-
Guerre au Moyen-Orient: coup de froid sur le tourisme
-
Les Népalais votent pour une scrutin crucial six mois après le soulèvement de la Génération Z
-
Un retraité ukrainien, dernier habitant d'un immeuble de Kharkiv sous les frappes russes
-
Visite d'un ministre américain au Venezuela, annonciatrice d'une coopération "illimitée"
-
Coupe de France: Pierre Sage retrouve Lyon et les émotions
-
NBA: le Thunder s'impose à New York
-
La guerre au Moyen-Orient s'étend avec des frappes de l'Iran contre des groupes kurdes
-
Avant les Oscars, le cinéaste derrière "Arco" livre un vibrant plaidoyer contre l'IA
-
Législatives en Colombie : sans sièges réservés, les ex-Farc reconvertis en parti politique jouent leur survie
-
Népal: jour de scrutin, six mois après le soulèvement de la Génération Z
-
Pégases: derrière l'évidence "Clair Obscur", une fête en demi-teinte pour le jeu vidéo français
-
Attaque du Mémorial berlinois de l'Holocauste: un jeune Syrien fixé sur son sort jeudi
-
Google lance un centre d'IA en Allemagne, qui tente de rester dans la course
-
La Chine prévoit un nouveau coup de frein sur sa croissance
-
Kim Jong Un affirme équiper sa marine d'armes nucléaires
-
Népal: jour de scrutin crucial, six mois après le soulèvement de la Génération Z
-
Angleterre: Manchester City perd du terrain, Chelsea s'éclate
-
Le Brésil ratifie l'accord commercial UE-Mercosur
-
Coupe de France: Nice arrache la qualification pour les demies à Lorient
-
Coupe de France: L'OM rechute, Toulouse file en demi-finales
-
Wall Street parvient à surmonter les incertitudes liées à la guerre au Moyen-Orient
-
Liban: le chef du Hezbollah défiant, les forces israéliennes avancent dans le sud
-
Argentine: au procès du sous-marin San Juan, les limites d'une vérité engloutie
-
Wall Street se reprend, aidée par une détente des prix du pétrole
-
Chouchou Lazare, le styliste gabonais qui transforme le raphia en trésor de la mode
-
Panne électrique massive à Cuba, déjà en pénurie de carburant
-
La famille d'un homme que Gemini aurait poussé au suicide attaque Google
-
Cuba: les deux tiers de l'île, dont La Havane, sans électricité en raison d'une panne
-
Des oeuvres de Michel-Ange cachées dans une pièce secrète, selon une chercheuse
-
Municipales: débats entre les principaux candidats à Lille et à Rennes, la sécurité sujet central
-
Harvey Weinstein sera rejugé pour viol à partir du 14 avril
-
Royaume-Uni: le conjoint d'une députée Labour parmi trois hommes arrêtés pour espionnage au profit de Pékin
-
La Bourse de Paris termine sur un rebond après deux séances de lourdes pertes
-
Au salon du tourisme à Berlin, les stands orientaux désertés mais confiants
-
Guerre au Moyen-Orient: le Medef inquiet mais ne panique pas
-
L'élévation du niveau des océans pourrait avoir été sous-estimée, révèle une étude
-
Kanye West et son "nazisme décomplexé" pas bienvenu en concert à Marseille
-
Avion de combat européen: le bras de fer Dassault-Airbus met le Scaf en péril
-
Cyclisme: Van Aert pense avoir été victime d'un "sabotage" au GP Samyn
-
La justice reconnaît un "lien direct" entre le cancer du sein d'une infirmière et son travail de nuit
-
Obésité: un accompagnement renforcé désormais remboursé pour certains adultes
-
Procès du sous-marin San Juan en Argentine : "il était en état de naviguer", se défend le principal accusé
-
Pénurie de carburant à Cuba: Air France va suspendre ses vols
-
"Non à la guerre": Pedro Sanchez tient tête à Trump et reçoit le soutien des Européens
-
Adidas sanctionné en Bourse, minimise l'impact du conflit au Moyen-Orient
-
Avant les JO-2028, la Turquie naturalise à tout-va
-
Avec le "Made in Europe", Bruxelles veut accélérer la lutte pour la réindustrialisation
-
France: un mois de février "historique" et "anormalement" chaud et pluvieux
-
Moyen-Orient: l'Europe rebondit après deux séances dans le rouge, le gaz se détend
-
La Chine ouvre sa grand-messe politique annuelle
Les Grecs manifestent leur colère trois ans après une collision ferroviaire meurtrière
La Grèce marque samedi le troisième anniversaire de la collision ferroviaire meurtrière de Tempé, étincelle d'une colère qui ne s'est jamais apaisée depuis, face aux failles de l'enquête judiciaire.
