-
Les marchés européens prêts à bondir à leur tour, poussés par des espoirs de paix
-
En Somalie, l'angoisse des déplacés par la sécheresse sans aide humanitaire
-
Léon XIV, une année de retenue rattrapée par la crise avec Trump
-
Ligue des champions: Bayern-PSG, le retour des artistes pour une place en finale
-
Les banques européennes engrangent les bénéfices malgré la guerre
-
NBA: le Thunder tranquille contre les Lakers, Detroit domine Cleveland
-
L'icône britannique David Attenborough, la voix de la nature, fête ses 100 ans
-
Royaume-Uni: Reform UK prêt à de nouveaux gains aux élections locales
-
La guerre en Iran ébranle le pôle industriel bien huilé de la Chine
-
Avantage Rubio ? Le possible duel avec Vance pour la Maison Blanche se précise
-
Bouteilles, fruits et légumes emballés... le plastique toujours "omniprésent" en grandes surfaces
-
Avec le retour de la Russie, la Biennale de Venise ouvre dans un climat sulfureux
-
Ligue des champions: entre le Bayern et le PSG, de la magie pour une finale
-
Brésil: un adolescent ouvre le feu dans une école et tue deux membres du personnel
-
Trump suspend son opération d'escorte de navires à Ormuz, dans l'espoir d'un accord avec l'Iran
-
Ukraine: plus de 20 morts dans des frappes russes à quelques heures d'une potentielle trêve
-
Promesses d'IA non tenues : Apple accepte de payer 250 millions de dollars
-
Ligue des champions: le nouveau rêve brisé de Griezmann
-
Ligue des champions: Arsenal de retour en finale, 20 ans après
-
Moyen-Orient: l'optimisme des investisseurs fait grimper les Bourses, le pétrole se replie
-
Nouveaux records à Wall Street, la tension retombe avec les prix du pétrole
-
De Beyoncé aux stars légendaires: cinq temps forts d'un Met Gala apolitique
-
Amazon annonce qu'il va investir plus de 15 milliards d'euros en France sur trois ans
-
Royaume-Uni: mobilisation syndicale chez Google DeepMind face à l'usage militaire de l'IA
-
Terres rares: un "plan de résilience" face au monopole chinois
-
Royaume-Uni: Pornhub rouvre l'accès aux possesseurs d'iPhones
-
L'acteur américain John Malkovich obtient la nationalité croate
-
Emmanuel Moulin, un techno sarko-macroniste qui convoite la Banque de France
-
Carburant: TotalEnergies menace d'arrêter son plafonnement en cas de taxe sur les "superprofits"
-
Emmanuel Moulin proposé sans surprise pour prendre la tête de la Banque de France
-
Foyer d'hantavirus dans un bateau de croisière: trois cas suspects bientôt évacués au Cap-Vert
-
Soustractions aux obligations parentales: Adriana Karembeu, entendue, porte plainte à son tour
-
Le Burkina interdit la diffusion de TV5 Monde pour "désinformation" et "apologie du terrorisme"
-
Les Rolling Stones sortiront le 10 juillet "Foreign Tongues", leur nouvel album
-
Voiture-bélier en Allemagne : le suspect interné en psychiatrie
-
La Bourse de Paris termine dans le vert grâce à une détente des prix du pétrole
-
Macron propose de nommer Emmanuel Moulin, ex-secretaire général de l'Elysée, comme gouverneur de la Banque de France
-
Unicredit lance une offre d'achat patiente sur Commerzbank
-
Les Bourses européennes terminent dans le vert, sauf Londres
-
Iran: Narges Mohammadi "entre la vie et la mort", selon son avocate
-
Foyer d'hantavirus, un bateau de croisière toujours en quête d'un port d'accueil
-
Wall Street repart de l'avant, l'optimisme règne
-
Macron et Pachinian scellent un accord renforçant les liens entre Paris et Erevan
-
Foot: la Premier League, royaume enchanté mais aux finances abimées
-
En Roumanie, le parlement renverse le Premier ministre pro-UE Ilie Bolojan
-
Israël: la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" prolongée jusqu'à dimanche
-
L'Académie de médecine recommande l'obligation vaccinale contre la grippe pour les soignants
-
Mort de l'actrice Chantal Nobel, star des années 1980 au destin brisé
-
Christophe Gleizes, détenu en Algérie, renonce à son pourvoi en cassation pour une possible grâce
-
Économies, neutralité, retour du politique : ce que propose Charles Alloncle dans son rapport
Argentine: grève générale contre la réforme du travail de Milei, fort suivi revendiqué
Gares et arrêts de bus vides, plus de 250 vols annulés, manifestation sous surveillance : le président argentin Javier Milei fait face jeudi à la quatrième grève générale de son mandat, une mobilisation très suivie selon les syndicats, contre une réforme de dérégulation du travail qui pourtant progresse au Parlement.
