américain, le WTI, prenant 2,21% à 95,83 dollars le baril.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique par lequel transitait environ 20% de l'offre mondiale d'hydrocarbures avant le début de la guerre "reste soumis à des contraintes, et les marchés de l'énergie fonctionnent toujours dans un contexte de perturbations, maintenant les prix du pétrole brut à des niveaux élevés par rapport à ceux observés avant le conflit", souligne Daniela Hathorn, analyste marchés pour Capital.com.

"Le marché assimile actuellement une hausse de 6% du prix du Brent depuis le début de la semaine", souligne Mme Brooks.

"La crise persistante au Moyen-Orient soutient également le dollar américain", note-t-elle.

Vers 12H00 GMT, le billet vert prenait 0,17% face à la monnaie unique, à 1,1612 dollar pour un euro.

- Les taux remontent, l'économie "sous pression" -

L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a abaissé mercredi sa prévision mondiale de croissance économique en établissant deux scénarios, selon la persistance ou non du conflit au Moyen-Orient jusqu'en 2027, mais elle a estimé que dans tous les cas, l'économie était "sous pression".

Sur le marché obligataire, les taux d'intérêts des emprunts souverains remontaient dans la zone euro, traduction de la réalité de l'inflation. Le rendement du Bund allemand à dix ans revenait à 3% contre 2,97% la veille, et son équivalent français suivait (près de 3,64% vers 12H00 GMT contre 3,59% la veille).

Face à l'inflation dans la zone euro (+3,2% en mai sur un an d'après Eurostat), les marchés anticipent une remontée des taux de la Banque centrale européenne (BCE) lors de la réunion de son directoire la semaine prochaine.

"Les anticipations de politique monétaire ont été légèrement revues à la baisse, même si une hausse de 0,25% de la BCE la semaine prochaine reste quasiment acquise", résument les analystes de Natixis.

D.Schaer--VB