Plus de 70 manifestations sont prévues à travers le pays qui sera en partie à l'arrêt. Aucun train ni ferry ne circulera.
A Athènes, où un rassemblement est prévu en milieu de journée devant le Parlement, les commerçants du centre devraient baisser le rideau en hommage aux 57 morts de cet accident mais aussi en raison des risques d'échauffourées avec la police.
L'an dernier, plus de 300.000 personnes avaient défilé, l'un des plus gros rassemblements en Grèce depuis les grandes manifestations anti-austérité durant la crise financière.
Des violences avaient toutefois émaillé cette commémoration.
L'Association des familles de victimes, qui qualifie cette collision de "crime", a appelé les Grecs à rejoindre les cortèges afin d'appuyer sa demande d'"une véritable justice".
- Méprisés -
Cet accident ferroviaire, le plus meurtrier jamais intervenu en Grèce, est "l'expression d'une politique inhumaine (...) qui engendre et dissimule des crimes", selon elle.
"Au-delà de la douleur due à la perte de nos proches, il y a ce sentiment d'être bafoués, méprisés, et celui (...) que ce crime, comme les autres, sera étouffé", a confié à l'AFP Maria Karystianou, la mère d'une victime qui s'apprête à lancer un parti politique.
"Nous ne voulons pas seulement demeurer un mouvement de protestation", a également expliqué cette pédiatre de 53 ans, avant d'ajouter: "Nous voulons vraiment voir des choses changer en Grèce".
Le 28 février 2023, à 23H22 (21H22 GMT), dans la vallée de Tempé (centre), un train de marchandises entre en collision frontale avec un train convoyant quelque 350 personnes d'Athènes à Thessalonique (nord).
Le choc est brutal. La plupart des victimes sont des étudiants de retour du week-end festif de carnaval.
Et les interrogations fusent aussitôt. Comment deux trains ont-ils pu circuler sur la même voie pendant plus de 10 minutes sans qu'aucun système d'alarme ne soit déclenché?
Les Grecs découvrent alors avec effroi les failles de sécurité de leur réseau ferroviaire, miné par des années de gestion indigente, et des systèmes de signalisation vétustes.
Leur modernisation accuse un retard de plusieurs années malgré l'octroi de fonds européens conséquents et les alertes des syndicats.
- "Assassins!" -
Descendus dans la rue dès le lendemain de la collision, au cri d'"assassins!", les Grecs réclament des comptes à des responsables politiques accusés d'incurie, de corruption et de dissimulation des responsabilités.
Contrit, le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, tout en imputant l'accident à "des erreurs humaines fatales", admet en 2025 "des défaillances chroniques de l'Etat".
Confortablement réélu quatre mois après la catastrophe, le dirigeant conservateur a dû néanmoins affronter deux motions de censure en lien avec cette affaire.
La cheffe du Parquet européen, Laura Kövesi, a assuré que cette collision aurait pu être évitée si le système de signalisation avait été modernisé dans les temps avec les fonds de l'UE.
Ce scandale s'est par la suite doublé d'un fiasco judiciaire.
Deux anciens membres du gouvernement Mitsotakis font l'objet d'une procédure, mais aucun n'a encore comparu devant un tribunal. L'absence de comparution alimente la rancœur dans un pays où la défiance envers les politiques est grande.
Des preuves précieuses ont par ailleurs été perdues quand, quelques jours seulement après la collision, le site a été rasé au bulldozer.
Plusieurs parents de victimes ont également réclamé que des expertises soient menées afin de déterminer si leurs enfants ont été tués par la collision ou par l'incendie qui s'est déclenché par la suite.
Une quarantaine de personnes, dont le chef de gare en poste ce soir-là, doivent être jugés à partir du 23 mars.
Avant les commémorations de samedi, les noms des 57 victimes ont de nouveau été peintes en rouge sur l'esplanade du Parlement, face à la place Syntagma.
C'est sur ces mêmes lieux à Athènes que le père d'une victime avait observé une grève de la faim pendant plus d'un mois l'an dernier.
T.Germann--VB