-
Kiev et Moscou échangent d'ici vendredi 500 prisonniers de guerre, selon le négociateur russe
-
Cuba: le réseau électrique reconnecté après une nouvelle panne
-
F1: premiers éléments de réponse attendus à Melbourne pour le top départ de la saison
-
Nouvelle journée de frappes tous azimuts au Moyen-Orient
-
Guerre au Moyen-Orient: la zone euro sous pression si la hausse des prix d'énergie perdure, selon la Bundesbank
-
Juste "One direction": les fans de Harry Styles se pressent dans la ville d'enfance de la star
-
Affaire Elisa Pilarski: Christophe Ellul assure n'avoir "pas fait d'aveux"
-
L'explosion des smartphones d'occasion, favorisée par une prise de conscience écologique croissante
-
Mort de Nahel Merzouk: le policier auteur du tir sera jugé pour violences et non pour meurtre
-
Cinq choses à savoir sur le nouveau plan quinquennal de la Chine
-
Moyen-Orient: les Bourses en Europe plient face à la hausse des prix de l'énergie, rebond de l'Asie
-
Attaque du Mémorial berlinois de l'Holocauste: un jeune Syrien condamné à 13 ans de prison
-
Jeux paralympiques: Arthur Bauchet, ambition quintuplé
-
Le Sénat américain refuse de limiter les pouvoirs de Trump contre l'Iran
-
Japon: troisième échec du lancement d'une fusée par une start-up
-
En Afghanistan, des manifestations de soutien au gouvernement taliban face au Pakistan
-
Guerre au Moyen-Orient: coup de froid sur le tourisme
-
Les Népalais votent pour une scrutin crucial six mois après le soulèvement de la Génération Z
-
Un retraité ukrainien, dernier habitant d'un immeuble de Kharkiv sous les frappes russes
-
Visite d'un ministre américain au Venezuela, annonciatrice d'une coopération "illimitée"
-
Coupe de France: Pierre Sage retrouve Lyon et les émotions
-
NBA: le Thunder s'impose à New York
-
La guerre au Moyen-Orient s'étend avec des frappes de l'Iran contre des groupes kurdes
-
Avant les Oscars, le cinéaste derrière "Arco" livre un vibrant plaidoyer contre l'IA
-
Législatives en Colombie : sans sièges réservés, les ex-Farc reconvertis en parti politique jouent leur survie
-
Népal: jour de scrutin, six mois après le soulèvement de la Génération Z
-
Pégases: derrière l'évidence "Clair Obscur", une fête en demi-teinte pour le jeu vidéo français
-
Attaque du Mémorial berlinois de l'Holocauste: un jeune Syrien fixé sur son sort jeudi
-
Google lance un centre d'IA en Allemagne, qui tente de rester dans la course
-
La Chine prévoit un nouveau coup de frein sur sa croissance
-
Kim Jong Un affirme équiper sa marine d'armes nucléaires
-
Népal: jour de scrutin crucial, six mois après le soulèvement de la Génération Z
-
Angleterre: Manchester City perd du terrain, Chelsea s'éclate
-
Le Brésil ratifie l'accord commercial UE-Mercosur
-
Coupe de France: Nice arrache la qualification pour les demies à Lorient
-
Coupe de France: L'OM rechute, Toulouse file en demi-finales
-
Wall Street parvient à surmonter les incertitudes liées à la guerre au Moyen-Orient
-
Liban: le chef du Hezbollah défiant, les forces israéliennes avancent dans le sud
-
Argentine: au procès du sous-marin San Juan, les limites d'une vérité engloutie
-
Wall Street se reprend, aidée par une détente des prix du pétrole
-
Chouchou Lazare, le styliste gabonais qui transforme le raphia en trésor de la mode
-
Panne électrique massive à Cuba, déjà en pénurie de carburant
-
La famille d'un homme que Gemini aurait poussé au suicide attaque Google
-
Cuba: les deux tiers de l'île, dont La Havane, sans électricité en raison d'une panne
-
Des oeuvres de Michel-Ange cachées dans une pièce secrète, selon une chercheuse
-
Municipales: débats entre les principaux candidats à Lille et à Rennes, la sécurité sujet central
-
Harvey Weinstein sera rejugé pour viol à partir du 14 avril
-
Royaume-Uni: le conjoint d'une députée Labour parmi trois hommes arrêtés pour espionnage au profit de Pékin
-
La Bourse de Paris termine sur un rebond après deux séances de lourdes pertes
-
Au salon du tourisme à Berlin, les stands orientaux désertés mais confiants
Milei sur le point de faire adopter sa réforme clef du travail, malgré la rue
A l'aube de sa troisième année de mandat, le président ultralibéral argentin Javier Milei s'apprête à voir adopter une réforme clef à ses yeux sur la législation du travail, un texte clivant et aux effets incertains sur l'emploi.