Depuis minuit (03H00 GMT), transports, banques, usines ou fonction publique attestaient à Buenos Aires d'une journée au ralenti, à défaut de paralysie.
Le matin à l'heure de pointe normale, la capitale offrait une image contrastée: trafic de voitures bien plus dense qu'a l'accoutumée, mais des arrêts de bus, d'habitude bondés, quasi vides, malgré quelques bus.
"Je vais travailler parce que j’ai peur de perdre mon emploi, mais je n’arrive pas à me déplacer, je vais devoir y aller à pied", se résigne Nora Benitez, infirmière de 46 ans, à cinq kilomètres de son lieu de travail.
- Suivi "impressionant" -
La CGT (péroniste, centre gauche), plus grande centrale syndicale du pays, à l'origine de la grève, a revendiqué un suivi "très important".
"Le niveau de suivi, d'accompagnement est impressionnant", a affirmé sur Radio con Vos Jorge Sola, son co-secrétaire général. Une grève aux "niveaux de suivi comme il n'y en a jamais eu sous ce gouvernement", a-t-il insisté.
Une très grande majorité des commerces sont restés ouverts, quelques-uns toutefois privés d'employés retenus faute de transport, a constaté l'AFP.
Dans l'air flottaient des relents d'ordures amoncelées dans la chaleur de l'été austral, faute de ramassage depuis la veille.
A Aeroparque, aéroport central de la capitale, des voyageurs scrutaient les panneaux bardés du rouge des vols annulés. Aerolineas Argentinas a annoncé suspendre 255 vols, affectant 31.000 passagers.
La grève illustre un regain de tension sociale, quatre mois après le succès électoral de l'ultralibéral Javier Milei, sorti renforcé des législatives de mi-mandat. Elle vise la réforme du travail, projet-clef de sa deuxième moitié de mandat, dont débat jeudi la Chambre des députés.
La réforme facilite notamment les licenciements, réduit le barème d'indemnités, rend possible l'extension de la journée de travail (8 à 12 heures), étend les services dits "essentiels" en cas de grève, autorise le fractionnement des congés.
- "Modernisation" vs "précarisation" -
Pour l'exécutif, cette "modernisation du travail" (nom du projet de loi) doit permettre de doper l'embauche dans une économie à plus de 40% d'emploi informel. Notamment en freinant ce que le gouvernement dénonce comme "l'industrie des procès", une judiciarisation à outrance du monde du travail.
"Pas une modernisation, une précarisation", rétorque la CGT, dénonçant une loi "régressive".
Pour autant, le projet de loi avance: il a été approuvé la semaine dernière au Sénat, moyennant quelques compromis de l'exécutif - notamment sur les cotisations patronales à la couverture santé.
Et le gouvernement est confiant dans le feu vert des députés, après une nouvelle concession, l'abandon d'indemnités dégressives pour longs arrêts maladie. S'il est approuvé, le texte devra repasser une dernière fois au Sénat pour avaliser ces changements.
La CGT n'a pas appelé à manifester jeudi, contrairement à plusieurs syndicats et des petits partis ou mouvements de gauche radicale.
Plusieurs colonnes, éparses, ont convergé ainsi en début d'après-midi vers le parlement, alors que débutait le débat des députés, a constaté l'AFP.
"On est venu apporter notre grain de sable, contre une réforme, qui non seulement n'est pas bonne pour créér de l'emploi, comme ils disent, mais aggrave la situation et donne davantage à ceux qui ont", pestait dans un cortège Amilcar La Cueva, métallurgiste de 53 ans.
Une manifestation il y a huit, au moment du débat au Sénat sur cette loi, avait donné lieu à de brefs mais violents heurts entre petits groupes de manifestants et police, jets de pierres et cocktails Molotov contre gaz lacrymogènes, balles en caoutchouc.
Un dispositif policier massif était présent jeudi aux abords du Parlement.
Javier Milei, lui, loin de la grève et d'éventuelles tensions, assistait jeudi à Washingon, à la première réunion du "Conseil de paix" de son allié Donald Trump.
Au pouvoir depuis décembre 2023, il a enregistré un succès macro-économique majeur en maîtrisant l'inflation, ramenée de plus de 150% à 32%, en interannuel. Mais aux prix d'une austérité budgétaire, de coupes dans l'emploi public, qui ont anémié consommation et activité. En deux ans, près de 300.000 emplois ont été perdus, publics et privés confondus.
N.Schaad--VB