Débat et vote à l'intérieur du Sénat, risque réel de nouveaux heurts au dehors: pour la troisième fois en trois semaines, la place du Parlement à Buenos Aires devrait voir vendredi un massif déploiement policier, face à une manifestation des syndicats les plus combatifs, et de partis de la gauche radicale.
Mais sauf revirement inattendu, les sénateurs devraient ratifier la loi dite de "modernisation du travail" - de "précarisation", rétorquent les syndicats.
Quelques concessions de l'exécutif, comme sur les contributions patronales à la couverture santé ou les indemnités pour arrêts-maladie, ont fini par assurer au texte un soutien parlementaire au-delà du seul parti libertarien miléiste, La Libertad Avanza.
La grande centrale syndicale CGT elle-même considère la partie perdue. Ses mobilisations et sa grève générale du 19 février "n'ont pas suffi" à convaincre les parlementaires de voter contre la réforme, a déploré cette semaine son co-secrétaire général Jorge Sola.
Le prochain match se jouera donc en justice. "Ce qu'il nous reste, c'est interpeller le pouvoir judiciaire pour qu'il constate l'inconstitutionnalité de cette loi", a-t-il déclaré mercredi, annonçant pour lundi une saisine de la justice, ainsi qu'une nouvelle manifestation ce jour-là.
Entre autres points hautement contestés, la réforme facilite les licenciements, réduit le barème d'indemnités, rend possible l'extension de la journée de travail (à 12 heures), limite de facto le droit de grève en élargissant les services dits "essentiels" et autorise le fractionnement des congés.
Pour Javier Milei, sa réforme "structurelle", totem de déréglementation, vise "à en finir avec plus de 70 ans de retard dans les relations de travail". Et à créer "un environnement qui facilite l'embauche, stimule l'investissement et permet à l'emploi déclaré de se développer", dans un pays où 43% de l'emploi était informel fin 2025, encore un peu plus qu'en 2024.
- Pas d'embauches prévues -
Si le patronat, à l'instar du président de l'Union industrielle (UIA) Martin Rappallini, salue un texte qui combat la judiciarisation à outrance du monde du travail, "problème structurel dissuasif", il met aussi en garde: "la création d'emplois dépend de nombreux facteurs et ne se résout pas uniquement par une loi".
De fait, un rapport de l'Institut de la statistique (Indec) sur l'humeur des entreprises suggère que la réforme n'aura guère d'effet sur l'emploi à court terme. Dans l'industrie, 80% d'entre elles disent n'avoir aucun projet d'embauche dans les trois mois à venir, et 15% prévoient même une diminution d'effectifs.
Ce qui, et de loin, alarme le plus les entreprises, appuie l'enquête, c'est la demande interne insuffisante. Ceci traduit ce que les indicateurs attestent depuis des mois: un pouvoir d'achat en berne et une consommation anémiée, revers de la médaille de l'austérité budgétaire façon Milei, qui lui a permis de dompter l'inflation, ramenée en deux ans de 150% à 32% en interannuel.
Annoncé mardi, le rebond de la croissance argentine en 2025 (+4,4%) venant après la contraction de 2024 (-1,8%), ne dit pas autre chose: l'économie a été tirée par le secteur agraire (+32%), les mines, les services financiers, mais industrie (-3,9%) et commerce (-1,3%) sont sinistrés.
Près de 300.000 emplois ont été perdus, secteurs public et privé confondus, en deux ans de présidence de Javier Milei, qui se revendique anarcho-capitaliste.
En attendant un éventuel impact sur l'emploi, Javier Milei entend bien exhiber dès dimanche, lors de son discours annuel au Parlement, le trophée d'une loi travail adoptée. Qui plus que tout traduirait un rapport de force qui a évolué en sa faveur, depuis sa victoire aux législatives de mi-mandat en octobre dernier.
B.Baumann--VB